Retranscription des premières minutes :
- Vous êtes président de la Chambre d'agriculture de l'Hérault, vice-président de la FNSEA en charge de l'agriculture.
- Bonjour Jérôme Despée.
- Bonjour.
- Merci d'être avec nous.
- C'est la crise dans le secteur de la viticulture.
- Alors pour certains, parce qu'il faut arracher des vignes.
- Le secteur réclame de l'argent, 200 millions d'euros.
- Dites-nous déjà pourquoi, quelles sont les raisons en partie de cette crise aujourd'hui ?La situation de notre viticulture est dramatique depuis de nombreuses années par une conjonction multifactorielle.
- Je pense en particulier le contexte géopolitique avec les taxes Trump aux Etats-Unis, le conflit avec la Chine pour nos spiritueux et le cognac sur un conflit qui est celui des batteries électriques, le changement climatique, l'augmentation de nos charges, la situation de la déconsommation croissante dans notre pays amène ce secteur dans de très très très grandes difficultés.
- Oui, c'est ça.
- Et notamment, ce sont les plus petits entre guillemets, je mets des guillemets bien sûr, viticulteurs qui souffrent et qui vont devoir pour certains arracher parce que ce n'est pas rentable ?Oui, c'est une situation qui est dramatique, c'est un vrai créateur parce que lorsqu'on est vigneron, qu'on est dans cette situation particulièrement difficile et que vous êtes en dessous de coûts de production par rapport au prix qui vous est payé, c'est des situations très difficiles.
- C'est pour ça que nous avions demandé un dispositif d'arrachage et de distillation dans un but de pouvoir accompagner ceux qui sont le plus en difficulté, mais surtout pour permettre d'essayer de retrouver une situation sur les prix qui soit beaucoup plus favorable en intégrant nos coûts de production et permettre surtout de conquérir les parts de marché.
- On est dans un équilibre au niveau mondial entre la production et la consommation et il faut que la France puisse conquérir ces nouvelles parts de marché.
- Oui, c'est ça.
- Alors, vous avez rencontré la ministre Annie Jeuneward, Jérôme Despurs, il me semble-t-il hier soir, ou alors vous allez le faire de nouveau ce matin parce qu'il y a eu des manifestations aussi dans la région.
- Qu'est-ce que vous lui demandez et est-ce que vous avez déjà obtenu quelque chose ? Oui, j'ai rencontré la ministre avec mes collègues de la filière viticole hier soir.
- Elle sera au CTV à Montpellier dans la matinée.
- On avait demandé trois dispositifs.
- Un dispositif d'accompagnement sur l'arrachage et la distillation sur des crédits nationaux et des crédits de réserve de crise de l'Union européenne, 200 millions d'euros à minima.
- Nous avons obtenu 130 millions d'euros sur l'arrachage.
- Il y a toujours une négociation avec la Commission européenne sur cette réserve de crise.
- C'est important parce qu'on voit lorsqu'il y a des négociations géopolitiques en faveur d'autres secteurs de l'activité.
- Vous parlez du Mercosur peut-être notamment ? Je parle du Mercosur, je parle d'un certain nombre d'échanges sur les batteries électriques avec la Chine, je parle de l'acier.
- Et chaque fois, la variable d'ajustement c'est l'agriculture, les vins et les spiritueux.
- Et c'est pour ça que l'Union européenne doit répondre sur la réserve de crise pour aider nos vignerons.
- Et puis le deuxième sujet, c'était le sujet de la trésorerie, puisque nous avons des trésoreries complètement catastrophiques en ce moment.
- La ministre a annoncé à nouveau des prêts de reconsolidation parce que les précédents n'étaient pas adaptés au secteur viticole, mais aussi des prises en charge de cotisations sociales, des dégrèvements sur la taxe sur le foncier non bâti.
- Ça c'est pour la trésorerie.
- Et puis il faut parler d'avenir, parce que moi je crois en l'avenir.
- Et on aimerait, au travers de notre politique agricole commune, de notre organisation commune de marché, d'avoir des moyens pour la promotion, pour permettre de conquérir ces parts de marché.
- On est dans un équilibre au niveau mondial entre la production et la consommation.
- Et il faut que la France puisse conquérir ces nouvelles parts de marché.
- Bon, donc évidemment il y a du boulot, il y a du pain sur la table comme on dit souvent.
- Écoutez, on va vous laisser discuter...
Transcription générée par IA