Retranscription des premières minutes :
- 14h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
- Et on va essayer de comprendre en quoi elle peut nuire à la sexualité et en quoi elle peut améliorer cette sexualité.
- Par exemple, on sait qu'il y a des couples qui vont regarder des films pour booster leur libido.
- Et dans d'autres couples, parfois c'est un homme qui va se masturber trop en regardant du porno, ce qui nuit à la sexualité de son couple, évidemment.
- En tout cas, la pornographie a fait évoluer la sexualité des Français et on en parle avec notre sexothérapeute Philippe Harlin.
- On recevra également en deuxième heure une jeune femme qui vient de se faire un petit tour.
- Elle vient de sortir une BD, une bande dessinée.
- Elle s'appelle France Profonde, titre en référence au fameux film Gorge Profonde.
- Et cette BD raconte un peu l'âge d'or du X.
- Enfin, on en parlera dans la deuxième heure.
- Mais tout de suite, je vous invite à nous rejoindre pour témoigner, pour dire en quoi la pornographie a ou pas influencé votre sexualité.
- Vous pouvez nous appeler au 0 826 300 300.
- Vous pouvez également envoyer un SMS.
- Vous envoyez Brigitte au 7 20 18.
- Philippe Harlin, merci d'être avec nous.
- Vous êtes sexothérapeute et j'imagine bien sûr que vos patients parlent de la pornographie.
- Oui, surtout les patients hommes, même si évidemment, beaucoup de femmes regardent du porno.
- J'ai l'impression que ça a eu plus d'importance et d'influence dans la construction sexuelle des hommes que dans celle des femmes.
- Les femmes vont y avoir accès plus tard, même si ce plus tard se modifie aujourd'hui.
- Mais on voit bien que dans l'immigration, dans l'imaginaire des hommes, et peut-être que la raison, c'est que pendant très longtemps, le porno a été créé par des hommes.
- Et il reflétait aussi un imaginaire qui pouvait plaire davantage aux hommes.
- Dans l'imaginaire des hommes, il est assez impactant.
- Et ce qui est intéressant, c'est de voir qu'on ne peut pas être manichéen avec le porno.
- Ce n'est pas noir ou blanc.
- Il y a le côté addictif du porno.
- Mais qui va être le support, l'image, à la limite, peu importe ce qu'on montre.
- Mais on va créer une addiction.
- Et ça, évidemment, ça va poser problème.
- Donc on a vraiment des addictions au porno.
- Un peu plus même, d'ailleurs, qu'il y a 20 ans.
- Et un peu plus chez les femmes aussi, curieusement.
- Voilà.
- Ça commence à venir.
- Mais c'est le principe.
- De toute façon, c'est qu'aujourd'hui, le porno, vous pouvez en avoir sur votre téléphone.
- Vous en avez partout.
- Donc, à notre époque...
- Aujourd'hui, les gens sont plus addicts que...
- Oui.
- À tout.
- On le voit avec la coque, par exemple, aussi.
- Mais moi, j'ai connu cette époque glorieuse où il fallait passer devant l'ouvreuse pour avoir le droit de s'asseoir dans une salle et de voir un film porno entouré de personnes avec qui on n'avait pas forcément envie de partager l'excitation que provoque le film.
- Donc, c'est vrai que le contexte modifie aussi...
- Largement, bien sûr.
- L'accès est facile aujourd'hui.
- Évidemment.
- Donc, ce qui va être intéressant de voir, c'est que...
- C'est plus intéressant de parler sur tout le mal qu'on dit du porno.
- On le rend responsable de tout.
- En même temps, moi, j'ai juste envie de rappeler au début de cette émission, c'est qu'il ne peut pas y avoir dans le porno quelque chose qui n'existe pas déjà dans la tête de quelqu'un, ne serait-ce que celui qui l'a créé, qui a décidé de le tourner.
- Donc, le porno nous parle peut-être d'une...
- Nos limites dans la sexualité.
- Et peut-être que le porno a exploré certaines...
- Dimensions de la sexualité et particulièrement certaines et pas d'autres.
- Tout ça, je trouve ça important d'en parler.
- Mais en tout cas, il est quand même très présent parce que c'est le compagnon indispensable de la main pour un homme.
- Absolument.
- Maintenant, la masturbation, elle se fait avec la main et l'écran.
- Et souvent, en effet, l'écran.
- Ce qui est peut-être aussi important à dire aujourd'hui, c'est qu'il y a porno et porno.
- Et on a tendance quand même...
- On a tendance quand même...
- Quand on parle du porno,...
Transcription générée par IA