Retranscription des premières minutes :
- Ici Sud Radio, les français parlent au français, les carottes sont cuites.
- Sud Radio Bercov dans tous ses états.
- Voilà, voilà, voilà, la jeunesse, en tout cas celle qui est dans la rue, dit tout son amour pour le Front National.
- C'est le Rassemblement National, mais ça ne fait rien.
- Hein, qu'importe le label pourvu qu'on ait l'ivresse.
- Alors, qu'est-ce qui se passe ? C'est encore une nouvelle journée, effectivement, allez, j'allais dire d'une tifada, non, non, non, effectivement, de juste révolte de la jeunesse, parce que ça ne va pas du tout, du tout, du tout, du tout.
- Il y a un vrai, vrai, vrai problème, c'est vrai.
- C'est vrai qu'il y a des vrais problèmes.
- En même temps, quelque part, on se demande quel problème, parce que quand vous écoutez ce jeune, et vraiment, ce jeune, je ne sais pas, lycéen, étudiant, je ne sais pas, mais voilà, en fait, ce qu'il reproche au système.
- Écoutez.
- Dans une classe, on est à 35, il fait 35 degrés, et des fois, on ne peut pas dormir en classe, parce que les professeurs ne sont pas d'accord avec ça.
- Ah, ben, c'est vrai, ça.
- Ça, c'est vrai, mais c'est une injustice terrible, quoi.
- Ils ne sont pas d'accord avec ça, on ne peut pas dormir.
- On ne peut pas dormir en classe, mais c'est incroyable.
- Il y a une injustice profonde qui explique ce mouvement-là.
- Bon, j'exagère, j'exagère, mais à peine.
- En fait, ce qui se passe, c'est très intéressant.
- C'est une espèce de révolte avec le tout.
- Alors, il y a, à tous les étages, il y a préoccupation.
- Préoccupation, effectivement, de pouvoir dormir, mais au-delà, pas assez de profs, c'est vrai, pas assez d'élèves, c'est vrai, mais alors, les 8 heures de classe, ce n'est pas possible, etc.
- Mais ce qui nous intéresse aujourd'hui, juste rapidement, c'est le paysage politique.
- Alors, c'est très simple.
- En fait, Jean-Luc Mélenchon sonne la charge.
- En tout cas, c'est lui, la force politique aujourd'hui, peut-être pas derrière le mouvement, mais enfin, qui l'anime.
- Et alors, Jean-Luc Mélenchon, il est passé à la période apaisante.
- Regardez, lui, il dit attention, maintenant, il faut apaiser.
- Maintenant qu'on a lancé le mouvement, il faut montrer que nous sommes là pour la paix.
- Écoutez Jean-Luc Mélenchon.
- Moi, j'invite les adultes, les parents, à se mettre un casque blanc, ou un brassard blanc, et à entourer les manifestations pour que...
- On l'avait déjà fait dans les années après la mort de Malik Oussekine, ou dans les années 90, pour protéger.
- On a un devoir, d'abord, de protection à leur égard.
- Et voilà, il faut un devoir de protection.
- Voilà, regardez, je suis l'homme de l'apaisement, et non pas du tout, comme on ose dire, l'homme de la confrontation, pas du tout.
- Alors voilà, brassard blanc, casque blanc, et montrer patte blanche, voilà, et on verra la suite.
- Mais alors, voyez, chacun se prépare, parce que derrière cela, il y a, comme vous le savez, dans quelques mois, les présidentielles.
- Alors, ça annonce quoi ? Ça, c'est très sérieux.
- Mélenchon est là, on voit très très bien la révolte étudiante, lycéenne, etc., etc., avec toutes ses connotations.
- D'un autre côté, il y a le Rassemblement national, fort de ses 11 millions d'électeurs, qui dit non, non, non, on est en train, effectivement, d'activer, on est en train de...
- jeter nos adversaires de lui sur le feu.
- Et puis, il y a tous les autres.
- Alors, les socialistes qui se débattent, et les macronistes, les centristes, les républicains, les modérés, qui disent, comment on va s'en sortir ? Là, c'est pas simple.
- Eh bien, on va s'en sortir, on va essayer de faire jouer les extrêmes.
- Et oui, vous comprenez, si Marine Le Pen passe, ça va être l'insurrection partout.
- Si c'est Mélenchon, ça va être la dictature.
- Donc, re, ne nous quittez pas, ne me quittez pas.
- Rejoignez tout ce merveilleux marais.
- Et cela, quand même, oui, c'est vrai qu'on n'a pas très bien réussi jusqu'ici.
- Mais nous allons nous rattraper, bien sûr.
- Nous sommes la modération, nous sommes le calme.
- Alors, est-ce qu'on sent derrière l'arbre des manifestations, la forêt politique ? Évidemment, aujourd'hui, ça...
Transcription générée par IA