Retranscription des premières minutes :
- Les accords commerciaux américains minent nos intérêts en termes d'export, exigent des concessions maximales et ont ouvertement pour but d'affaiblir et de subordonner l'Europe avec en plus une accumulation de nouveaux droits de douane qui sont fondamentalement inacceptables.
- Et donc au-delà de l'Europe, Trump est-il en train de diviser la France, Philippe ? Eh bien pour le moment, vous dites non à ça.
- 54% voulaient réagir.
- Aude, qui ne divise jamais les auditeurs, vous attend au 0826 300 300.
- Et ça sonne déjà avec Luc qui nous appelle du Péreux sur Marthe.
- Bonsoir Luc, bienvenue sur Sud Radio.
- Bonsoir Vécile, bonsoir Philippe, bonsoir.
- Quel est votre avis ? Est-ce que vous vous sentez divisé ? Eh bien écoutez, je ne me sens absolument pas divisé.
- Alors certes, Donald Trump divise les Français comme tout dirigeant mondial, mais interroge les esprits qui sont impliqués dans la marge du monde, c'est évident.
- Mais à mon avis...
- Oui, il ne divise pas plus les Français que ne le fait Emmanuel Macron.
- Et c'est pour ce dernier que c'est le plus grave.
- Les indignations que j'ai de part et d'autre, d'amis, de connaissances et tout, sont à mon avis souvent assez primaires.
- Ce n'est pas l'ancien buteur que de dire ça, mais pour séparer le bon grain de l'ivraie, nous pauvres mortels, nous n'avons pas tous les éléments.
- Voilà telle chose que je vois, si vous voulez, c'est que derrière cet aspect tenu truand et ructant, c'est le discours américain.
- Ça fait jour, au vu de son discours, le discours qu'il a fait, c'est sûr, que j'ai bien écouté, une réelle volonté de nous considérer, nous, Européens, comme de véritables partenaires.
- Alors certes, il nous m'emmène, et il est temps, qu'il nous dit-il, que nous nous affranchissions de nos lubies.
- Il n'humilie pas l'Europe.
- Il nous met le nez dans nos turpitudes, pour ne pas employer une expression plus...
- Plus trash.
- C'est ça.
- Restez avec nous, Luc, on va faire réagir.
- Allez-y, allez-y, pardon.
- Il ne reconnaît pas l'Europe, donc il est humain issu, par sa parentalité, allemand et écossaise, comme un ennemi.
- Mais papa nous fait la leçon.
- Alors certes, en public, c'est malaisant.
- Philippe Béliat.
- Il ne divise pas les Français pour une raison simple, c'est que malheureusement, l'idolâtrie que beaucoup de Français manifestent à l'égard de Donald Trump, aujourd'hui, vient du fait qu'il y a un sentiment majoritaire dans notre pays, hostile à Emmanuel Macron.
- Et tout ce qui humilie ce dernier a malheureusement l'aval des Français.
- Deuxième élément, et je finis rapidement là-dessus, Cécile, Donald Trump agit avec la France comme il agit ailleurs, c'est-à-dire une surenchère financière, en définitive.
- Il gagne et il ose dire qu'il n'utilisera pas la force contre le Groenland, comme s'il nous faisait un cadeau.
- Et à chaque fois, il gagne, parce qu'il obtient quelque chose de plus petit que l'absurdité qu'il a demandé.
- Et donc, il humilie la France.
- Pardon, je suis trop long, dernière phrase, parce que précisément au sein de l'Europe, Emmanuel Macron est celui qui lui résiste le plus.
- Avec Marc Auclair.
- Moi, je pense qu'il n'y a pas un traitement de défaveur contre la France.
- Sa posture est la même, quels que soient les pays.
- Après, ce qui peut peut-être réussir, c'est de nous unir, justement.
- Après la limite, il n'y a plus de limite.
- Donc, je pense que c'est le moment.
- Je vais lui dire stop.
- Sébastien Maïna ? Moi, franchement, je suis plutôt d'accord.
- Je ne suis des fois pas d'accord avec les auditeurs, mais là, je suis plutôt d'accord.
- Avec Luc ? Avec Luc.
- Je pense que Luc a raison, en fait.
- Trump souhaiterait une autre Europe.
- Et ce qu'il dénonce, c'est finalement aussi ce qu'on dénonce ici.
- C'est-à-dire une Europe technocratique qui humilie les peuples, qui, quelque part, marche sur nos intérêts, et en fait, il nous reproche très clairement de ne pas être assez souverainistes, de ne pas être assez nationalistes, de ne pas être assez patriotes.
- Alors, c'est juste un petit peu incroyable que ce soit un président américain qui vienne nous faire la leçon.
- Mais moi, je pense que c'est ça.
- Il n'a pas du tout envie qu'on se fasse piétiner...
Transcription générée par IA