
- Nom : Dati
- Prénom : Rachida
- Date de naissance : 27 novembre 1965
- Fonction : Femme politique
Jeunesse
Rachida Dati Rachida Dati naît le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy et grandit à Chalon-sur-Saône, dans un milieu populaire. Issue d’une famille nombreuse d’origine marocaine et algérienne, elle est la deuxième d’une fratrie de onze enfants. Son père est ouvrier du bâtiment et sa mère au foyer. Elle évoque régulièrement une enfance marquée par des contraintes économiques, ce qui la conduit à travailler dès son adolescence pour compléter les revenus familiaux.
Adolescente studieuse, elle enchaîne les petits emplois (standardiste, aide‑soignante, surveillante) pour financer ses études. Cette ascension sociale fulgurante deviendra l’un des éléments centraux de son récit politique.
Vie privée
Rachida Dati est mère d’une fille, née en 2009. La question de la paternité de l’enfant a donné lieu à une procédure judiciaire aboutissant à la reconnaissance de l’homme d’affaires Dominique Desseigne comme père. Elle a également été mariée brièvement au début des années 1990, union qu’elle qualifiera par la suite de contrainte familiale. Sa vie privée a régulièrement fait l’objet d’une médiatisation importante.
Études
Après un baccalauréat scientifique obtenu en 1983, Rachida Dati entame des études en économie puis en droit. Elle obtient une maîtrise en sciences économiques à l’université Paris-Panthéon-Assas, puis une maîtrise en droit public grâce à la validation de ses acquis professionnels.
Elle suit également une formation en administration des affaires liée au groupe HEC sans obtenir le diplôme final. Sur recommandation notamment de Simone Veil, elle intègre l’École nationale de la magistrature (ENM) et devient magistrate en 1999.
Moments clés de sa carrière
- 2002-2004 puis 2005-2006 : Conseillère technique au ministère de l’Intérieur auprès de Nicolas Sarkozy
- 2004 : Conseillère technique au ministère de l'Économie auprès de Nicolas Sarkozy
- 2005 : Directrice générale adjointe des services du conseil général des Hauts-de-Seine
- 2007 : porte-parole de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle
- 2007-2009 : Ministre de la Justice
- Depuis 2008 : Maire du 7e arrondissement de Paris
- Depuis 2008 : Conseillère de Paris
- 2009-2019 : Députée européenne
- Depuis 2020 : Conseillère métropolitaine du Grand Paris
- 2024-2026 : Ministre de la Culture
- 2020 et 2026 : Candidate à la mairie de Paris (2e position)
Temps forts de son parcours
- Ministre régalienne et réformes de la Justice : Nommée garde des Sceaux en 2007, elle est la première personnalité née de parents immigrés maghrébins à diriger un ministère régalien en France. Elle fait adopter la loi contre la récidive instaurant les peines planchers, réalise la réforme de la carte judiciaire, crée le Contrôleur général des lieux de privation de liberté et réforme la justice des mineurs, un passage à la Chancellerie marqué par d'importantes tensions avec les syndicats de la magistrature.
- Figure de la diversité et personnalité médiatique : Perçue comme une icône de « l'intégration à la française » et un symbole du sarkozysme, elle devient une personnalité politique de premier plan au style vestimentaire et au franc-parler remarqués, devant par ailleurs faire face à des attaques et polémiques régulières.
- Cheffe de la droite parisienne et implantation locale : Élue maire du 7e arrondissement de Paris en 2008, elle s'impose comme la figure centrale de l'opposition municipale à la gauche parisienne, conduisant les campagnes de la droite aux élections municipales de 2020 et de 2026.
- Entrée surprise au gouvernement Attal (2024) : Sa nomination au ministère de la Culture en janvier 2024 provoque de vives réactions politiques et son éloignement de son parti d'origine. Durant son mandat, elle porte notamment le projet de loi de fusion de l'audiovisuel public.
- Poursuites judiciaires et soupçons de lobbying : Renvoyée devant le tribunal correctionnel pour corruption passive et trafic d'influence dans le cadre de l'affaire Renault-Nissan/Carlos Ghosn, elle est également mise en cause pour des activités rémunérées de conseil et de lobbying (GDF Suez, Orange, Qatar, Azerbaïdjan) ainsi que visée par une enquête pour non-déclaration de bijoux à la HATVP.