Retranscription des premières minutes :
- Evoliz, la solution de gestion et de facturation pour les TPE-PME présente Sud Radio, c'est bon à savoir.
- Sud Radio, c'est bon à savoir à 6h48, une prouesse médicale qui pourrait permettre à des seniors de retrouver la vue.
- Elle concerne tous ceux qui souffrent de DMLA, une maladie qui concerne 1,5 million de Français qui rend progressivement aveugles.
- Pour tout comprendre à cette innovation, je reçois un ophtalmologue, le docteur François Pelen.
- Bonjour docteur.
- Bonjour.
- Et bienvenue sur Sud Radio.
- La prouesse dont on parle ici est rendue possible grâce à un implant.
- Concrètement, expliquez-nous comment il fonctionne ce dispositif ? En effet, c'est un implant sous-rétinien, c'est-à-dire sous la rétine, qui est la partie qui permet de voir dans l'œil.
- Vous avez une caméra qui capte l'image et ensuite cette image est transformée en lumière infrarouge.
- Cette lumière infrarouge est envoyée sur la rétine et elle arrive sur l'implant qui renvoie cette image à partir des cellules rétiniennes vers des fibres optiques et ensuite vers le cerveau.
- Ça veut dire que grâce à un tel dispositif, une personne qui souffre de DMLA peut retrouver la vue intégralement ou pas ? Non, elle retrouve une certaine vue qui n'est pas celle qu'elle avait avant.
- Mais quand on part de zéro, qu'on ne voit plus rien, évidemment c'est extraordinaire de pouvoir relire par exemple un article dans un journal.
- Oui, ça change forcément le quotidien de ces personnes.
- Cette innovation a fait l'objet d'un essai européen, 38 volontaires seulement ont pu dire l'ont testé.
- En tout cas, 80% retrouvaient une partie de leur capacité visuelle.
- Est-ce qu'on peut parler d'une forme de révolution ici dans le traitement de cette maladie ? C'est une révolution qu'on connaissait parce qu'il faut dire que cette innovation au début a été développée en France à l'Institut de la Vision sous l'égide du professeur Sahel.
- Ensuite, c'est une société américaine qui a pris le relais et qui a continué les essais les plus coûteux.
- Est-ce que ce n'était pas possible de le faire en France, de le poursuivre en France ? Ça aurait sûrement été possible sauf que ça ne s'est pas passé comme ça.
- C'est-à-dire qu'on n'a pas mis les moyens ? Une société américaine a repris les travaux.
- Cette prouesse médicale, elle concerne uniquement les patients qui souffrent d'une DMLA de type sèche.
- C'est la forme la plus courante, c'est ça ? Ce qui est intéressant, c'est qu'il n'y avait pas de traitement pour la DMLA.
- Il y a deux formes de DMLA.
- Il y a la forme sèche qui est cicatricielle et puis la forme humide qui est des vaisseaux qui se développent anarchiquement.
- Sur la forme humide, il y a des traitements médicaux, des médicaments qu'on injecte dans l'œil, alors que dans la forme sèche, il n'y avait rien.
- Donc évidemment, c'est fantastique de pouvoir avoir quelque chose maintenant pour la forme sèche, sachant que par ailleurs, il y a des développements de médicaments pour cette forme sèche également.
- Alors, ce n'est pas pour tout de suite.
- On parle tout de même d'une commercialisation pour 2026-2027, donc ça pourrait aller vite.
- Est-ce qu'on peut imaginer que rapidement, tous les malades auront accès à cette technologie-là ou est-ce que ça va prendre du temps ? Personnellement, je pense que ça va quand même prendre du temps, que c'est quand même compliqué et que par ailleurs, comme je vous le disais, il peut y avoir des médicaments qui arrivent sur le marché et qui viennent changer l'évolution de cette pathologie.
- Mais pour ceux qui ont perdu la vue et qui ont cette forme sèche, ça sera une possibilité qui, à mon avis, va se développer rapidement ensuite.
- Alors, la DMLA, dégénérescence maculaire liée à l'âge, est-ce qu'en préventif, on peut faire quelque chose justement pour peut-être ralentir cette maladie ? Alors d'abord, il faut savoir que c'est très lié à l'âge.
- C'est une maladie dégénérative.
- Et par exemple, à 50-55 ans, c'est 1%.
- À 65-75 ans, c'est...
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