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Sandrine Rousseau
Sandrine Rousseau, interviewée par Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio, le 17 septembre 2024, dans “L’invité politique”.

Par avec Sandrine Rousseau

Avec Sandrine Rousseau, députée Ecologiste de Paris


Sandrine Rousseau, députée Ecologiste de Paris, est l'invitée politique de Jean-Jacques Bourdin
Les invités

Retranscription des premières minutes du podcast :

- Sud Radio, l'invité politique, Jean-Jacques Bourdin.
- 8h35. Sandrine Rousseau est avec nous. Bonjour. Bonjour.
- Merci d'être avec nous, députée écologiste de Paris. Je le rappelle.
- Volodymyr Zelensky est à Jeddah, en Arabie saoudite, pour parler entre Ukrainiens et Américains.
- Zelensky dit chercher la paix. Il propose une trêve, un cessez-le-feu dans les airs et sur mer.
- Aujourd'hui, à Paris, réunion des chefs d'État-major des pays européens.
- Et pas que des pays européens, puisque la Turquie, le Canada, l'Australie sont là.
- Chefs d'État-major prêts à contribuer à la paix. La France et d'autres pays d'Europe sont prêts à déployer des forces militaires en Ukraine, non pour combattre sur la ligne de front, mais pour garantir le respect de la paix une fois signée.
- Est-ce que vous approuvez ? Oui, j'approuve. Et je pense que l'Europe est un acteur absolument majeur.
- Déjà, je voudrais dire soutien au peuple ukrainien.
- Sans aucune réserve. Et il me semble important de le reposer, parce que des fois, on a l'impression que c'est l'Ukraine le problème, alors que l'Ukraine a été envahie. C'était quand même un pays souverain qui a été envahi.
- Et donc soutien absolument à la population ukrainienne. Et l'Europe doit jouer son rôle.
- Elle n'a que trop tardé à jouer son rôle. Elle a été efficace au début de la crise.
- Et puis après, on a l'impression qu'il y avait un flottement, etc.
- Mais je le dis, les armes ne sont pas les seules manières d'agir dans le moment.
- Et en fait, il faut voir l'ensemble des manières d'agir.
- Et nous avons une forme d'hypocrisie vis-à-vis de la Russie. Je le pose de manière très forte.
- Eh bien, si on regarde les échanges que nous avons avec la Russie, nous seulement, nous continuons les échanges avec la Russie.
- Nous avons importé plus de 700 000 tonnes d'engrais, par exemple.
- Nous avons importé de l'uranium. Nous avons importé du gaz russe.
- Et puis, certains pays européens jouent aussi un jeu trouble.
- La Lituanie, par exemple.
- Ils portent du whisky en Russie.
- Donc, en fait, là, il nous faut avoir une cohésion européenne pour véritablement arrêter les échanges avec la Russie.
- Taper là où ça fait mal, c'est-à-dire sur l'économie.
- Utiliser les avoirs russes.
- Est-ce qu'il faut saisir tous les avoirs russes de 100 milliards d'euros ? Oui, il faut saisir les avoirs russes et il faut les utiliser pour la défense européenne. Absolument.
- Alors, je vous dis ça parce qu'à gauche, tout le monde n'est pas sur cette ligne.
- Et les filles, par exemple, sont contre la saisie des avoirs russes.
- Oui.
- C'est une autre différence avec LFI là-dessus.
- Moi, je pense que les avoirs russes doivent être utilisés pour l'effort de guerre.
- Enfin, pour l'effort de défense européenne.
- De défense.
- De défense européenne.
- Ça veut dire qu'il faut renforcer la défense européenne.
- Il faut aider, continuer à aider militairement l'Ukraine.
- Pour vous, c'est clair ? Oui.
- Oui.
- Mais au niveau européen.
- Oui.
- Et ne pas utiliser...
- Alors, ça, je le dis aussi parce que j'ai entendu...
- Emmanuel Macron, j'ai senti chez lui, et peut-être me suis-je trompée, mais j'ai quand même senti que finalement, il allait peut-être utiliser cet effort qu'il appelle l'effort de guerre français pour taper dans certains comptes...
- Non, il n'appelle pas ça effort de guerre.
- Effort de défense.
- Il n'a pas prononcé le mot guerre.
- Que les choses soient claires.
- Il n'a pas qualifié...
- Non, mais je voudrais...
- Parce que les mots ont leur importance.
- Oui, oui, vous avez raison.
- Sandrine Rousseau, je voudrais rappeler qu'il n'a pas qualifié la Russie d'ennemi, mais d'adversaire.
- Ce qui n'est pas tout à fait pareil.
- Mais enfin, même si la Russie est un adversaire à ses yeux, et au vôtre, j'imagine...
- Mais il a parlé quand même d'économie de guerre.
- Oui.
- Ah oui, donc...
- Non, il a parlé d'économie...
- Oui.
- Oui, de guerre.
- Il a parlé de défense, de renforcer la défense.
- Il a parlé de renforcer la défense et d'économie de guerre.
- Bon, moi, enfin, peu importe.
- Peu importe.
- Renforcer la défense, vous êtes d'accord ou pas ? Alors, on a voté une loi de programmation militaire en 2023, donc il y a deux ans, qui prévoyait 413 milliards...

Transcription générée par IA

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