Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin, c'est Éric Coquerel, le député LFI de Seine-Saint-Denis, président de la Commission des finances à l'Assemblée nationale. Bonjour, Éric Coquerel. Bonjour.
- Emmanuel Macron réunit un conseil des ministres pour trancher ce lundi. Allons-nous vers un 49.3 ou des ordonnances pour boucler le budget ? Quand savez-vous ? Le plus probable, c'est 49.3, si vous voulez, parce que les ordonnances... J'ai l'impression que les ordonnances ont été mises un peu sur la table pour agrémenter le récit, de permettre de laisser penser que finalement, le 49.3, sur lequel M. Legrandu avait dit « pas question, je n'utiliserai pas », finalement, c'est la solution la moins pire.
- Alors on fait peur avec le loup, les ordonnances. Finalement, on dira « Ah bah vous voyez, il n'y a que le 49.3 ». Oui, finalement, c'est le 49.3.
- Voilà. Alors que le 49.3 a été considéré, y compris par le groupe socialiste, il y a quelques semaines encore, comme une ligne rouge à ne pas franchir.
- Je dis ça parce que pour bien comprendre vos auditeurs, les ordonnances, c'est le texte initial, brut, sans modification. D'accord ? Et donc ça veut dire que même les socialistes avaient dit « Bon, bah s'il y a les ordonnances, nous, on va censurer ». Donc il y a un risque majeur pour le gouvernement de passer avec les ordonnances.
- Qui plus est, si après, il y a des modifications budgétaires, et il y en aura, parce qu'il y a eu des modifications pendant le budget, il faudrait à nouveau un texte budgétaire plus tard.
- Donc on renverrait à plus tard la discussion budgétaire. Donc vraisemblablement, ils vont passer par 49.3.
- Donc ça veut dire qu'après ces mois et ces mois de discussion, Éric Coquerel, demain, les députés iront à l'Assemblée nationale, et puis il y aura un 49.3, auquel Sébastien Lecornu avait dit vouloir renoncer.
- Bah voilà. Vous avez bien résumé. Oui. C'est-à-dire qu'en gros, on nous a...
- Oui. C'est-à-dire qu'en gros, on nous a...
- En gros, le gouvernement a orchestré une espèce de scénario dans lequel, au final, il passe avec le rapport de force. Pourquoi ? Enfin un coup de force, plutôt, pas un rapport de force, parce qu'il n'a pas de rapport de force. Pourquoi ? Parce qu'il est minoritaire, qu'il présente un texte minoritaire, et qu'à un moment donné, sauf à vouloir que les oppositions ne s'opposent plus, ce qu'il fait, d'ailleurs, puisqu'il va remarquer que les oppositions qui veulent simplement jouer Oui. les oppositions qui veulent simplement jouer leur rôle, qui veulent simplement jouer leur rôle, qui veulent simplement jouer leur rôle, qui veulent simplement jouer leur rôle, leur rôle d'opposition sont traités de saboteurs, de traîtres, de bloqueurs. Enfin ça, c'est le discours...
- Qu'est-ce que vous lui répondez ? Du langage trumpiste.
- Oui. Trumpiste, vous dites. Oui, bien sûr. M. Trump, il fait ça. Il diabolise les oppositions. Excusez-moi, est-ce que je réponds quand les oppositions...
- Même moi, d'ailleurs. Mme Monchalin l'a fait le jour. Quand le gouvernement traite ses oppositions de saboteurs, c'est quand même un terme fort.
- Quand il dit que ce sont des tireurs couchés, autrement dit des traîtres qui tirent dans le dos, excusez-moi, les oppositions ont le droit, d'exister, surtout quand le gouvernement est minoritaire. Le problème, c'est que ce gouvernement est minoritaire. C'est lui qui devrait s'interroger sur l'aspect peu démocratique de cette affaire. Donc Éric Recrelle, à vos yeux, le corps nu fait du Trump... Là, en l'occurrence, oui.
- Il y a un deal. On va essayer d'utiliser le langage, on va dire, adéquat. C'est avec le Parti socialiste. Manifestement, aussi.
- Ça veut dire j'accède à vos demandes, aux demandes du PS, à tes demandes, Olivier Faure, et tu ne votes pas l'ascension.
- En réalité, j'accède à aucune demande du PS, parce que figurez-vous ce qu'il est en train de mettre sur la table. Il n'y en a aucune qui est dans le contrebudget du Parti socialiste.
- Alors Sébastien Lecornu a écrit aux chefs d'entreprise « Principale annonce », c'est la décision la plus importante, la surtaxe de l'impôt sur les 300 plus grandes entreprises qui est reconduite, sauf......
Transcription générée par IA