Par Jean-François Achilli avec Mathias Leboeuf, Charles Alloncle, Jonas Haddad, Benoit Perrin
Émission du 26 mars 2025
Au programme, un tour de table de l'actualité avec Mathias Leboeuf, Journaliste et philosophe, Charles Alloncle, Député de l'Hérault et Porte Parole de l'UDR, Jonas Haddad, Avocat, Vice Président de la région Normandie et Benoit Perrin, Directeur de Contribuables associés
Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le 10h midi. Mettez-vous d'accord. Alors nous sommes ensemble, ça vient d'être dit, jusqu'à midi. Mettez-vous d'accord avec nos 4 invités, nos 4 débatteurs ce matin.
- Je commence par vous, Mathias Leboeuf. Bonjour. Bonjour. Journaliste et philosophe. On en a bien besoin, de la philosophie par les temps qui courent.
- Avec nous également Charles Aloncle. Soyez le bienvenu. Bonjour. Merci. Il a mis une cravate, Charles Aloncle. Mais toujours. À l'Assemblée, c'est fortement recommandé.
- C'est le bon dress code. Vous êtes député de l'Hérault et porte-parole de l'UDR. Rappelez-nous, pour ceux qui nous écoutent, ce qu'est l'UDR aujourd'hui.
- L'UDR, c'est l'Union des droites pour la République. C'est le parti d'Éric Sautier, donc les Républicains qui ont fait alliance avec Jordan Bardella.
- Avec Jordan Bardella. Avec nous également Jonas Haddad. Bienvenue. Bonjour. Vous êtes, vous, avocat.
- Vice-président de la très belle région Normandie. Vous êtes estampillé Les Républicains. Donc vous êtes un peu antagoniste avec votre voisin d'en face.
- Non, je vais pas la signer pour utilisation de propriétés intellectuelles, mais... En plus, on se connaît très bien, Jonas. Voilà, on se connaît.
- Bon, n'hésitez pas à débattre quand même. Et avec nous également Benoît Perrin. Vous dirigez la redoutable Association des Contribuables Associés.
- C'est ça. Exactement. Et on fait pression sur les élus pour une meilleure gestion de l'argent public.
- Il y a de quoi faire. Allez, les thèmes ce matin, ce seront les thèmes suivants. Ce matin, nous allons parler d'Émile. Ce fait divers, on peut discuter à l'infini de cette façon de présenter les choses, qui passionne tant les Français. Pourquoi ? Un sondage de l'IFOP sur les inquiétudes des Français. Vous verrez, nous poserons la question.
- La cohésion sociale est-elle malmenée ? Est-elle... ? En danger. Et ce préavis de grève sud-raille à la SNCF jusqu'en juin, faut-il interdire les grèves pendant les vacances scolaires ? J'ai l'impression qu'on pose toujours la même question depuis à peu près 40 ans. C'est même antérieur à ma pratique du métier. Enfin, arrêtons d'emmerder les Français, a dit ce matin une personnalité sur notre antenne, Laurent, le ministre Laurent Marc-Angéli. C'est parti. Allez, on va peut-être démarrer avec, comme d'hab, les coups de cœur et aussi les coups de gueule.
- Je sais pas par qui je commence. Tiens, avec vous, Mathias Leboeuf, un coup de cœur, hein. Oui, un coup de cœur. On va partir en Turquie.
- Pour les manifestations à Istanbul. C'est ça, pour la multitude de manifestants pacifiques à Istanbul. Alors ces manifestants, ils manifestent tout simplement parce qu'Erdogan a fait arrêter Ekrem Imamoglu, qui est le maire d'Istanbul, il y a 7 jours et qui est son principal opposant politique. Qu'est-ce qu'on reproche au maire d'Istanbul ? Qu'est-ce que reproche Erdogan, en tout cas au maire d'Istanbul ? Il est accusé de corruption et puis de soutien à une organisation terroriste, en l'occurrence le PKK, qui est un parti autonomiste kurde. Alors... C'est ce qu'il lui reproche. C'est être l'opposant et soutenir les Kurdes. C'est ça. Voilà.
- Et alors je chose... Enfin on lui reproche un peu tout et n'importe quoi. Et surtout, je pense qu'Erdogan a envie de l'empêcher de se présenter aux élections présidentielles, notamment parce qu'un jour avant cette mise en garde à vue et cette détention abusive, figurez-vous que l'université d'Istanbul a invalidé le diplôme universitaire du maire. Il faut savoir que selon la loi turque, pour se présenter aux élections présidentielles, il faut justement un diplôme universitaire.
- Donc tout est fait pour l'empêcher. Et du coup, depuis 7 jours, il y a une mobilisation.
- Assez massive, qui ne faiblit pas, qui s'organise autour de milliers ou de dizaines de milliers de manifestants, qui sont principalement des étudiants.
- Et quand on regarde les vidéos, d'ailleurs, la plupart du temps, ils ont le visage masqué d'un foulard pour pas être reconnus par la police.
- Et puis ces étudiants sont peu à peu, comment dire, accompagnés de gens plus âgés. On voit aussi des personnes âgées qui manifestent, alors notamment devant l'hôtel de ville d'Istanbul. Mais il y a aussi des manifestations à Ankara. Et le mouvement continue à enfler. Il faut savoir que 1 400 manifestants ont été arrêtés, dont...
Transcription générée par IA