Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. Jean-François Aquili, votre invité ce matin, c'est Renaud Muselier.
- C'est le président de la région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur. Bonjour, Renaud Muselier. Bonjour.
- Sébastien Lecornu annonce une loi d'urgence agricole politique de l'eau, prédation du loup, moyen de production.
- Vous dites quoi ? C'est l'examen avant la fin de l'été, hein, avant l'été. Vous dites quoi ? C'est fin de la crise ? Ça, c'est les agriculteurs qui décideront. En tout cas, il y a deux volets dans la crise agricole aujourd'hui.
- Il y a bien entendu la discussion sur le Mercosur. Très bien. Est-ce que c'est bien ? Est-ce que c'est mal ? On va dire la difficulté.
- Est-ce que c'est bien ? Nous, on s'était avec Dantin quand j'étais député européen.
- Michel Dantin, qui était élu le député français en charge de l'agriculture, on s'était opposés en 2017.
- Donc on est plutôt contre. Plutôt contre ? Oui, plutôt contre. Bon, en tout cas, maintenant, c'est fait.
- Les agriculteurs sont beaucoup aidés par l'Europe, puisque la PAC, la politique agricole commune, représente à peu près, dans les moyens financiers, on mange la moitié de la PAC, rien que la France. Bon. Mais parallèlement à ça, il y a des dysfonctionnements franco-français.
- Là, on parle de dysfonctionnements franco-français et pas internationaux. C'est-à-dire ? Les traitements qui sont proposés par M. Lecornu ou par Mme Gérardin...
- Gérald ? Qui ? Ben eux. La ministre de l'Agriculture, le Premier ministre.
- Non, je pense qu'ils sont à l'écoute et qu'ils trouvent des solutions. Si cette nuit, les agriculteurs lèvent le camp qu'ils ont posé devant l'Assemblée nationale, c'est qu'ils ont trouvé une écoute et des solutions dans ce texte de loi.
- Et les blindés près de Toulouse, de la gendarmerie, pour déloger les manifestants ? Là-bas, il y a une démarche. Ils sont plus durs, là-bas, dans le Sud-Ouest. Ils manifestent.
- Ils manifestent.
- Ils sont plus blindés ? Je sais pas. En tout cas, il faut laisser livrer la circulation. Ils bloquent les autoroutes partout. Oui aux grèves, non aux blocages.
- Dans la région Sud, Renaud Muselier, l'agriculture, c'est la viticulture, le rosé.
- Oui, il y a le rosé, mais il y a toutes sortes d'autres produits, comme les melons, les fraises, toute l'arboriculture, les poires, les pommes, les pêches.
- Bien entendu, le rosé.
- Oui, le rosé, puisqu'on a les premiers rosés au monde. Mais nous, nous travaillons beaucoup avec la FNSEA, essentiellement, et les jeunes agriculteurs.
- Donc vous dites que le Mercosur, pour vous, à la tête de la région Sud, c'est la catastrophe ou c'est une chance ? Non, c'est ni une catastrophe ni une chance. Je pense que c'est pas une très bonne nouvelle. Mais pour autant, c'est plus la crise avec les Américains, par exemple, pour le rosé, que le Mercosur, le problème.
- Donc nous, c'est plutôt Trump, notre problème avec le rosé, que le Mercosur.
- Et la dernière fois, ça nous a considérablement impactés, parce qu'on vend beaucoup de rosé aux États-Unis.
- Et là, c'est une mauvaise nouvelle, avec les droits de douane.
- Ah, ça, c'est une très mauvaise nouvelle. Ça, oui. Ça, c'est sûr.
- Renaud Bézut, il y a encore un mot. Vous irez au Salon ? Bien sûr. On y va tous les ans.
- Vous avez vu le slogan « Venir, c'est soutenir ».
- Oui, c'est un très beau slogan. Il faut y aller. On y va tous les ans. On a un très gros stand. On a fédéré tous les départements, toutes les filières.
- On a une position sur les produits 100% Sud. On fait une démarche sur les proximités. On a maintenu tous les moyens financiers.
- On travaille beaucoup avec eux et plutôt en très bonne relation.
- Et vous n'avez pas de vache ? C'est-à-dire que c'est toujours le même débat. Celui qui est propriétaire de la vache et de son troupeau et qui l'aime fondamentalement, quand il voit abattre, il est dépressif, le pauvre. Mais pour autant, j'ai pas vu de vétérinaire qui nous expliquait qu'il fallait pas les abattre.
- Donc voilà, c'est terrible. Donc il faut soigner, oui. Il faut vacciner, oui.
- Vous évoquez Trump. Un mot sur l'Iran, avant de parler de Marseille. Renaud Muselier,...
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