Retranscription des premières minutes :
- Il est 8h15 sur Sud Radio. Et pour l'invité politique de Jean-François Aquili, ce matin, vous recevez Martine Vassal, candidate à la mairie de Marseille, présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône et de la métropole ex-Marseille-Provence.
- Bonjour Martine Vassal. Marseille est-elle aux mains du narcotrafic avec Orange, qui a dû fermer son site momentanément de Saint-Moran, c'est dans le troisième arrondissement, en raison d'un affrontement entre deux bandes rivales qui cherchent à contrôler le point de deal local.
- Et les 1000 salariés du site, ils sont en télétravail jusqu'à la mi-décembre. Où en est-on Martine Vassal ? Eh bien on n'en est pas bien. Parce qu'effectivement, Marseille est dans une...
- une situation préoccupante. Je dirais même très préoccupante. Alors c'est vrai que la problématique de la drogue, bon là on la connaît, puisque c'était la French Connection dans les années 70. Mais là aujourd'hui, il y a une montée de la violence qui est d'abord nationale et puis aussi locale, et qui vient aussi du laxisme local, notamment de la municipalité qui est en place, qui a laissé couler beaucoup de choses. Et aujourd'hui...
- Vous dites que Benoît Payan laisse faire le trafic ? Benoît Payan n'a pas pris la mesure.
- De son rôle en tant que maire. Parce que Benoît Payan, qui en réalité c'était Michel Rubirola qui avait été élu, et donc Benoît Payan qui l'a remplacé.
- La difficulté c'est que quand vous faites un moratoire sur la vidéoprotection, quand vous n'embauchez pas suffisamment de policiers municipaux, quand vous êtes dans une politique plutôt laxiste, plutôt répressive, eh bien on arrive aussi à être dans une position où...
- La lutte contre le narcotrafic prend le pas aussi sur beaucoup de choses.
- Même si la lutte contre le narcotrafic, Martine Vassal, relève du ministère de l'Intérieur, de la police nationale.
- Alors je pense qu'aujourd'hui, la lutte contre le narcotrafic, ça relève de tout le monde.
- On ne peut pas d'un côté dire c'est l'État, c'est pas moi, je ferme les yeux.
- Effectivement, il y a des arrivées massives de drogues, donc ça effectivement c'est l'État.
- Et après d'ailleurs il y a des consommateurs aussi, ce sont les clients.
- Et puis je pense qu'aujourd'hui, la lutte contre le narcotrafic...
- C'est peut-être une volonté politique globale, quelles que soient les parties.
- Mais quand vous avez arrêté de faire de la sécurité une de vos priorités, comme l'a fait le printemps marseillais, vous avez une accélération, pas que uniquement du narcotrafic, mais aussi de l'insécurité dans la globalité de la ville.
- Vous dites le laxisme de la gauche marseillaise, c'est ce que vous dites.
- C'est exactement ça, c'est le laxisme, parce que c'est une façon de voir les choses différentes, les libertés d'expression.
- Et en tout cas...
- Aujourd'hui, il nous manque des caméras, il nous manque des moyens de police, il nous manque véritablement de la volonté.
- Et c'est plus qu'un choc d'insécurité contre eux, c'est plus un choc d'autorité qu'il faut aujourd'hui.
- Il faut une guerre civile contre, justement, il faut que la guerre soit contre les incivilités.
- Une guerre contre les incivilités, vous dites Martine Vassal.
- C'est plus un choc, c'est une guerre qu'il faut mener.
- En fait, Orange a raison, enfin les salariés d'Orange ont raison, est-ce que la firme va partir ? Alors, le site d'Orange est un site au départ...
- Technique.
- Donc là, il y a des machines, donc ils ne pourront pas les enlever.
- Mais par contre, ils ont souhaité, il y a quelques temps, il y a deux ans, pouvoir installer, regrouper la totalité du personnel d'Orange à Saint-Moron, qui est quand même dans un quartier où on a l'influence d'Euroméditerranée, l'office public qui a fait énormément, heureusement qu'Euroméditerranée est là, créé en 1995.
- Et donc derrière, heureusement que ça existe, parce que derrière, après, ça a pu requalifier, tout un quartier.
- Mais derrière, après, sur Saint-Moron, ici, c'est un quartier où effectivement, il y a des trafics à tous les coins de rue.
- Moi, j'y étais la semaine dernière, nous avons, vous savez, dans le cadre de mes fonctions de président de département des Maisons de la Solidarité, eh bien les personnels slalomment entre les points de deal.
- Donc Orange a décidé...
Transcription générée par IA