single-emission.php

Par avec Estelle Youssouffa

L'appartenance de Mayotte à la France, c'est une chance pour Mayotte ? Pour la France ? Pour les deux ou pour personne ?


Emmanuel Macron a atterri ce matin à Mayotte, 4 mois après le passage du cyclone Chido. Sur place, la situation globale demeure chaotique. Le gouvernement assure avoir entamé la phase de reconstruction efficacement, les élus locaux déplorent l’immobilisme de l’État français. On en parle avec Estelle Youssouffa, députée Liot de Mayotte !
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- Les Vraies Voix Sud Radio, le coup de projecteur des vraies voix.
- Je suis pour rien pour le cyclone, vous pouvez me le reprocher, c'est pas moi.
- Vous avez vécu quelque chose de terrible, tout le monde se bat et n'opposez pas les gens, n'opposez pas les gens.
- Si vous opposez les gens, on est foutus, parce que vous êtes contents d'être en France.
- Parce que si c'était pas la France, vous seriez des mille fois plus dans la mer, c'est la réalité.
- Voilà le Président de la République qui avait tenu ses propos.
- Alors sa visite aujourd'hui semble un petit peu plus calme, mais nous vous posons quand même la question sur le compte X de Sud Radio.
- L'appartenance de Mayotte à la France, c'est une chance pour Mayotte, la France, les deux ou pour personne ? Vous dites c'est une chance pour Mayotte à 36%, pour la France à 7%, pour les deux à 20% et pour personne à 37%.
- C'est une consultation, c'est sur le compte X de Sud Radio, ça n'engage que vous, mais si vous voulez faire inverser la tendance, n'hésitez pas.
- Emmanuel Macron a donc atterri ce matin à Mayotte, 4 mois après le passage du cyclone Shido.
- Sur place, la situation globale demeure chaotique.
- Le gouvernement assure avoir entamé la phase de reconstruction efficacement.
- Les élus locaux déplorent l'immobilisme de l'État français.
- Parlons vrai entre la crise migratoire orchestrée par le voisin comorien, les carences en eau, en infrastructure.
- En matière d'emploi, la France a-t-elle abandonné son département d'outre-mer ? Estelle Youssoupha est donc avec nous, députée Eliott de Mayotte.
- Madame la députée, on vous a écouté il y a de cela quelques secondes.
- Décor, j'aimerais juste vous confronter à l'ensemble de nos vrais voix, et peut-être Philippe Bilger qui va ouvrir la discussion.
- Bien sûr, d'abord pour moi, Mayotte, c'est la France.
- Il est clair que ce n'est pas cette tragédie à la suite du cyclone qui doit nous faire douter de cela.
- Ensuite, j'ai l'impression, au sujet de Mayotte, de voir ce qu'on voit trop souvent à la suite de tragédies de toute nature.
- Un premier mouvement...
- On réclame des aides matérielles et humaines d'urgence, d'urgence.
- Et de l'autre côté, on voit des victimes qui sont désespérées parce qu'elles nous disent « ça n'arrive pas », comme si le pouvoir politique ne tenait pas ses promesses.
- J'ai l'impression tout de même qu'il a commencé à les tenir, mais qu'évidemment, face à une situation qui semble continuer à se dégrader, notre madame la députée va nous dire ce qu'il en est.
- Oui, alors, situation Estelle Youssoupha, merci encore une fois d'être avec nous.
- Vous avez bien sûr croisé le président de la République aujourd'hui.
- Oui, j'ai accompagné le président de la République lors de sa visite, que j'ai préparée avec lui lors de réunion.
- Il me semble important de souligner quand même, dans votre présentation, que je ne comprends pas bien que l'on puisse dire est-ce que Mayotte est une chance pour la France et la France est une chance pour Mayotte.
- Mayotte fait la France.
- Ah ben ça, ça ne souffre aucune contestation, ça c'est évident.
- Non, parce que je ne sais pas si vous posez la question de est-ce que l'Alsace est une chance pour la France, est-ce que la Corse est une chance pour la France.
- Ah ben si, si, si, on la poserait bien sûr.
- La Creusotie pour la Bretagne ? Ben non, mais vous ne la posez pas.
- Bien sûr, si la question se pose.
- Vous la posez pour Mayotte et vous posez la question pour Mayotte.
- Et donc, là-dessus, moi je pense que cette insécurité statutaire qui est, comment dire, qui est le fruit de ses impôts, c'est quand même inadmissible que ce soit repris.
- Et le fait que le Président de la République et le Président...
- ...de la sécurité territoriale soient questionnés et que vous repreniez cette question, c'est très violent pour nous.
- Alors, écoutez bien, je reprends juste les propos du Président de la République qui dit que c'était une chance pour.
- Donc vous savez que pour toute émission, il y a des interlocations qui marquent.
- J'ai voulu solliciter bien sûr le...

Transcription générée par IA

Revenir
au direct

À Suivre
/