Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Akili. Jean-François Akili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche et des écologistes à Paris et député de Paris. Bonjour, Emmanuel Grégoire. Bonjour.
- Vous allez nous parler de votre projet de zéro enfant dans la rue l'hiver prochain à Paris. Mais tout d'abord, je sais pas si vous avez entendu Rachida Dati, qui était interrogée ce matin sur le confort de TF1, sur les alliances. Est-ce que vous sauriez avec qui vous allez gérer le deuxième tour ? Elle répond grosso modo « Moi, j'ai une équipe sérieuse, j'ai un projet clair », etc. « Je n'ai pas, comme la gauche, une équipe de briques et de brocs allant de LFI à Lucie Casté, qui a ruiné cette ville ». Que lui répondez-vous ? Que c'est du Rachida Dati dans le texte, c'est-à-dire ceux de l'invective.
- C'est toujours agressif.
- C'est faux, qui est aussi une caractéristique. Il n'y a pas de LFI, puisqu'il n'y a pas d'alliance avec LFI. Elle semblait parler de l'héritage, hein, oui.
- Non, mais LFI a toujours été dans l'opposition municipale. Depuis 2001, que la gauche a gagné à Paris, et depuis que LFI a été créée, ils ont été toujours concurrents.
- Et nous n'avons jamais eu d'alliance avec eux. Jamais. De briques et de brocs. Et donc elle ment. Oui, de briques et de brocs.
- C'est l'outrance de Rachida Dati. Et je suis bien plus intéressé par le sujet des enfants à la rue que par Rachida Dati.
- Le sujet pour M. Grégoire, pour M. Brossat, pour M. Béliard. Il y a une attente forte des Parisiens d'une alternance, dit-elle.
- 25 ans de gauche ont abîmé Paris de manière inédite, comme jamais. Vous réfutez ? Mais surtout, moi, je sors un livre qui s'appelle « Aimer Paris ». « Aimer Paris » parce que j'aime profondément cette ville, j'aime profondément ses habitants.
- C'est vrai qu'il y a des problèmes, comme partout dans le monde, pas qu'à Paris. Mais moi, j'aime cette ville. Je passe pas mon temps à faire du bashing sur cette ville.
- Si elle déteste cette ville à ce point, je me demande bien ce qui l'anime, quel est son moteur d'engagement sur cela.
- Moi, c'est la passion que j'ai pour cette ville et pour ses habitants. Le reste n'a pas beaucoup d'importance à mes yeux.
- Bon, nous n'allons pas éluder les problèmes ce matin. Mais tout d'abord, ce zéro enfant dans la rue l'hiver prochain à Paris, ça rappelle un peu.
- Vous savez, Yann El-Jospin en 2002, ça a été assez précieux. Tout Emmanuel Macron en 2007, d'ailleurs, au passage.
- Également Emmanuel Macron aussi. C'est un peu risqué, quand même, comme Paris.
- Alors d'abord, vous comprenez qu'il est formulé sur un objet.
- C'est un objectif prioritaire dont j'imagine et dont j'espère qu'il sera très largement partagé.
- Parce que si vous êtes élu, on revient fort dans un an.
- Oui, oui, bien sûr. C'est insupportable qu'il y ait des enfants qui soient à la rue. C'est insupportable.
- C'est à portée de main. Si j'en prends l'engagement dès l'hiver 2026, c'est bien que je sais que c'est à portée de main.
- Ça supposera évidemment un investissement supplémentaire de la ville au nom de cet engagement.
- Et je précise que je veux tendre vers aussi...
- L'idée qu'à la fin de la mandature, on puisse offrir des places à tous ceux qui le souhaiteraient.
- Mais comment allez-vous faire ? On va ouvrir des lieux, tout simplement. On va arrêter de savoir de qui c'est la responsabilité.
- Est-ce que c'est l'État ? Est-ce que c'est la ville ? Est-ce que c'est les associations ? Etc.
- Il n'y aura plus d'enfants à la rue à l'hiver 2026. C'est un engagement dont je serai comptable dès l'hiver 2026.
- Mais quand vous dites « enfants », c'est tout le monde. Vous courez tout le monde, bien sûr.
- Oui, à Paris. Mais vous courez tout le monde. Vous n'arrêtez pas seulement les enfants.
- Non, non, non.
- Il y a 3 500 personnes dans la rue.
- Moi, je ne suis pas un magicien. Je n'ai pas de baguette magique.
- Il y a ce soir la nuit de...
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