Par Jean-François Achilli avec Vincent Jeanbrun
Avec Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement
Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, est notre invité politique
Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
- Et Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin, c'est Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville, et d'un sujet ô combien important, évidemment, le logement.
- Et d'ailleurs, sur Sud Radio, nous accordons une grande place, en fait, au logement. Chaque samedi, nous avons « Parlons Imo » avec toute l'équipe de Sylvain à Lévis-Valency.
- Ça fait des années que Sud Radio, évidemment, parle du logement. Alors, à vous, Jean-François.
- Bonjour, Vincent Jeanbrun. Bonjour.
- Sébastien Lecornu, qui a donc recours au 49-3 pour adopter le budget, avec regret et un peu d'amertume, dit le Premier ministre. Tout ça pour ça, Vincent Jeanbrun ? Non, regret et amertume, pourquoi ? Parce que Sébastien Lecornu a courageusement fait un pari, celui de réussir par le dialogue, par le compromis et par l'intelligence collective.
- Et bien lui en a pris, puisque sur le budget de la Sécurité sociale, ça a marché. Ça n'a pas été simple, ça n'a pas été évident, mais le compromis a fonctionné.
- Là, on arrive à un stade où, malheureusement, sur le budget général de la France, vous avez aujourd'hui des forces politiques qui ont cherché à saboter la LFI, le Rassemblement national.
- On le voit encore quand ils ont voté un amendement qui baisse de 20% l'argent que l'État donne aux villes, aux communes, aux villages. Ça, ça fait mal.
- Et puis vous avez effectivement une formation politique que sont les partis communistes et les écolos qui, finalement...
- Ils ont quitté la table des négociations, ce qui rendait malheureusement impossible un vote en bonne et due forme à l'Assemblée.
- Ça vous fait pas un peu mal, quand même ? Parce que vous êtes républicain, Vincent Jeanbrun. Parlons vrai. C'est le slogan de Sud Radio.
- Vous avez mangé votre chapeau chez LR. C'est un budget qui fait la part belle aux socialistes. Vous êtes d'accord avec ça ? Est-ce que c'est un budget imparfait ? Certainement. Mais c'est un budget qui fait un compromis. Donc chacun y gagne, et personne ne gagne toute la copie.
- Pour être honnête, on avait un objectif au niveau du gouvernement qui est partagé par la droite républicaine.
- C'est celui de faire en sorte que ce budget soit moins déficitaire que celui de l'année précédente et que celui de l'année d'avant encore.
- On sera à 5% si la copie est adoptée par le 49-3. 5%, là où l'année dernière, on était à 5,5%.
- Ça veut dire que l'effort de désendettement, l'effort d'économie, il est présent. Encore une fois, est-ce que c'est un budget signé en bas de la copie 100% de droite républicaine ? Non.
- Non. Mais c'est même 0% de la droite républicaine. Non, mais c'est quasiment 0%. Vous êtes d'accord que c'est Olivier Faure qui a dicté son agenda ? Non, je suis pas d'accord. Est-ce qu'Olivier Faure a obtenu la taxe Ducman ? Parce que c'est ça qu'il voulait. Non. Est-ce qu'Olivier Faure a eu le retour de l'ISF ? Non.
- Est-ce qu'Olivier Faure a obtenu tout ce qu'il a demandé ? Heureusement non. Est-ce que la gauche a obtenu certaines choses, comme la suspension de la réforme des retraites ? Oui, évidemment.
- Ça s'appelle un compromis.
- Que dites-vous de la surtaxe de l'impôt sur les 300 plus grandes entreprises françaises ? Il emploie 5 millions de salariés du privé.
- C'est important de parler fiscalité. Qu'est-ce que la droite a défendu dans ce budget ? Et Laurent Wauquiez en tête avec les parlementaires de son groupe.
- Pas d'augmentation d'impôts pour les ménages. Ça a été obtenu. C'était pas le cas dans la copie initiale. Pas d'augmentation des impôts pour les familles qui nous écoutent.
- Ensuite, pour les entreprises, il y avait une tentation. Je vous le dis, taxe Ducman, retour de l'ISF, etc. Là, la fiscalité, 99,9% des entreprises de France, ne paieront pas plus que l'année dernière.
- D'accord. Vincent Jambra, 8 milliards sur les 300 plus grandes entreprises françaises.
- Je vais au roue, justement. Les ETI, qui sont les entreprises de taille intermédiaire, ont été épargnées aussi dans la copie qui va être présentée là, au 49-3.
- Donc les entreprises modestes, de petite taille, qui font vivre ce pays, effectivement, ont été protégées.
- Maintenant,...
Transcription générée par IA