Retranscription des premières minutes :
- « Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour. » Les deux motions de censure déposées la semaine dernière par la France Insoumise et par le Rassemblement National en réaction à la prochaine signature du Mercosur ont été rejetées hier soir à l'Assemblée Nationale, sans surprise.
- Le Premier ministre Sébastien Lecornu se maintient donc à Matignon grâce aux députés des Républicains et les socialistes.
- Peut-on pour autant parler d'équilibre ? On en parle avec l'avocat et auteur d'un livre à paraître aux éditions L'Artilleur.
- Nouveau maître, histoire secrète des hommes qui vendent la France à l'Union Européenne.
- On est en plein dedans. Bonjour Guylain Bénessa.
- Bonjour.
- Bonjour Guylain Bénessa, merci d'être sur Sud Radio aujourd'hui.
- Alors Guylain Bénessa, suffit-il de brandir la menace de la dissolution, c'est-à-dire de l'obligation de repartir devant les électeurs pour retrouver son siège de député, pour convaincre une partie des élus de l'Assemblée Nationale de ne pas voter la motion de censure ? Je vous rappelle que lorsqu'il s'agit de valider, le Mercosur, soit que la France ne ratifie ou ne signe pas, tous les groupes avaient dit que si le Mercosur passe, il y aura inévitablement une motion de censure, parce que nous ne pouvons pas accepter que la France ne se défende pas assez vigoureusement pour empêcher la signature de ce traité félon.
- Finalement, de façon ambiguë, le Président de la République a dit la France ne signera pas, mais finalement il va passer, et puis la motion de censure de la France Insoumise et du Rassemblement National, n'est pas passée non plus.
- En fait, on a peur de la dissolution.
- C'est ce qu'il faut comprendre.
- Écoutez, c'est très simple en fait.
- On en a déjà parlé à votre antenne d'ailleurs, Péricault, je crois.
- Absolument.
- Ça fait un an et demi qu'on fait un jeu de dupe, qu'on joue un jeu de dupe, et ce jeu de dupe, en fait, il produit ses effets.
- Il produit ses effets parce que Macron a dissous il y a un an et demi, que personne n'avait vraiment sauté la machine depuis un an et demi.
- Ce qui veut dire qu'elle joue, et il joue Emmanuel Macron, d'une espèce de remplaçant éternel.
- C'est-à-dire qu'il a joué le coup.
- Il a joué le coup Barnier, il tente le coup Lecornu, et Lecornu reste en place.
- Et en fait, le problème, c'est que plus on se rapproche de l'élection présidentielle, on va dire normale, qui a lieu en 2027, moins qui que ce soit n'a d'intérêt, en dehors de l'FI et du RN, de la dissolution.
- Pour quelle raison ? Très simple.
- Parce que d'une part, ils vont encore perdre leur stock de députés, si je puis dire.
- Ça veut dire que LR et LPS n'ont absolument aucun intérêt à la dissolution aujourd'hui, qu'en plus, la dissolution ne provoquera de moins en moins de débats autour de la démission d'Emmanuel Macron, puisque de toute façon, l'élection a lieu dans maintenant un an, grosse masse, à peu de choses près.
- Ce qui veut dire que par la force des choses, même si la situation est apocalyptique, tout le système central se tient autour d'un accord implicite qui est autant rester jusqu'au bout, parce qu'il n'y a pas de solution.
- Moins il y a de solution, plus il vaut mieux que le système reste en place, plus Lecornu tiendra, et plus Macron jouera les prolongations jusqu'en 2027.
- Si je comprends bien, il y a eu motion de censure en décembre 2024 contre Michel Barnier, on s'est dit, bon, il n'y aura pas de dissolution, puisque finalement, c'est François Bayrou qui a été nommé.
- François Bayrou est parti, non pas sur une motion de censure, mais sur un refus de confiance, un vote de défiance.
- Là aussi, pas de dissolution.
- Le président de la République lui-même semble ne pas souhaiter refaire une dissolution.
- Pour autant, Guylain Bénessa, est-ce qu'on peut vivre, est-ce que ce gouvernement de la République, avec l'article 20 qui précise que c'est le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la nation, on va traîner comme ça, sans majorité ? Regardez, on n'arrive pas à voter.
- Budget, vous pensez qu'on...
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