Retranscription des premières minutes :
- Évolise, la solution de gestion et de facturation pour les TPE-PME présente Sud Radio, c'est bon à savoir.
- Sud Radio, c'est bon à savoir. Vous connaissez la chanson, les antibiotiques, c'est pas automatique.
- Et pourtant, en maintenant, la consommation d'antibiotiques en France a augmenté de près de 6%.
- Alors, est-ce qu'on en consomme trop et quels sont les risques ? Pour y répondre, j'ai le plaisir d'accueillir le docteur Jean-Paul Hamon. Bonjour docteur.
- Bonjour.
- Bonjour. Président d'honneur de la Fédération des médecins de France, merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
- C'est Santé publique France qui tire la sonnette d'alarme.
- Pourquoi, selon vous, la consommation d'antibiotiques est en hausse ? Comment on pourrait l'expliquer ça, docteur ? Bon, écoutez, la chasse aux médecins généralistes est ouverte. Après les arrêts de travail, voilà les antibiotiques.
- La caisse d'assurance maladie sort des chiffres sans distinguer les prescriptions faites en téléconsultation par des médecins qui ne peuvent pas examiner les patients.
- Il y a encore moins à faire de tests. Je vois passer des ordonnances faites en téléconsultation qui comportent systématiquement des antibiotiques. Alors la caisse ferait mieux d'embaucher des communicants que des compteurs de boîte. Parce que la dernière campagne efficace, les antibiotiques, c'est pas automatique, vous venez d'en parler, avait associé à la fois une communication vers le public et des moyens pour les médecins avec la mise à disposition de tests. Alors que depuis septembre, les médecins qui avaient à leur disposition des tests grippe, Covid et VRS sont dégermés, obligés de les acheter.
- Moi, j'ai acheté une boîte de 10 tests pour adapter aux enfants. 67 euros la boîte de 10.
- Si je répercute le prix du test de 6,70 euros sur le prix de ma consultation, je vais encore me faire traiter d'escroc à soiffé de pognon par la sécu.
- Et les tests chinois à 1,10 euros sont nettement moins agréables pour le patient.
- Donc ces tests sont pourtant indispensables pour donner des arguments aux médecins pour éviter la prescription d'antibiotiques.
- Oui, la prescription d'antibiotiques augmente, mais il serait temps de refaire cette campagne qui avait été particulièrement efficace et de donner les moyens techniques aux médecins.
- On a peut-être les patients aussi qui, je ne sais pas si c'est votre cas, mais qui mettent un peu la pression sur leurs médecins pour obtenir une ordonnance d'antibiotiques. Je ne sais pas, c'est ce que vous constatez ou pas vous-même, Jean-Paul ? Non, mais ça, ça a toujours été. Mais je peux vous dire que quand vous faites un test aux patients, que ce soit un test d'angine ou un test de grippe Covid...
- Il est remboursé, le test ? Le test d'angine, non, c'est ça ? Non, non, mais le test d'angine, nous, personnellement, on le fait systématiquement.
- La caisse d'assurance maladie continue de nous les fournir.
- Et c'est vrai que le test d'angine donne des arguments supplémentaires aux médecins pour ne pas prescrire d'antibiotiques, encore que ça ne teste que le streptococque.
- Donc on peut très bien avoir un test négatif et quand même donner des antibiotiques, parce que ce n'est pas toujours le streptococque qui est responsable d'une angine.
- Mais quand on a des tests, effectivement, à notre disposition, parce qu'il n'y a pas que les tests d'angine, il y a le grippe, il y a le Covid, il y a l'IRS.
- Donc tout ça, ça donne des arguments aux médecins pour dire aux patients, écoutez, non, là, ça, ça va, c'est un virus.
- Vous allez vous nettoyer le nez, je vais vous filer un petit peu de paracétamol, vous allez rester au chaud, etc.
- Portez un masque, lavez-vous les mains, etc. pour ne pas contaminer l'entourage.
- Et puis ça, ça va aller.
- Mais c'est vrai qu'il y a de la pression des patients pour prescrire des antibiotiques.
- Mais c'est pas...
- Alors, si on donne des arguments, si on donne des arguments techniques aux médecins pour justement éviter cette prescription, ça ira mieux.
- Donc, mais là, ce gouvernement...
- L'argument, c'est que trop consommer d'antibiotiques, vous le savez, on favorise le développement de bactéries qui seront résistantes à ces antibiotiques.
- Mais bien évidemment, mais on a besoin, on a besoin de refaire...
- Écoutez,...
Transcription générée par IA