Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Maxime Liedot.
- Il est 7h12 sur Sud Radio et à la une ce matin, ce qui se passe du côté de Marseille.
- Bonjour Mohamed Benmedour.
- Bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
- Vous êtes médiateur dans les quartiers nord de Marseille, suite à la visite hier de plusieurs ministres, notamment celui de l'Intérieur et de la Justice.
- Il faut quand même constater que cela fait des années que vous travaillez à Marseille et que vous avez essayé de prendre le problème à bras-le-corps, notamment auprès des plus jeunes.
- Mais d'abord, cette visite hier, Gérald Darmanin, Laurent Nunes, qui était présent dans la cité fosséenne, ça n'était pas la première fois.
- Est-ce que vous avez quand même senti hier que ce déplacement était peut-être un peu différent des autres ? Personnellement, je ne pense pas qu'il a été différent des autres.
- Il a été plus marquant, certes, suite à l'actualité.
- Ça, c'est vrai.
- Mais on en est au...
- au énième déplacement de ministres dans la cité fosséenne, suite à des drames.
- Donc, on a eu Sokaïna, on a eu Rayan, on a eu Kauter, on a eu Nassim.
- Qu'est-ce qui change ? Qu'est-ce qui change ? On a encore un innocent de plus.
- Et les ministres sont certes venus à Marseille avec plus ou moins des propositions.
- Mais le plus important, est-ce qu'ils sont venus avec les mains vides ? On nous dit que le budget, les budgets de l'État sont en baisse.
- Que les caisses de l'État sont vides.
- Alors, que peuvent-ils faire de plus ? Parce que s'il faudrait qu'ils fassent des propositions plus ou moins, on va dire, abordables pour la ville de Marseille et pragmatiques, il faudrait des moyens.
- Il faudrait déjà un budget.
- Il faudrait des moyens conséquents en termes de moyens humains, matériels et une vraie concertation avec nous.
- Mais donc, ça veut dire que quand je vous écoute, pardonnez-moi Mohamed Benmedour, c'est qu'en réalité, quoi, les ministres...
- D'une certaine manière, sont venus pour rien.
- C'était une visite d'affichage hier à Marseille.
- C'est plus ou moins.
- Ils n'ont pas fait de propositions, on va dire, concrètes à mes yeux.
- Parce qu'ils n'ont pas les moyens, il faut le dire.
- C'est le problème, là, carrément, pour pouvoir agir en conséquence.
- Il est budgétaire parce qu'il faudrait un renfort conséquent de policiers.
- Les policiers se plaignent de ne pas pouvoir travailler dans de bonnes conditions, de ne pas avoir les moyens.
- Puis nous aussi, les éducateurs, on a une baisse de subventions qui est conséquente.
- On n'a pas assez de moyens.
- On n'est pas, en termes humains aussi, on a le même problème que les policiers.
- Le même problème, pardon.
- On n'est pas assez nombreux.
- Il faudrait occuper le terrain.
- La seule solution à l'heure actuelle à Marseille, ça serait d'occuper le terrain.
- Tout le monde le dit à l'époque, la police de proximité a lâché le terrain.
- Malheureusement, ce sont d'autres personnes qui ont...
- Ils ont récupéré le terrain.
- Et on va voir d'ailleurs comment ça se concrétise, en tout cas, ces annonces dans les prochains jours et les prochaines semaines.
- Hier, quand même, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a repris les termes de crimes d'intimidation, je cite.
- Est-ce que depuis une semaine, ça veut dire que peut-être contrairement aux autres règlements de comptes, la peur a officiellement gagné les rues de Marseille ? Est-ce que c'est ce que vous voyez, vous ? Déjà, pour commencer, ce n'est pas un règlement de comptes parce que ce n'est pas un compte réglé en interne au milieu.
- C'est un autre règlement de comptes qu'on a pu voir.
- Médié est une victime, elle connaît le service de police.
- Mais là, c'est vrai qu'il y a ce meurtre, je vous le dis, il a semé l'effroi, la peur et la terreur à Marseille.
- Plus personne n'ose parler, tout le monde est dans la psychose et les gens se disent que peut-être un de leurs proches peut être touché du jour au lendemain parce qu'ils ont milité, parce qu'ils ont ouvert leur bouche.
- Et donc, c'est vrai que ça fait peur, ça c'est sûr.
- Merci.
- Et vous sentez, et le mot...
Transcription générée par IA