Retranscription des premières minutes :
- « Ici Sud Radio. Les Français parlent au français. Les carottes sont cuites. » Sud Radio Bercov dans tous ses états.
- « Ah, c'est devenu un bruit familier. Un bruit familier. » La semaine dernière, pratiquement tous les jours, un bruit familier.
- Mais ça s'est arrêté le week-end. Et oui, le week-end, on se repose quand même.
- Mais on recommence aujourd'hui. Il n'y a aucun problème.
- Alors de quoi s'agit-il ? Eh bien, écoutez, vous savez, sur le Moyen-Orient, sur la Palestine, Israël, Gaza, on se dit « Est-ce qu'il y aura une solution à deux états ? Est-ce que la solution à deux états est encore possible ? » Eh bien, la question qu'on peut se poser, est-ce qu'on va en France, dans notre douce France, cher pays de notre enfance, est-ce qu'on va avoir une solution à deux états ? Provocation, vous allez me dire que j'exagère.
- Peut-être, mais quand quand même, on voit, qu'est-ce qu'on voit ? On voit, c'est très très bien, oui, les étudiants ou les élèves ou les lycéens, évidemment, on a le droit de manifester.
- On a évidemment le droit de se révolter.
- On a tous les droits.
- Tous les droits, mais quand même.
- Quand on en arrive, et on a tous vu les images, que ce soit la télévision, sur les réseaux, on a entendu dans les radios, Sud Radio notamment, alors, un professeur lâché, mais littéralement lâché, quand il a essayé d'empêcher les poubelles de voler, un policier, allez, à coup de pied dans la tête, là, des policiers, des policiers en train de fuir, en train de fuir parce qu'il y avait un millier de personnes, et puis ils étaient cinq.
- Une surveillante de lycée, carrément tabassée, un enseignant aspergé d'essence, des pompiers, des pompiers, des camions de pompiers incendiés, les pompiers, évidemment, qui sont armés jusqu'aux dents et qui viennent pour tuer, eh bien, les pompiers, ben oui, les lycées, les lycées incendiés, alors, combien de lycées ? On va peut-être compter les lycées qui n'ont pas été incendiés.
- Les bus, évidemment, les magasins, les pillages, etc.
- Alors, vous allez me dire, mais ce n'est pas nouveau, 2005, on l'avait vu, avec Naël et le refus d'obtempérer, on l'avait vu.
- Et puis, quand même, quelque chose d'assez spécial.
- On a vu, quand même, dans pratiquement toutes ces manifestations, on a vu des drapeaux.
- On a vu des drapeaux, mais des drapeaux français, pas tellement, hein, franchement, pas tellement.
- Des drapeaux, alors, un peu partout, des drapeaux étrangers, oui, alors ça, il y en avait pas mal, d'ailleurs, ça posait, etc., etc.
- Alors, quand je dis deux États, évidemment, je provoque.
- Mais en même temps, qu'est-ce que ça veut dire ? Il y a quelque chose qui se passe.
- Alors, est-ce que nous allons être habitués à des cocktails Molotov, à des feux de poubelle, à, effectivement, une millier d'écoles fermées, etc. ? Est-ce une révolte ? Non.
- Est-ce qu'il y a une révolution ? Encore moins.
- Alors, c'est quoi ? Et c'est quelque chose qui se passe à un niveau de, effectivement, de ce que ce cher François Hollande, a appelé la partition.
- On n'y est pas. On n'y est pas encore.
- J'espère qu'on n'y sera jamais.
- Mais, vous savez, c'est très intéressant de voir des gens qui sont, devraient être la voix, à l'aide de la démoindration, de la voix de la sagesse, de la voix, effectivement, d'un certain équilibre.
- Le syndicat de la magistrature qui dit, dans un communiqué, « Cessons de réprimer la jeunesse pour la faire taire. » Le syndicat de la magistrature.
- Bon, je ne sais pas quel rôle doivent jouer les magistrats, mais peut-être qu'ils doivent jouer plutôt le mot de la modération.
- Et les sociologues, merveilleux, pas tous, on ne va pas les mettre dans le même sac, Vincent Thiberge, sociologue à Sciences Po Bordeaux.
- On est devant des jeunes qui décident d'être citoyens avant même de devenir des électeurs.
- Pesez cette phrase.
- Eh oui, c'est citoyen.
- Allez jeter les poubelles.
- Allez asperger d'essence.
- Allez tabasser.
- Ça, c'est citoyen.
- Effectivement, le devoir du citoyen, c'est d'aller casser.
- C'est le premier des devoirs en République apaisée.
- Et où sont nos politiques...
Transcription générée par IA