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Par avec Mathieu Fourquet

Procès des viols de Mazan : Tension maximale, place aux plaidoiries des avocats


Le procès des viols de Mazan entre dans sa dernière ligne droite après dix semaines d’audience
Les invités

Retranscription des premières minutes du podcast :

- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- Le procès des viols de Mazan.
- 11 semaines d'audience et une nouvelle semaine qui a débuté avant-hier.
- Les 51 accusés ont été entendus pendant ces 11 semaines d'audience.
- Avant-hier, les enfants de Gisèle et Dominique Pellicot.
- Et hier, Gisèle Pellicot et Dominique Pellicot ont pris la parole.
- Avec nous, Mathieu Fourquet, qui est reporter, chroniqueur judiciaire pour Le Nouveau Détective.
- Présent sur le procès depuis le premier jour, vous êtes en direct d'Avignon.
- Mathieu Fourquet, bonjour.
- Bonjour Jean-Jacques.
- Gisèle Pellicot s'est exprimée hier pour la dernière fois dans ce procès, Mathieu Fourquet.
- Oui, effectivement, c'est la dernière fois que Gisèle Pellicot prenait la parole dans ce procès.
- Et c'est peut-être aussi la dernière fois d'ailleurs qu'elle pouvait parler à son ex-mari, peut-être.
- Qu'a-t-elle dit ? Qu'a-t-elle dit généralement ? Et qu'a-t-elle dit à son ex-mari ? Alors Gisèle Pellicot, on l'a parlé du procès de la lâcheté.
- C'est-à-dire qu'elle parlait à ce moment-là des 50 co-accusés de Dominique Pellicot, qui pour la plupart ont continué de nier le viol et les viols.
- Après, au niveau de son ex-mari, elle a eu le droit à un interrogatoire encore une fois musclé par les avocats de la Défense.
- Parce qu'elle reste quand même dans une espèce d'ambivalence.
- À propos de son ex-mari, c'est-à-dire qu'elle dit qu'elle ne lui pardonne pas.
- Mais en même temps, elle ne peut pas s'empêcher de lui laisser une porte un peu entreouverte.
- Peut-être parce qu'elle ne peut pas gommer 50 ans de vie commune avec lui.
- Alors elle a dit qu'elle garderait le meilleur de lui en expliquant qu'elle avait eu tout de même une vie heureuse en sa compagnie, malgré les viols.
- Ça, c'est très très intéressant. Elle a dit cela.
- Elle a dit 50 ans de vie commune, malgré les viols, j'ai eu une vie heureuse avec toi.
- Elle lui a dit directement dans les yeux.
- Alors ce ne sont pas ces mots précis, mais elle explique qu'elle a eu une vie heureuse avec Dominique Pellicot.
- Et que ce n'est pas à elle de le juger et qu'elle regardera le meilleur de lui-même.
- D'ailleurs, ce qui induit un peu une espèce...
- Alors je vais utiliser le mot brouille, c'est peut-être un petit peu fort, mais en tout cas quelques tensions avec sa fille Caroline.
- Qui, elle, a compris tout de suite la dangerosité de son père.
- Qui le soupçonne, enfin même plus, qui est persuadée d'avoir subi elle-même des agressions sexuelles alors que son père l'avait endormie.
- Et qui ne peut pas s'en sortir.
- Qui ne peut pas entendre que sa mère continue d'avoir un peu d'empathie pour cet accusé-là.
- Gisèle Pellicot qui aussi a rappelé qu'il était grand temps que la société machiste...
- Ce sont ces mots, hein.
- Que la société machiste et patriarcale qui banalise le viol change.
- Il est temps qu'on change le regard sur le viol, a-t-elle dit, également.
- Oui, oui, donc elle a dit ces mots-là.
- C'est en réaction justement...

Transcription générée par IA

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