Retranscription des premières minutes :
- « Ici Sud Radio, les Français parlent au français, les carottes sont cuites. » Sud Radio Bercov dans tous ses états.
- « Et que nous devions être fiers, que nous devions être intensément fiers de où nous venons.
- Nous devions marveler à ce que nos ancêtres ont découvert de ce pays.
- La histoire de notre civilisation est la plus grande histoire que nous avons jamais vécue. » « C'était hier à Athènes, devant le Parthénon. 2500 ans d'histoire vous contemple.
- Et c'était Marco Rubio, le secrétaire d'État, le ministre des Affaires étrangères des États-Unis, qui parlait.
- Et en ces temps de vacarme lycéen, en ces temps de polémique plus ou moins réussie, plus ou moins effilochée, eh bien il a fait un discours.
- Un discours vraiment qu'il est bon d'entendre.
- C'était hier, c'était un formidable discours.
- Rapidement, ce qu'il dit, il dit ceci, il disait ceci, Marco Rubio.
- Il disait « C'est intéressant, le nationalisme est devenu un mot sale, est devenu presque une injure.
- Nous avons démoli nos monuments.
- Nous avons condamné nos propres histoires et en trop d'endroits.
- Nous avons enseigné à nos enfants à avoir honte des pays qu'ils héritent.
- Dans ce fracas, dans ce processus, nous avons ouvert nos frontières.
- Nous avons délocalisé notre industrie.
- Nous avons permis à nos armées de dépérir et de se dégrader. » Il dit « Je vous parle, voilà, d'un temps, 2500 ans devant ce Parthénon.
- Et je vous parle des 250 ans d'existence et d'anniversaire.
- Et il dit ceci, il dit « Nous avons honte, nous avons honte, nous sommes honteux de ce qui nous a fait exceptionnels.
- Nous avons honte de cet Occident.
- Nous sommes au tournant.
- Nous sommes au tournant et il dit, voilà, c'est très simple, où l'Occident maintient sa place.
- Où c'est le déclin, le déclin comme tant d'autres empires.
- Et il dit « On agit maintenant ou on n'agit plus du tout. » Et il ajoute, et il conclut.
- « Nous avons une dette que ni le temps, ni l'espace ne peuvent effacer. » Voilà.
- Eh bien, ça s'adressait à qui ? Aux États-Unis, bien sûr, à son propre pays, Marco Rubio.
- Mais ça s'adresse aussi à nous.
- Ça s'adresse au-delà du fracas, au-delà des petites pointes, des petites polémiques électoralistes, des grandes braderies, de la petite politique politicienne plus ou moins récupérée.
- Qu'est-ce qu'il dit, Marco Rubio ? Et il n'est pas le seul.
- On a oublié alors ce que c'est que Rome, Athènes, Jérusalem.
- On a oublié de ce qu'on leur doit.
- On a oublié de ce que ça a été, ça.
- Il ne s'agit pas de dire « Il y a l'Occident et que l'Occident ».
- Il ne s'agit pas évidemment de nier toutes les autres civilisations.
- Au contraire.
- Mais il s'agit d'arrêter d'avoir, non pas d'avoir peur, mais d'avoir honte.
- D'avoir honte, effectivement, de soi.
- Avoir presque la haine de soi, la haine de son histoire, la haine de ses civilisations, la haine de son passé.
- Que chacun ait fait, a eu sa part de massacre, sa part de saloperie, bien sûr.
- Mais enfin, faire ce masochisme institutionnalisé qui consiste à dire que tout ce qui n'est pas Occident est formidable et tout ce qui est Occident est absolument à bannir et à rejeter.
- Comme le...
- Comme le font trop de soi-disant élites et de soi-disant politiquards qui aspirent à nous gouverner ou qui nous gouvernent.
- Je crois que trop, c'est trop.
- Et c'est intéressant de savoir qu'un discours pareil, c'est un Américain qui le fait, un Américain d'origine espagnole.
- Marco Rubio était cubain et puis ses ancêtres d'origine espagnole, donc de l'Europe.
- Est-ce qu'il ne serait pas temps d'entendre de la part de leaders européens un discours mobilisateur, là-dessus ? Est-ce que ce serait trop demandé ? On ne sait pas.
- Écoutez, on va tendre l'oreille et on va voir si d'Europe, si de cette vieille Europe et surtout de la France, qui n'a pas à rougir de son passé et de son histoire, on entendra quelques mots qui peut-être nous mobiliseront.
- Peut-être.
- Qui sait ? Qui votera, verra.
- A demain.
- .
Transcription générée par IA