Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h. Patrick Roger. Soyez libres, justement. Philippe David, bonjour.
- Bonjour, Patrick Roger. Et ce matin, vous nous parlez de la liberté d'expression.
- Oui. Nous étions jeunes en mai 68. Je ne dirais pas notre âge, mais nous n'avions même pas 3 ans. Et vous vous souvenez, ce slogan, il est interdit d'interdire. Manifestement, la gauche et l'extrême-gauche ont radicalement changé en un peu plus de 50 ans.
- Tant aujourd'hui, elle est peuplée de sycophantes. Vous savez, sous l'Antiquité grecque, les sycophantes, c'étaient les délateurs et les accusateurs publics, un peu les fous qui éteignent une ville par anticipation. Et les réseaux sociaux sont aujourd'hui les amplificateurs des propos de ces sycophantes. Et le problème, c'est que toutes les limites sont dépassées, bien sûr, y compris contre des élus.
- Ah oui, des élus et même anciens ministres. Tiens, Guillaume Casbarian, le député EPR de Réloir, ancien ministre du Logement, se félicite que la loi anti-squatter ait permis le doublement des expulsions locatives. Une réaction de bon sens quand on a entendu cette femme à Aubagne en plein désespoir que les squatters qui sont dehors la loi violent votre domicile, cassent tout. Et tous les frais sont évidemment pour vous.
- Vous ne pouvez pas compter sur l'État, ni pour les expulser, ni pour être indemnisé. Et il poste sur Twitter les débats qu'il y a en commission sur l'immigration, où il veut faire des économies. Il demande par exemple...
- Si on trouve normal que pendant 3 ans... Tiens, trouvez-vous normal que vos impôts financent des chambres d'hôtels d'urgence occupées au 2 tiers par des migrants en situation irrégulière pendant 3 ans en moyenne ? Moi, non. Mon amendement, qui visait à y mettre fin sous 30 jours et économisait 1 milliard d'euros, les députés ont voté contre.
- Alors rien que pour ça, il se fait insulter alors que c'est juste une mesure de bon sens. Résultat des courses, écoutez les propos qu'on lui donne. Tu mérites tellement de canets dans un caniveau.
- Il y a un outil fort pratique qui commence par ton prénom. C'est comme s'il t'était destiné. Voyez un peu. Alors ce qui est amusant, c'est que ceux qui proposent les guillotines pour Guillaume Casbarian, si vous la proposiez pour Salah Abdeslam, ils vous traiteraient de fasciste. Mais c'est quand même pas grave, tant on est dans le délire sur les réseaux sociaux et d'absence de toute mesure. Bon. Mais il n'est pas le seul à être victime de menaces, ces derniers jours.
- Eh bien non. Lucas Chevalier, le gardien de but du PSG, a commis un véritable blasphème. Il a liké un post de Julien Aubert.
- Le vice-président des LR qui disait qu'il voterait plutôt RN que LFI en cas de second tour entre RN et LFI. Bon, juste là, une position peu surprenante.
- Il avait dit pour sa première sélection « L'équipe de France, ça fait rêver. C'est mon pays. Mon père est commandant de police. Mon grand-père dans l'armée.
- J'ai une culture et des valeurs qui représentent tout cela ». Alors il s'est pris une tornade d'injures. Il faut le virer du Paris-Saint-Germain.
- Il faut toujours se méfier quand t'apprécies un minimum un gouère.
- C'est-à-dire un blanc. Propos racistes. Mais comme d'habitude, dans ce sens-là, les associations antiracistes ont piscine.
- Et un éducateur de Lucas Chevalier, Karim Boukrou, a pris sa défense en disant qu'il n'était pas raciste et qu'il n'y avait rien à dire.
- Et c'est quand même assez dingue. Alors on a le droit de choisir en politique. Et puis disons-le clairement, son père étant commandant de police, ça m'étonnerait que Lucas Chevalier soutienne LFI qui dit à longueur de temps que la police tue.
- Ah oui, c'est ça. Et les indignations à géométrie variable vous choquent, Philippe David.
- Il y a 5 ans, plusieurs footballeurs avaient liké un post Instagram du champion de MMA Khabib Nomagomedov, originaire du Daguestan, qui, après la mort de Samuel Paty, avait dit « Aujourd'hui, sous prétexte de lutter pour la liberté d'expression, les ennemis de l'islam tentent d'offenser les sentiments de centaines de millions de croyants à travers le monde en dessinant des caricatures qu'à la lâche sont châtiments sur quiconque...
Transcription générée par IA