Retranscription des premières minutes :
- Bonjour à tous, nous allons passer ces deux heures ensemble sur Sud Radio.
- Alors c'est une rencontre, il y a quelques jours, qui m'a donné envie d'aborder ce sujet.
- D'autant plus que ce jour-là, j'étais déjà avec Vincent Hupertan, urologue et également sexologue.
- Il m'a confirmé que c'était un sujet qui touchait plus d'hommes qu'on ne pourrait l'imaginer.
- Alors j'ai cherché, je n'ai pas trouvé le pourcentage d'hommes touchés par ce symptôme.
- En même temps, l'anéjaculation, elle peut être transitoire, elle n'est pas forcément définitive.
- Elle peut également toucher des jeunes hommes qui n'osent pas trop se masturber.
- C'était en tout cas le cas de cet homme qui nous racontait qu'il avait mis des années avant de se rendre compte que son érection, on pouvait s'en servir.
- Et puis, il y a aussi des hommes qui ont pourtant des orgasmes, mais qui n'éjaculent pas parce qu'ils ont pratiqué ce qu'on appelle le tantra.
- Ils ont appris à avoir des orgasmes blancs, comme on dit.
- En tout cas, avec Vincent Hupertan, on va essayer de mieux comprendre les raisons principales qui font qu'un homme ne parvient pas à éjaculer.
- Et puis surtout, j'invite aussi les femmes à témoigner, parce que je sais que pour elles, c'est souvent une souffrance, un vrai regret, parce que les femmes aiment que l'homme, et pour reprendre l'expression d'une auditrice mardi dernier, elles aiment que l'homme explose.
- Vos questions, c'est au 0826 300 300.
- Vincent Hupertan, merci d'être avec nous.
- Vous êtes sexothérapeute, alors urologue évidemment, mais également sexothérapeute.
- C'est une raison de venir consulter plus fréquente qu'on ne le dit ? C'est une consultation très fréquente.
- Dans ma pratique, c'est quasiment autant des éclations prématurées que des éclations tardives.
- Ce que j'ai compris au fil du temps, depuis plus de 20 ans que je m'intéresse à ce sujet-là en particulier, pour des raisons très personnelles, c'est que c'est un drame.
- C'est un sujet extrêmement difficile.
- Mais c'est un drame pour l'homme, pour la femme, pour le couple ? C'est un drame pour tout le monde, pour lui, parce qu'il y a une chose qu'il ne sait pas faire, il se rend compte.
- Le drame de l'homme à l'orgasme, ce n'est pas l'anorgasmie, c'est le fait, c'est l'autre.
- C'est que je ne sais pas comment me lâcher pour l'autre.
- Et l'autre, il se croit insuffisant.
- L'autre se croit qu'il n'y a pas de désir.
- L'autre dit que c'est ma faute.
- C'est le drame parce qu'on n'a pas des solutions thérapeutiques.
- Pour un thérapeute, c'est compliqué parce qu'on est démuni.
- J'ai essayé tous les traitements pharmacologiques pour lesquels on a fait des études.
- Il n'y a aucun qui fonctionne.
- Donc on n'a pas de solution miracle.
- Dans un premier temps, on va essayer d'expliquer.
- Est-ce qu'il y a des causes médicales ? Ou est-ce que c'est plutôt psychologique ? Qu'est-ce que vous dites ? Est-ce qu'il y a des médicaments, par exemple, qui peuvent retarder, voire empêcher l'éjaculation ? C'est tout à fait.
- On a déjà compris que la première cause qui est iatrogène d'éjaculation tardive, voire d'injaculation, ce sont les antidépresseurs.
- C'est les IRS, d'ailleurs.
- Ce n'est pas par hasard que ce sont les traitements utilisés dans l'éjaculation prématurée.
- Donc c'est une classe thérapeutique qui est connue.
- Les effets, ça fait des années, c'est connu.
- Et c'est par rapport à ça qu'on a essayé de trouver un antidote pour compenser parce qu'il y a des hommes qui sont interruptés au thérapeutique.
- Ils vont laisser tomber, ils vont arrêter un traitement prescrit par le psychiatre pour ces effets secondaires parce que ça affecte beaucoup la vie.
- Et donc, il y a des traitements qu'on a essayés.
- La réalité, il n'y a rien qui marche.
- Il n'y a rien qui marche.
- Donc ça, c'est la cause la plus fréquente.
- Et puis, il y a...
- C'est un mélange psychologique, c'est un mélange différentes choses, des très compliqués sur...
- Ça peut être des traumatismes, ça peut être des choses qu'on a vécues, ça peut être une manière de pratiquer la sexualité en solitaire avec une masturbation compulsive, ça peut être ce que j'appelle le syndrome du matelas.
- C'est des hommes qui ont appris à jouir sans se masturber,...
Transcription générée par IA