Retranscription des premières minutes :
- Et nous allons parler du bilan du tourisme français après ce mois de juillet 2026, marqué par la canicule, marqué par les incendies.
- On accueille tout de suite Laurent Habitbol qui est président de Havas Voyages et de Selectour. Bonjour monsieur Habitbol.
- Bonjour.
- Comment allez-vous ce matin ? Ben ça va, il y a le soleil pour l'instant, ça va, pas trop j'espère, mais ça va.
- On sait que ça est en train de se réchauffer. On parle de ce bilan de juillet, on peut faire déjà un état des lieux avant que je vous pose plein de questions un peu précises ? L'état des lieux de juillet 2026 ? Déjà, il n'y a pas eu que la canicule, que les incendies et la guerre. Mars, avril, mai a été très défasse pour le tourisme.
- Les gens n'ont pas réservé, les gens étaient attentifs, donc la guerre était bien plus importante dans les mauvaises réservations que le climat.
- Et donc cette guerre qui est pour les gens presque finie, mais qui n'est pas finie en vérité, mais le français il y a 2-3 mois d'attentisme après réserve.
- Et juste après la guerre, qu'est-ce qu'il se passe ? Les incendies et les canicules, c'est beaucoup.
- Ça veut dire que nous sommes aujourd'hui le 9 août, vous pouvez d'ores et déjà dire que ce mois de juillet 2026 en termes de tourisme est catastrophique ? Non, pas catastrophique, le mois de l'an est moins bon que les dernières, pour nous.
- Dans l'ordre de combien ? Alors, nous, on a deux activités, on fait partie des gens à l'étranger.
- Les gens à l'étranger, on est facilement à moins 4-5%, mais on aurait pu faire pire avec la guerre, hein, moins 4-5%.
- Et pour la France, c'est plutôt un peu mieux, un peu mieux parce que les gens qui ne partent pas à l'étranger partent en France.
- Un peu mieux, mais il y a eu cette canicule et ces incendies.
- Est-ce que vous avez évidemment dans ces 4%, j'imagine, une grande partie peut-être qui n'est pas partie au Moyen-Orient comme c'était le cas les années précédentes ? Alors, vous savez, la guerre, la guerre n'était pas le Moyen-Orient.
- C'est-à-dire que la guerre, c'était au Moyen-Orient, mais quand il y a une guerre, il y a un phénomène mondial, on ne bouge pas.
- D'accord.
- On ne bouge pas.
- Et les États-Unis étaient à moins 70% de baisse.
- Il faut savoir, hein.
- Alors, ce n'est peut-être pas qu'une histoire de guerre pour les États-Unis.
- Je pense que la politique de Trump et tout ça a ralenti depuis longtemps.
- Avant la guerre, on était à moins 30%.
- Voilà, c'est ça.
- Mais avec la guerre, on est à moins 70%.
- La guerre a fait, il faut savoir, a fait stopper les gens.
- Pour les voyages, il y a eu un attentisme.
- Par contre, on voit que septembre-octobre va être très, très bon.
- Deux raisons.
- Un, les gens disent, bon, maintenant, c'est trop cher de partir au mois d'août.
- Et puis, le mois d'août, il y a beaucoup de monde qui va partir en septembre-octobre.
- Donc, tous les gens qui n'ont pas d'enfants, qui n'ont pas le problème de l'école, partent en septembre-octobre.
- Et septembre va être un mois excellent et octobre aussi.
- Mais ça ne va, je ne crois pas que ça va rattraper les trois mois, quand même.
- Maintenant, je voudrais qu'on fasse un focus, évidemment, sur les zones qui ont été touchées en France par les incendies.
- On sait, on va rajouter les chiffres, 224 000 personnes ont été évacuées.
- Il y a un recul des réservations hôtelières qui a débordé très largement la zone de la Gironde ou du Var.
- Ou même Fontainebleau souffre énormément de cela.
- Le ministre du Tourisme, Serge Papin, appelle à reprendre une vitesse de croisière en août sur les territoires épargnés.
- Côté canicule, Airbnb a enregistré une nette progression des recherches vers les régions les plus fraîches.
- Normandie, Bretagne et Nantes-Pas-de-Calais.
- À Paris, l'épisode et la montagne.
- L'épisode caniculaire du 7 au 13 juillet a fait reculer l'énuité de 7,2%.
- Vous, vous constatez quoi en France, Laurent Abitbol ? Alors, d'abord, les Français continuent à aller dans ces...
Transcription générée par IA