Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Les clés d'une vie, celles de mon invité.
- Vous avez monté des classiques avant d'en devenir un à travers vos pièces.
- Le charbon a été une mine pour vous, mais aussi pour vos producteurs.
- Publier votre premier roman ne vous empêche pas de continuer à passer aux actes.
- Bonjour Jean-Philippe Daguerre.
- Bonjour Jacques.
- Alors on va évoquer tout à l'heure votre premier roman, qui est également une pièce de théâtre au Petit Montparnasse, La femme qui n'aimait pas Ravie Jacob, un titre intriguant pour une histoire inspirée de la réalité.
- C'est chez Albin Michel.
- Et puis le principe des clés d'une vie, vous le savez, c'est d'évoquer votre parcours à travers des actes clés.
- La première que j'ai trouvée, 14 août 1991, vos débuts à la télévision.
- Douce France, cher pays de mon enfant.
- Vous jouez un villageois dans le 21e épisode de la série Douce France, Le serpent perfide et froid.
- Vous vous en souvenez ? Je m'en souviens parce que j'étais récurrent, j'avais un tout petit rôle.
- J'étais avec Henri Guibé, je faisais son employé dans son café.
- Et je venais de temps en temps tourner pendant toute une année.
- C'était mes premiers tournages de toute ma vie.
- Je venais juste d'arriver à Paris depuis peu de temps.
- Et c'était mon premier tournage.
- Il se trouve que c'était une sitcom qui mettait en scène la vie pittoresque des habitants d'un village du Beaujolais.
- Et elle a été produite par Pierre Grimblat, qui était à l'époque le grand manitou des séries de télévision.
- Comment vous vous êtes retrouvé là-dedans ? J'ai fait un casting en visitant mes parents.
- Je vivais à Bordeaux.
- J'étais au conservatoire de Bordeaux à l'époque.
- Mon père avait été muté sur Paris et je l'ai visité.
- J'étais élève comédien.
- Je faisais un plan à l'Aïnpeu spectacle d'une audition.
- Et puis j'ai rencontré le directeur de production.
- Il m'a dit, on a un petit rôle pour toi si tu veux.
- C'était mon début.
- Je suis devenu intermittent du spectacle grâce à cette série.
- Il y avait Maurice Rich aussi dans cette série.
- Vous avez fait toujours très court à la télévision.
- Puisqu'il y a eu une série sur Canal+, vous avez joué à un patron.
- Il y a eu 84 épisodes de 2 minutes 30.
- Oui, les faut-ils.
- J'ai fait beaucoup de choses à la télé.
- Mais il y a plein de choses qui ne sont pas marquées.
- Quand on va sur Internet.
- Mais c'est vrai que j'ai fait une toute petite carrière.
- J'ai fait beaucoup de séries, beaucoup de guests.
- Mais c'est vrai que ce n'était pas un objectif en soi.
- La télé était un monde où j'étais content d'y aller.
- Et c'est vrai que globalement, je sentais que j'étais plus attiré par le spectacle vivant que par l'image.
- En même temps, cette série, il faut-il qu'on a un peu oublié, il y avait un père horrible, une mère qui était une sainte.
- Et vous étiez le patron.
- Oui, je faisais plein de personnages.
- C'est Maurice Barthélémy des Robin des Bois qui était le rôle clé.
- Et moi, je faisais plein de guests en faisant que des personnages différents.
- Donc j'ai fait le patron, mais j'ai fait énormément d'autres personnages.
- A chaque fois, c'était très court.
- Et c'était des occasions de bien rigoler.
- C'est un très bon souvenir de tournage, par contre.
- Oui, dans cette série, on se posait des questions existentielles.
- Comme inventer n'importe quoi pour éviter d'avoir à déposer son enfant à l'école.
- Ou se taper la cause actuelle pour ne pas se taper le PV.
- C'était des années canales, un petit peu...
- Un petit peu hard.
- Oui, c'était un peu hard.
- Et puis, moi, j'avais fait aussi H avec Jamel.
- Le monde de Jamel avec Jamel Debbouze aussi.
- C'était tout un petit monde que je fréquentais.
- Et les auteurs aussi de toutes ces séries, sitcoms et comiques, c'était vraiment des amis.
- Et ça a été des excellents souvenirs parce qu'on passait vraiment des moments mémorables à tourner ces petits... On faisait un peu n'importe quoi.
- Mais au moins, on riait beaucoup.
- Ce qui a beaucoup fait rire aussi les gens, c'est un...
-...
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