Retranscription des premières minutes :
- Bonjour William T. Bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes président du think tank Le Millénaire. Et bonjour Laurent Geoffrin.
- Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le directeur de la publication du journal en ligne Le Journal.info, ex-directeur bien sûr de Libération et du Nouvel Observateur. Vous avez vu le choix du président de la République.
- Ce sont les informations de la tribune du dimanche, jeudi prochain. Si l'agenda n'est pas plus perturbé que ça par l'actualité internationale, notamment ce qui se passe du côté des États-Unis et de l'Ukraine, il pourrait annoncer un nouveau service militaire.
- Je vous dis la disposition, une durée de 10 mois, une rémunération entre 900 et 1 000 euros et un objectif progressif, parce qu'il faut dire que ce service militaire serait volontaire. Comment avez-vous accueilli, comment regardez-vous cette idée l'un et l'autre, William T ? Moi, je pense qu'il faut être cohérent. Si le président de la République dit qu'il y a une menace russe, dit qu'il y a des dangers en Afrique, au Moyen-Orient et que la France est menacée dans les années à venir et qu'il faut créer une armée de dissuasion pour faire peur, la Russie, pour qu'elle n'envisse pas l'Europe, moi, je pense qu'il fallait mettre un service non pas volontaire mais obligatoire.
- Parce qu'en fait, nous, c'est ce qu'on voit depuis 2022. Nous, on a proposé ce sujet-là. On a dit de toute façon qu'on a le retour du tragique en Europe, que maintenant, les empires, notamment la Chine, etc., deviennent de plus en plus impérialistes et voulaient maintenant prendre les territoires par la force.
- Donc il faut être cohérent. On est revenus sur un monde qui précédait la chute du mur de Berlin, donc qui implique nécessairement que la France se réarme sur le plan militaire, se réarme sur le plan économique.
- Et se réarme sur le plan moral. Donc nous, on était pour un service national universel de 6 mois plus 6 mois pour des raisons qui sont simples.
- La première, c'est que quand vous regardez notamment la différence entre les plus âgés et les plus jeunes, en fait, vous avez 85% des plus de 65 ans qui se déclarent patriotes.
- Mais ce chiffre tombe à 56% auprès des moins de 25 ans. C'est le premier élément. Le deuxième point, c'est que vous avez besoin de réarmer et de recréer de l'unité nationale.
- Aujourd'hui, la France fait face à plusieurs communautarismes qui font qu'on ne vit pas exactement ensemble.
- Et que si vous mettez un service militaire quasiment obligatoire, les gens vont traverser une destinée qui est commune.
- C'est-à-dire que ce n'est pas uniquement aller à l'école ensemble, c'est en fait se battre pour la même cause et le même but, c'est-à-dire pour la France.
- Le troisième point, je pense que c'est le plus intéressant, c'est qu'on a besoin de recréer du lien social, de rebrasser des gens.
- Aujourd'hui, maintenant, socialement, on est plutôt dans des mêmes communautés. On reste uniquement avec des gens de notre propre entourage.
- Moi, je pense qu'il faut recréer du mixage social. Et pour ça, il n'y a mieux qu'un service militaire auquel vous mettez tout le monde dans le même bain.
- 0826 300 300, seriez-vous prêt ou êtes-vous tout simplement favorable à l'instauration d'une nouvelle formule du service militaire ? Vous nous appelez, vous commentez, vous réagissez. 0826 300 300, mon cher Laurent Geoffrin, je vous sens en pleine réflexion.
- Non, non, j'écoute avec attention, mais je voudrais faire une petite incise sur le général Mandon.
- Cette polémique n'a aucun sens. Pourquoi ? Parce que sa phrase a été honteusement détournée par le Rassemblement national et par la France insoumise.
- Qui ont convergé une nouvelle fois pour dire que c'était scandaleux de dire ça.
- Mais quand on lit, moi, ce matin, le Figaro, ce matin ou hier, je ne sais plus.
- Non, c'est le point qui a, on va dire, publié la totalité du discours.
- Le Figaro aussi. Donc j'ai lu tout le discours. Il n'y a rien à redire. Il a parfaitement raison.
- Si on pense que ce n'est pas bien de dire que dans des armées...
Transcription générée par IA