Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, ça va mieux en le disant, Jean Dorido.
- Jean, bonjour.
- Bonjour Jean-François, bonjour à tous.
- Je l'ai annoncé tout à l'heure, vous allez nous évoquer les manifestations, les colères lycéennes, nos jeunes sont-ils en burn-out ? Vous êtes docteur en psychologie, faut-il le rappeler, créateur du site hypnoseparis.com.
- Il y a eu, Jean, les violences du 17 octobre, c'est 70 000 policiers et gendarmes mobilisés la semaine dernière, comme aujourd'hui d'ailleurs, cette nouvelle journée de manifestation.
- Ils sont en burn-out, les jeunes ou pas ? Vous posez une très bonne question, Jean-François, comme toujours.
- Et l'avis de l'INSERM, l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale sur le sujet, c'est un grand oui.
- Car cet institut mène depuis 2024 une étude au long cours sur la santé mentale de nos jeunes.
- Et l'INSERM observe que seule la moitié des jeunes de 11 à 24 ans déclarent se sentir bien, tandis qu'un tiers présente un risque de détresse.
- Sanctio-dépressive à l'origine de ce malaise, Jean-François, une compétition scolaire permanente qui épuise littéralement nos jeunes.
- Écoutez typiquement cette journaliste du magazine L'Étudiant qui détaille les réponses des lycéens lorsque vous leur demandez ce qui pèse sur leur morale.
- La première réponse, c'est la scolarité.
- Près de 9 jeunes sur 10 ressentent une pression à la réussite.
- Et quand on parle avec les lycéens d'ailleurs, deux sujets reviennent souvent, le contrôle continu et parcours su.
- D'accord, Jean, ok.
- Mais alors comment est-ce que l'on passe de l'épuisement à la mobilisation collective ? Eh bien alors Jean-François, le point de bascule en réalité, c'est le passage d'une situation qui est vécue comme individuelle à la prise de conscience que cette réalité est vécue par beaucoup d'autres jeunes.
- Et la communication, les échanges dans la vraie vie comme sur les réseaux sociaux viennent cimenter un groupe qui redonne alors de l'énergie assez bien connue, l'union fait la force.
- Et c'est alors que la mobilisation, l'action collective devient possible.
- D'ailleurs, vous l'avez dit en lancement, comme pour le pire, puisqu'on a vu, c'est vrai, le 17 octobre, des casseurs qui profitent opportunément de ces revendications et de ces colères légitimes pour se livrer à leurs méfaits.
- Alors les manifestations d'aujourd'hui présentent, c'est vrai, un risque supplémentaire qui tient tout simplement à la date.
- Nous sommes le 31 octobre, veille de Toussaint, soir d'Halloween.
- De nombreux appels à la violence circulent depuis un certain temps sur les réseaux.
- Les risques que certains rassemblements dégénèrent sont élevés.
- Fatigue des manifestants et des forces de l'ordre.
- Hors public, possiblement masqués.
- Nuit qui tombe de plus en plus tôt.
- La journée est, c'est un fait, à Auric.
- Et écoutez sur ce sujet l'intervention d'un policier sur le compte Instagram de la police nationale.
- Pour Halloween, certains ont prévu de faire la fête, d'autres appellent à tout casser.
- Depuis plusieurs jours, des vidéos circulent sur les réseaux sociaux pour encourager des rassemblements.
- Et pour certains, inciter à commettre des violences, des dégradations et des pillages ce samedi 31 octobre.
- Mais alors Jean, comment faire pour permettre aux jeunes de manifester, leur permettre aussi de s'amuser, pour Halloween, sans que ça ne bascule dans les meutes ? Et bien alors c'est précisément, Jean-François, la quadrature du cercle.
- Néanmoins, il faut retenir que le défi n'est pas impossible à relever.
- Les manifestations de la semaine dernière se sont pour la plupart déroulées correctement.
- Rien de comparable avec le déferlement de violences du 17 octobre.
- Plus l'encadrement de chaque défilé sera clair, assuré par des personnes responsables et bien identifiées, plus l'ensemble se déroulera sans heurts.
- On ne peut évidemment que souhaiter que cette soirée d'Halloween reste avant tout une occasion de se faire peur.
- Pour rire et de faire la fête sans violences et sans casse.
- Ben oui, c'est l'exorciste ça, Jean Dorido.
- Eh ben oui, bien sûr.
- Je ne me rappelle plus qui a fait ça, c'est Tubular Bell, c'est ça, voilà.
- Film de William Freaking.
- Ah oui, la musique.
- Ah oui, très bon.
- William Freaking, 73. Vous l'avez vu à l'époque, vous, évidemment.
- Merci Jean Dorido. Je rappelle votre livre, Pratiquer l'auto-hypnose au quotidien, cher Interédition.
- Et à la semaine prochaine, Jean.
- Avec joie, Jean-François,...
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