Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le 10h midi. Mettez-vous d'accord. Valérie Expert.
- Bonjour à ceux qui nous rejoignent pour les débats. Le vendredi, les débats, c'est à 11h, avec aujourd'hui Noémie Allioua.
- Bonjour. Bonjour, Valérie. Bonjour à tous.
- Journaliste et océiste, vous êtes sur tous les fronts avec les agriculteurs. Vous avez passé le 31 décembre... Noël avec eux, hein ? Oui, oui. Vous avez passé Noël avec les agriculteurs. Hier, vous avez passé une grande partie de la journée...
- De ce Mercosur. Pardon, je m'en étrangle. Vous voulez un petit verre d'eau, Valérie ? Pardon. Je bois.
- Arnaud Stéphan, fondateur de l'agence La Note de Com. Bonjour. Bonjour.
- Serge Guérin, sociologue. Vous avez publié « Et si les vieux aussi sauvaient la planète », qui est paru chez Michelon.
- Et nous attendons Ria Malouche, qui est enseignante et qui ne devrait pas tarder à arriver.
- Alors l'Iran, l'Iran, on va en parler parce que...
- C'est vrai que les quelques images qui nous sont parvenues nous montrent une population déterminée à faire tomber le régime des mollas.
- Et on ne peut être qu'admiratif de ce peuple qui se bat contre cette théocratie, contre la vie chère, bien sûr, comme nous dirait nos amis de la France insoumise.
- Néanmoins, moi, je m'interroge sur la faiblesse de la couverture médiatique en France. Et je crois que c'est ce dont va nous parler Ria Malouche.
- Hier soir, tout le monde, ils étaient soit sur la tempête, soit sur le Groenland. Néanmoins, il y avait quand même des images...
- qui nous parvenaient d'Iran ce matin. Pas un mot dans le parisien, pas un mot dans Libération.
- Je m'interroge sur ce silence médiatique sur cet événement. Et puis évidemment, le Mercosur.
- À quoi joue Emmanuel Macron ? Alors c'est vrai que s'il avait dit « Je vote le Mercosur », on lui serait tombé dessus.
- Il dit « Je ne vais pas voter le Mercosur ». Néanmoins, ça met en avant, ça met en exergue la faiblesse de la France dans cette négociation, puisque le Mercosur sera bel et bien...
- adopté aujourd'hui. Et nos agriculteurs, effectivement, peut-être Noémie, hier, ils manifestaient contre ce Mercosur.
- Et le paradoxe, c'est aussi qu'on entend aujourd'hui des voix dire « Oui, mais c'est pas si mauvais que ça. C'est quand même pas mal pour l'économie, pour certains secteurs ».
- Oui, pour certains secteurs, mais pas pour d'autres. Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le Mercosur, c'est comme la DNC, c'est la petite goutte qui fait déborder le vase.
- C'est une profession qui, depuis déjà très longtemps, souffre et a besoin d'aide. Et là, ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, encore une fois.
- Ce sont des revendications qui sont très larges, qui sont portées par cette profession.
- Mais globalement, ce qu'ils demandent, simplement, c'est de pouvoir vivre de leur travail décemment.
- C'est qu'il n'y ait pas de concurrence déloyale. C'est de pouvoir continuer à faire ce qu'ils ont toujours fait, c'est-à-dire s'occuper de la terre, la faire fructifier, nous permettre d'avoir une forme de souveraineté alimentaire et continuer à vivre.
- C'est ça.
- C'est ce qu'ils demandent.
- Alors, est-ce qu'on peut aussi parler d'une vision assez angélique des agriculteurs ? Ils ont reçu beaucoup d'aide aussi pour certains d'entre eux.
- Je vais peut-être mettre les pieds dans le plat en disant ça.
- C'est vrai qu'il y a un agriculteur qui se suicide pratiquement tous les jours, que les conditions sont très dures.
- Néanmoins, il y a eu aussi la PAC, il y a eu un certain nombre d'aides qui leur ont été données.
- Il y a des aides, effectivement, mais je vous assure que pour avoir été hier, toute la journée, avec des paysans, pour avoir passé le Noël avec eux, et puis j'y vais, moi, très honnêtement, je ne connais pas ce monde-là, donc j'y vais avec un regard neuf.
- Et je parle avec des dizaines et des dizaines et des dizaines de personnes depuis déjà plusieurs mois.
- Et ce que je veux vous dire, c'est que ce ne sont pas des gens qui roulent sur l'or.
- Ce sont des gens qui se lèvent à 4, 5 heures du matin, qui travaillent extrêmement...
Transcription générée par IA