Retranscription des premières minutes :
- « Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Maxime Liedot. » Et à la une de Sud Radio ce matin à 7h12, l'interdiction d'une messe et des festivités de Noël qui crispent une campagne municipale.
- Bonjour Jean-Charles Lefebvre.
- « Bonjour. » Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes, contrairement à ce que j'ai pu annoncer, non pas candidat bien sûr aux municipales et à la mairie de Paris, mais bien à la charmante ville d'Avrechy, membre de l'opposition et organisateur des festivités de Noël.
- Donc qu'est-ce qui se passe ? Cette année, il n'y aura quoi ? Ni crèche, ni messe, ni même messe de Noël dans l'église d'Avrechy ? Alors effectivement, cette année, il n'y aura visiblement, et j'attends le retour de Mgr Benoît Gonin sur ce sujet.
- Donc effectivement, pour le moment, il n'y aura malheureusement pas, et au grand désarroi de ma communauté chrétienne, des bénévoles et même...
- des gens qui peuvent être athées, puisque c'est un événement majeur qui est organisé par mes soins et par mes bénévoles depuis maintenant plusieurs années, depuis quatre ans exactement. Mais bon, on respecte cette décision, et puis on a beaucoup d'autres choses à proposer, comme chaque année, aux membres et aux habitants de notre petit village, 1150 ou 1200 habitants. Oui, ce n'est pas la mairie de Paris, effectivement.
- Mais Jean-Jacques...
- Jean-Charles Lefebvre, expliquez-nous précisément pourquoi ces festivités de Noël, dont vous étiez à l'origine, sont en voie d'être annulées.
- Écoutez, pourquoi... Je n'ai pas de commentaire à faire sur le pourquoi. Moi, c'est une décision que je respecte. Voilà, c'est le choix du presse.
- Expliquez-nous ce qui a été invoqué, parce qu'en réalité, pour que les auditeurs comprennent bien, expliquez-nous pourquoi on vous a convoqué en vous disant peut-être que cette année, ça n'aura pas lieu.
- Bon... Peut-être parce que...
- Le père Jean-Frédéric Plateau, qui est le curé de paroisse, pense qu'il y a un mélange des genres. C'est pas ce que je pense. Là, aujourd'hui...
- Il vous reproche, pour être très clair, Jean-Charles Lefebvre, pour qu'on comprenne bien, il vous reproche d'avoir été et l'organisateur et désormais candidat à la municipalité, et de dire qu'il y a un mélange des genres. Tu profites des festivités de Noël pour faire ta campagne. C'est un peu ça.
- Je vais vous dire, ça fait 6 ans que je suis candidat à ma réélection, monsieur. Donc je comprends pas vraiment, mais je respecte ce choix.
- Mais donc en réalité, c'est quand même intéressant. Est-ce que ça veut dire que pour vous, c'est quoi ? C'est le principe de laïcité qui, là, est un peu dévoyé ? On essaye d'en faire un peu des caisses autour de ça ? Je comprends pas vraiment la position du prêtre, comme je vous ai dit. Maintenant... Et il faut le rappeler, pour ceux qui peuvent un petit peu confondre les genres, chose que moi, je ne confonds pas.
- Je sais faire largement la part des choses.
- Surtout quand on voit tout ce que je peux...
- Je peux organiser avec mes bénévoles sur le village. C'est que oui, la France est chrétienne. La République est laïque. Il faut pas tout mélanger.
- Je n'ai jamais rien mélangé au sein des festivités chrétiennes de mon village, ni même jamais estampillé de mon nom quelque activité que ce soit au sein de notre Église.
- C'est pas le lieu. C'est un lieu de rassemblement, un lieu de foi. Donc je ne mélange pas. Il faut pas mélanger.
- Mais c'est quand même très intéressant, ce que vous dit Jean-Charles Lefebvre ce matin.
- Ça veut dire que d'une certaine manière, on essaye de faire croire que la fameuse France de tradition un peu chrétienne, on essaye un peu de la gommer.
- Les gens qui veulent essayer de gommer quoi que ce soit, je trouve ça dommage, parce que Noël rassemble vraiment toutes les confessions.
- Moi, j'ai des amis de toutes confessions qui fêtent Noël. Donc Noël, c'est avant tout...
- Et qui aimaient peut-être aller à la messe du 25 décembre.
- Comment ? Et qui aimaient peut-être, en étant totalement athées ou qui n'étaient pas forcément chrétiens, aller quand même à la messe du 25 décembre.
- Mais j'ai des personnes...
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