Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité après 50 années de théâtre.
- Vous avez choisi de passer de la fiction à la réalité en racontant des coulisses haute en couleur, celle du rideau rouge.
- Votre livre, Je m'en fous, je dis tout, à sa place sur Sud Radio, puisque comme vous, nous parlons vrai.
- Bonjour Alain Sachs.
- Bonjour Jacques.
- Alors ce livre, Je m'en fous, je dis tout, vos mémoires, sortis aux éditions du Nouveau Monde, on va bien sûr en parler tout au long de l'émission, puisque l'émission est basée sur des dates clés de votre parcours.
- Et à partir de ce livre, j'ai trouvé des dates clés qu'on va évoquer selon le principe des clés d'une vie.
- La première, le 11 août 1972, première diffusion de ce feuilleton.
- Suivez Budard, ça veut dire quelque chose ? Vous avez retrouvé la musique du générique ! Ah, vous êtes trop fort là ! Incroyable ! C'est un feuilleton, 20 épisodes, qui raconte le quotidien d'une bande de copains dans la région parisienne qui va créer la première télé pirate, la première télé dans un immeuble.
- Vous vous rendez compte de la vision de cet homme qui s'appelait André Voisin, que vous avez connu parce qu'il avait deux émissions phares à la télévision, seuls les anciens peuvent connaître ça, qui étaient Civilisation et Les Conteurs.
- Et cet homme a eu cette idée, à l'époque où il n'y avait qu'une seule chaîne, et donc toute la France était devant le feuilleton qui précédait le journal télévisé, mais vraiment toute la France, et généralement c'était tous ces feuilletons historiques, L'Homme du Picardie, toutes ces choses-là.
- Et là, il a eu l'idée de faire un feuilleton totalement improvisé sur une télévision libre, je ne sais pas combien d'années avant que la chose ait eu lieu pour de vrai.
- Oui, mais improvisé, c'est-à-dire que tout le monde a improvisé son texte ? Absolument.
- Il avait un vague scénario, et les comédiens, alors c'était des comédiens, c'était des improvisateurs, c'était des hommes qui venaient du musical, du cabaret, et on était absolument libres d'inventer et d'improviser.
- Cela dit, ça a été un scandale absolu à la télévision, tout le monde a hurlé au scandale en disant que c'était une honte de la part du service public.
- Cela dit, il n'y avait que le service public à l'époque, mais j'ai eu les pires critiques, enfin pas moi, mais l'ensemble de l'entreprise, comme quoi c'était une fille et une affaire, effroyable.
- Vous étiez Hugues Morel, qui était l'inventeur de la première télé privée finalement dans un immeuble.
- Absolument, tout à fait, réalisé par les voisins du quartier, c'est exactement.
- Il se trouve que vous êtes arrivé là, dans ce feuilleton, au plus mauvais moment de l'année, puisque c'était l'année du bac, mais que le ministre n'avait pas votre problème parce que l'école n'a jamais été votre problème, Alain Sachs.
- Absolument, je fais partie de ces gens nombreux que vous avez reçus, pour qui l'école n'a pas été l'endroit qui les a éveillés au monde le plus.
- Mais oui, je me suis absenté pendant trois mois l'année de la terminale pour aller tourner ce film, j'ai eu des parents quand même très compréhensifs, m'ont laissé faire ça.
- Ils m'ont juste demandé de m'engager à avoir mon bac.
- Donc j'ai dit ok, j'aurai mon bac, mais je me suis absenté trois mois l'année du bac.
- Et vous avez une particularité, Alain Sachs, vous avez été renvoyé d'un lycée où vous êtes revenu, Jean-Joseph Saïd.
- Alors vous vouliez savoir cette histoire, j'étais un cancre absolu, j'étais pas un méchant garçon, mais j'étais un cancre.
- Et un monsieur qui s'appelait monsieur Blais, qui s'appelait monsieur Blais, a eu cette idée étonnante à l'époque de voir pourquoi les cancres étaient cancres, d'essayer de comprendre ça avant toutes les classes de transition, de pratique, avant toutes les expérimentations qui avaient été faites depuis.
- Et il a choisi 15 élèves particulièrement cancres, mais dont le coefficient intellectuel n'était visiblement pas la source du...
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