Retranscription des premières minutes :
- Brigitte Laé, Sud Radio, le sexe au conseil.
- Alors Vincent Huppertand, on va parler de l'excitation féminine.
- Je dis bien l'excitation féminine, je ne parle pas du désir féminin.
- Elle est particulièrement plus fragile que chez l'homme et ça c'est vraiment important.
- Parce qu'en fait, j'ai essayé de trouver une explication un petit peu médicale, vous allez me dire si vous êtes d'accord.
- Le corps caleux est 30% plus développé, alors ça a un grand avantage parce que ça permet de faire deux choses à la fois.
- Seulement voilà, c'est un handicap dans le rapport sexuel parce que ça permet de faire deux choses aussi à la fois, c'est-à-dire d'avoir du plaisir et puis en même temps de se rappeler qu'on a oublié de mettre la machine à laver en route ou qu'on a oublié d'acheter le pain, enfin bref.
- Alors je rigole un peu en disant ça, mais c'est vrai que la femme reste souvent quand même, toujours en relation avec son néocortex et puis son cerveau émotionnel, alors c'est bien dans certains cas, mais c'est vrai que de rester en contact avec le cerveau conscient quand on est en train de faire l'amour, ça peut disjoncter.
- Ça disjoncte beaucoup même.
- Voilà, et c'est pour ça que l'homme lui, il a besoin d'apprendre à penser à autre chose parce que sinon il va éjaculer trop vite.
- C'est ça.
- Et la femme doit apprendre.
- Elle doit apprendre à relier son néocortex sur ses sensations.
- C'est-à-dire qu'elle doit apprendre, quand elle réfléchit pendant l'acte sexuel, à se remettre dans sa sensation, dans sa respiration pour revenir dans le corps et pas commencer à penser à « qu'est-ce que je vais faire à manger ? Tiens, les beaux-parents qui arrivent dimanche, qu'est-ce que je vais faire ? » Enfin bon, bref.
- Voilà, donc elle doit penser à ce qu'elle ressent en quelque sorte.
- Et quand je dis penser à ce qu'elle ressent, ça veut dire ressentir.
- Ressentir.
- C'est le seul moyen, lorsqu'on est dans son corps et qu'on ressent et qu'on respire, d'éloigner les pensées parasites.
- C'est absolument vrai.
- Nous, les hommes, nous sommes en otage.
- Une chose à la fois, et quand il s'agit d'excitation sexuelle, le cerveau, il est off, on n'est pas d'hypnose.
- La seule chose qui peut nous empêcher de tomber dans cette hypnose, dans cette excitation maximale, c'est la peur.
- De l'élection qui tombe.
- Parce que là, c'est mort.
- Ou du mari qui rentre.
- Oui, pourquoi pas.
- Ou des enfants.
- Alors que souvent, les femmes, c'est dans tous les sens.
- C'est mille choses en même temps.
- C'est une espèce de plein de choses à la fois.
- Et elles n'arrivent pas à se focaliser.
- Donc dire à une femme « lâchez prise », c'est presque une mission impossible.
- Parce qu'il y a plein de choses.
- Et que si on n'apprend pas cette capacité de focaliser sur la société, la sensualité, justement le conseil qui est très important, de se reconnecter avec la sensualité de son corps, on ne sait pas faire.
- Et donc, lorsqu'on n'est pas sur la sensualité, on perd tout de suite l'excitation.
- Donc l'excitation, elle est extrêmement fragile chez la femme.
- Boum, ça part et plus rien.
- Beaucoup plus que chez l'homme, en tout cas.
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Transcription générée par IA