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Par avec Pierre Ouzoulias

Peut-on tout interdire au nom de la laïcité ?


La laïcité est-elle en danger en France ? Il y a quelques jours, la loi de 1905 a fêté ses 120 ans
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- « Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face. » « Vous êtes sur Sud Radio, il est 13h04 avec Perico Légas. Vous nous appelez au 0826 300 300.
- Haute-Saint-Hilaire prendra vous à tel parce que je pense que vous aurez beaucoup de questions à poser à la personne que je reçois, à la personnalité que je reçois. Il s'agit de Pierre Osoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine.
- Il a un nom en consonance plutôt méridionale, mais il est élu des Hauts-de-Seine.
- Ce n'est pas qu'un sénateur, c'est une personnalité, c'est un personnage.
- Je veux juste rappeler, monsieur le sénateur, que vous êtes le petit-fils d'Albert Osoulias, grande figure de la Résistance, qui était le chef de Méliné-Missac-Manouchian, l'affiche rouge.
- Votre papa également était aussi un militant communiste, adjoint au maire de Champigny-sur-Marne.
- C'était déjà ou encore Georges Marchais ou non ? C'était la ville de Georges Marchais.
- C'était la ville de Georges Marchais, voilà.
- Et le troisième, c'est vous, le troisième personnage.
- Et vous êtes aussi engagé au Parti communiste français.
- Très fièrement, vous revendiquez votre étiquette communiste.
- Alors un peu tardivement, en 2000, comme vous dites, je n'ai pas toujours été en accord avec la ligne du parti.
- J'ai peut-être fait un petit peu de libre-pensée.
- Ah non, je suis loyal, mais très indépendant.
- Voilà. Je vous invite aujourd'hui sur Sud Radio, parce qu'au départ, vous êtes quelqu'un qui a pris une position sur la laïcité.
- Or, nous avons célébré le 120e anniversaire de la loi de 1905.
- Et puis, on fera un petit tour avec vous de l'actualité qui est riche et fournit budget, agriculture, stabilité politique et orientation gouvernementale.
- On commence tout de suite par, comme c'est chaud, l'agriculture.
- Vous êtes solidaire, évidemment, de la dideresse de la détresse agriculteure, des agriculteurs.
- Je suis petit-fils d'éleveur.
- Vous avez dit que mon nom avait une consonance méridionale.
- Ma famille est originaire de la route.
- Corrèze, pays d'élevage, là où on élève la limousine.
- Dans le Limousin.
- Et le risque, c'est qu'un jour, il n'y ait plus du tout d'élevage français.
- Et que nous consommions de la viande qui arrive d'ailleurs, élevée dans des conditions qu'on ne connaît pas.
- Ça sera un drame gastronomique.
- Ça sera un drame alimentaire, surtout, bien sûr.
- Alimentaire, pour ces pays.
- Parce que s'il n'y a plus d'agriculture dans certains départements de France, il n'y a plus rien.
- Et les paysages vont se refermer.
- Dans la commune d'où est originaire ma famille, il y a déjà 80% de forêts.
- Il n'y a plus d'agriculteurs.
- L'espèce à protéger aujourd'hui, c'est surtout l'agriculteur.
- Je pense que ça, c'est fondamental.
- Donc il faut les aider. Il faut absolument les aider.
- Vous considérez que ces orientations gouvernementales sont au service...
- En fait, la finalité, c'est l'intérêt des profits.
- Ce sont des intérêts financiers.
- On sait que la FNSEA...
- Le syndicat du productivisme est derrière.
- Il y a quand même une connotation politique derrière cette décision d'affaiblir...
- Ça, ce n'est pas une décision volontaire.
- On affaiblit l'agriculture. Une certaine agriculture.
- Oui, une certaine agriculture.
- Je pense que, fondamentalement, il faudra avoir une vision critique sur la mondialisation.
- La mondialisation n'est pas nécessairement heureuse.
- La mondialisation, c'est ce qui a provoqué la fermeture en très grand nombre de nos usines.
- Et c'est ce qui, aujourd'hui, fait...
- la ruine de nos paysans.
- Donc, à un moment donné, il faudra mettre sur la table la discussion politique d'une nouvelle forme de protectionnisme.
- On est d'accord que nous mettons sur le marché international, à partir de l'acte unique de 1986, si cher à Jacques Delors, une agriculture qui n'est pas protégée contre ce marché qui est totalement faussé, qui n'est pas du tout loyal et qui n'est pas libre.
- Exactement.
- On met en concurrence nos paysans qui doivent respecter des normes.
- Et très souvent, vous avez parlé de fausses normes.
- On a parlé du fromage tout à l'heure.
- Les AOP, c'est une très bonne norme.
- C'est ce qui protège un savoir-faire.
- Mais on les met en concurrence avec d'autres agricultures extrêmement industrielles, extrêmement chimiques, extrêmement subventionnées, parfois.
- Et bien évidemment, ils ne peuvent pas résister.
- Donc, on va les faire crever.
- On attendait aussi, peut-être, que l'Europe,...

Transcription générée par IA

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