Retranscription des premières minutes :
- Le Mutant.
- Le Mutant qui est une des rares séries de science-fiction de l'époque à TF1.
- Et c'est votre premier téléfilm ? Oui.
- C'est extraordinaire.
- Oui, je me souviens parce que moi je n'avais fait que du théâtre.
- Oui.
- Et puis tout d'un coup il y a eu plusieurs actrices qui ont été appelées pour faire des essais pour Le Mutant.
- Et je me souviens qu'il y en avait dix, puis finalement il y en avait huit, puis finalement il y en avait cinq, puis finalement il y en avait trois.
- Et finalement il m'avait choisi et j'étais très étonnée.
- Vous étiez la jeune biologiste qui menait une enquête sur le fils caché d'un prix Nobel qui aurait été un mutant.
- Oui.
- C'est extraordinaire à l'époque, on ne parlait pas encore de science-fiction.
- Non, non, mais j'ai un très bon souvenir de ce que tout était nouveau pour moi.
- Je crois que c'était la première fois que je faisais du cinéma, même si c'était de la télévision.
- Il se trouve que l'auteur c'était Alain Page qui était quand même célèbre parce qu'il a écrit deux romans adaptés au cinéma qui sont La Piscine et Le Chapeau Pantin.
- Ah oui.
- C'est quand même n'importe qui.
- Alors il se trouve qu'ensuite il y a eu Les Dames de la Côte.
- Les Dames de la Côte ça a vraiment été le déclenchement Fanny Ardant de votre carrière.
- Oui.
- C'était une série finalement, quand on la regarde, on se dit que c'est d'Antoine Abbé avant la lettre.
- C'est vrai, et puis il y avait quelque chose, la guerre de 14 vue du point de vue des femmes, il y avait des grands personnages comme ça, romanesques, l'amour, la guerre, la peur, la trahison, tout ça.
- Donc Nina Companez c'était une grande scénariste.
- Elle écrit très très bien.
- Elle avait écrit des personnages extraordinaires et moi je me retrouvais avec des grands acteurs comme Edwige Feuillère, Martine Chevalier, Françoise Fabian.
- Denise Gray.
- Denise Gray, Francis Huster.
- Vous étiez la débutante au milieu de ces stars.
- Il y a une émotion quand même dans ces cas-là.
- Très.
- Mais en même temps, comme c'était que des grands acteurs, je trouve que la marque des grands acteurs c'est que c'est comme s'ils remettaient toujours tout les compteurs à zéro.
- C'est-à-dire qu'ils ne m'ont jamais traité comme une débutante.
- On était jetés ensemble dans cette histoire qu'on allait raconter.
- Au départ, je crois Fanny Ardant, que le cinéma, ce n'était pas votre passion.
- Votre première passion, c'était l'opéra.
- Oui, ça a été le théâtre que j'ai eu envie de faire en regardant, très jeune, petite jeune fille à Monaco, l'opéra.
- Et je disais toujours, d'être sur scène, un rideau qui s'ouvre et tout d'un coup de raconter une histoire.
- Je n'ai jamais pensé chanter, mais j'ai toujours pensé que j'avais envie de dire des textes forts, une langue forte, une langue poétique.
- Et puis, il se trouve qu'à Monaco, il y a un opéra qui s'appelle la Salle Garnier, comme à Paris, puisque c'est le même architecte.
- Je ne sais pas si vous le savez, mais l'architecte Charles Garnier, lorsqu'on a inauguré l'opéra de Paris, il était fâché avec le maréchal de Macaron, président de la République.
- Il a dû payer sa place pour la première.
- Ah oui, ça je ne savais pas.
- C'est extraordinaire.
- Il se trouve que Monaco, vous êtes née à Saumur au départ.
- Oui.
- Parce que je crois que votre père était colonel de cavalerie.
- Oui, il était officier de cavalerie.
- Et il y a un comédien d'ailleurs qui rêvait d'être à Saumur, qui n'a jamais pu y aller.
- C'est Jacques Dufilo qui a joué un rôle dans Une Vie.
- Oui, je me souviens.
- Vous vous souvenez ? Oui, très bien.
- Et je crois qu'il est ensuite passé à Monaco parce qu'il a travaillé au service du prince dans la garde...
Transcription générée par IA