Par Jean-François Achilli avec Annie Genevard
Avec Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire
Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, est notre invitée politique
Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. Jean-François Aquili, votre invité politique dans un instant sur Sud Radio.
- Je vous le disais, on a entendu les agriculteurs, les éleveurs du côté du Sud-Ouest à la sortie donc de la visite hier...
- Enfin de la visite et puis de la rencontre avec Annie Gennevard, la ministre de l'Agriculture.
- La ministre de l'Agriculture, justement, qui vient d'arriver dans nos studios, Annie Gennevard, qui est votre invitée politique.
- Bonjour à vous, Annie Gennevard. Bonjour.
- Et soyez la bienvenue. Vous arrivez de l'avion. Vous rentrez de votre tournée dans le Sud-Ouest auprès des agriculteurs.
- Vous avez entendu leur colère hier. Ils sont inquiets. Est-ce qu'une décision est prise sur l'abattage des troupeaux ? Alors je rentre effectivement d'Occitanie, puisque...
- Et c'est une région dans laquelle je suis allée à 10 reprises depuis que je suis mise.
- C'est une région, une grande région, une belle région qui, aujourd'hui, est traumatisée par l'arrivée de la maladie, la dermatose, qui menace leurs troupeaux, de magnifiques troupeaux. Je suis allée dans une ferme.
- Je me suis rendue à un moment capital qui est celui du lancement de la vaccination contre la maladie.
- Vous voyez, la vaccination, c'est quand même une lueur d'espoir dans ce moment de désespoir et de crainte et de terreur de la maladie qu'éprouvent les éleveurs.
- Et que je peux comprendre. J'ai vu des cheptels magnifiques, des bêtes splendides, et ils ont peur de les perdre.
- Vous annoncez une vague de vaccination, Annie Gennevard.
- Oui. Donc il existe un vaccin efficace contre cette maladie.
- Et hier, nous avons déployé le début d'une vaccination massive pour près de... entre 600 000 et 1 million de bovins sur une large région avec un dispositif...
- C'est un dispositif original que les Occitans m'ont demandé. C'est-à-dire qu'en plus de la zone où sévit la maladie, il y a une barrière sanitaire supplémentaire, un cordon sanitaire. Parce que moi, j'ai aussi le souci de protéger le reste du pays.
- Il y a 125 000 éleveurs dans notre pays, 16 millions de têtes de bovins. Donc il faut aussi protéger tout le monde.
- Vous entendez ce que disent les éleveurs en question. Ils l'ont dit hier au sortir de cette réunion avec vous.
- Il n'y a pas assez de doses.
- Il n'y en avait pas assez anticipées. Qu'est-ce que vous leur répondez ce matin ? Je dis que... Pas du tout.
- C'est ce qu'ils disent.
- Oui, mais bien sûr, c'est ce qu'ils disent. Mais c'est faux. La vaccination a commencé. J'ai commandé 1 million de doses il y a une semaine.
- Ces doses arriveront en temps voulu et permettront de vacciner tout le monde. Donc il n'y a pas du tout de problème au niveau de l'accès au vaccin.
- C'est en effet capital.
- C'est logistique. On va avoir besoin de nos vétérinaires. Et je demande à tous les éleveurs de cette région de prendre soin de leurs vétérinaires, parce qu'ils sont quelquefois malmenés. Et les vétérinaires sont absolument essentiels dans la gestion sanitaire de notre élevage.
- Annie Gennevard, très concrètement, quelle est la zone concernée ? Quels sont les départements qui sont menacés par cette épidémie ? Alors l'épidémie est apparue dans les Pyrénées-Orientales.
- Il y a mi-octobre. Et nous avons eu des cas qui ont été traités. Et la vaccination est quasiment achevée dans les Pyrénées-Orientales.
- Mais sans doute, il y a-t-il eu des mouvements depuis les Pyrénées-Orientales sur le reste des départements, le long de la barrière pyrénéenne, ce qui oblige évidemment à élargir une zone de protection et de vaccination.
- Donc là, les départements menacés, quels sont-ils ? Alors les départements...
- On a eu des cas dans les Hautes-Pyrénées, en Ariège. Voilà. Donc...
- Vous entendez ce que disent la coordination rurale, la Confédération paysanne ? Ce sont des hommes, des femmes qui élèvent des bovins. Ils vous demandent de tester un autre protocole.
- C'est au cœur de la contestation. Les bêtes contaminées seraient écartées et les autres mises en quarantaine.
- Nous sommes en hiver. Il y a moins de mouches ou plus de mouches pour l'instant. Pour voir, c'est oui ou c'est non ? Alors d'abord, c'est pas qu'il y a moins de mouches. C'est qu'il y...
Transcription générée par IA