Avec Christophe Béchu, Ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires de France

Les grands acteurs de la vie politique s'expriment au micro de Jean-Jacques Bourdin. Retrouvez " L'invité politique" chaque matin à 08h30 sur Sud Radio et en podcast.

Stéphanie De Muru avec Christophe Béchu

Retrouvez ci-dessous la retranscription automatique des 5 premières minutes de votre émission :

"Quel est le premier bilan de la tempête ?"

Stéphanie De Muru : Bonjour à tous, mon invité politique aujourd'hui, Christophe Béchu, ministre de la transition écologie et de la cohésion des territoires. Bonjour Christophe Béchu, merci d'être avec nous ce matin. Vous avez passé une partie de la soirée dans une cellule de veille. Quel est le premier bilan de la tempête ?

Christophe Béchu : On a une tempête qui a été conforme à ce qu'étaient les prévisions des météorologistes, avec des vents extrêmement violents, y compris des pointes qui ont été mesurées aux alentours de 200 km/h sur les pointes de la Bretagne. Avec, à la minute où je vous parle, un mort dans un département qui n'était pas classé rouge lié à une chute d'arbres, des dégâts matériels importants, 1 200 000 foyers privés d'électricité, une circulation interdite sur les routes du Finistère compte tenu des nombreuses chutes d'arbres qui nécessitent des interventions. J'allais dire que globalement, quand on compare aux grandes tempêtes qu'on a connues il y a 10 ou 20 ans, les messages de prévention, la façon dont nous nous sommes préparés à cette tempête nous a sans doute permis d'éviter le pire.

Stéphanie De Muru : C'était la nuit, la population restait à la maison, les consignes en ont été respectées ?

Christophe Béchu : Oui, on avait la chance entre guillemets que ça arrive un jour férié, donc un jour où déjà les poids lourds ne circulent pas mais avec une réactivité de la part des autorités pour prendre des mesures de restriction de la circulation, de consigne, de prévention, et puis on a activé également le dispositif FR alerte qui a permis d'envoyer dans les départements qui étaient classés rouges des SMS pour rappeler aux gens ce qu'étaient les consignes de sécurité en particulier de surtout pas sortir la nuit dernière. Je veux profiter de votre antenne pour dire que ça n'est pas fini. Nous sommes sortis de la vigilance rouge pour le Finistère, à 8 heures ce matin nous sommes sortis de la vigilance rouge pour les Côtes-d'Armor. Il nous reste un département qui est en vigilance rouge jusqu'en milieu de matinée qui est la Manche, mais nous attendons pour le milieu de la matinée, correspondra au moment de la marée haute des vagues particulièrement hautes, de 6 mètres, de 8 mètres, de 10 mètres en fonction des endroits, donc on a des risques de submersion marine, les consignes de prévention à la minute où on se parle c'est n'allez pas vous approcher pour admirer les vagues, les risques sont réels ce matin et plus largement durant toute cette journée sur ces territoires, donc soyez prudents parce qu'on peut avoir des arbres qui ont été fragilisés et qui tombent, on peut avoir des sujets sur des toits qui...

"Je l'appelle à rester vigilante."

Stéphanie De Muru : Donc vous appelez la population à rester calfeutrée à domicile ?

Christophe Béchu : Je l'appelle à rester vigilante.

Stéphanie De Muru : En tout cas pas se promener au bord des côtes. 1,2 million de foyers privés d'électricité, quand pourra-t-il être rétablie ?

Christophe Béchu : Nous avons des équipes qui sont à pied d'œuvre déjà depuis cette nuit, le rétablissement va se faire tout au long de cette journée, j'ai pas le détail de ces foyers, il y en a près de 800 000 qui sont en Bretagne là où les choses sont les plus concernées, ce que je peux dire c'est que l'écrasante majorité retrouvera de l'électricité dans cette journée.

Stéphanie De Muru : Alors on va évidemment découvrir les dégâts au fur et à mesure de la matinée, parce qu'il y en a forcément vous le disiez des vents quand même à 200 km heure pour certaines zones, concrètement que va faire l'État pour aider les sinistrés ? Est-ce que déjà l'état de catastrophe naturelle va être déclaré ?

Christophe Béchu : Ce sont des scions qui vont être prises dans la journée d'aujourd'hui quand on va effectivement, comme vous venez de le dire, consolider ce que sont les dégâts. Ce qui est certain c'est que la puissance de ces rafales de vent permettrait cette reconnaissance de catastrophe naturelle sur une partie du territoire à n'en pas douter. Ensuite je vous dis, la priorité absolue c'est de constater, de vérifier que nous n'avons pas de dégâts qui nous seraient échappés et la priorité encore plus c'est d'aller rétablir le plus vite possible l'électricité et les conditions de circulation sur ces territoires. Tout au long de cette journée les équipes de l'état vont être à pied d'œuvre et je veux saluer ceux qui dans les préfectures, sur le terrain de travail, je veux saluer nos sapeurs-pompiers qui dans beaucoup d'endroits multiplient aussi les interventions à l'appel des particuliers. Et puis les agents des NEDIS qui là sont en première ligne dans le cadre de ce rétablissement de l'île électrique et vous en saurez plus dans la journée au fur et à mesure qu'on va avancer.

"Il y a déjà eu un des tempêtes, vous l'avez dit vous-même, un monstre par le passé."

Stéphanie De Muru : Il y a également la question des transports. Les TER sont interrompus jusqu'à demain, pareil pour les TGV ?

Christophe Béchu : Alors, les TER sont effectivement interrompus aujourd'hui. Les TGV, il n'y en a pas en direction de Nantes et du Mans pour la journée d'aujourd'hui. Ils devraient recommencer à circuler demain. Des trains de reconnaissance de la SNCF vont être envoyés sur les différents réseaux ferroviaires avec des bûcherons qui seront susceptibles d'aller couper les arbres qui sont tombés sur les voies puisque c'est ça notre souci principal ou de pouvoir rétablir les caténaires qui ont pu être abîmés pour qu'on retrouve un niveau de circulation le plus normal possible demain à la minute où je vous parle. Je n'ai pas de raison de douter de cet objectif.

Stéphanie De Muru : Alors, on a parlé de bombes météorologiques ou encore de tempêtes explosives. Est-ce que la France doit se préparer à connaître de nouveaux phénomènes d'ampleur telles que celui-là ? Il y a déjà eu un des tempêtes, vous l'avez dit vous-même, un monstre par le passé. (...)

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