Par Eric Revel
Loi "Philippine" : la durée de rétention des étrangers jugés dangereux allongée
Le Parlement allonge la durée de rétention des étrangers jugés dangereux, mais est-ce suffisant ? Écoutez l'édito d'Eric Revel
Résumé :
La loi "Philippines" a été adoptée à l'Assemblée nationale avec 345 voix sur plus de 500 votants.
Cette loi vise principalement à allonger la durée maximale de rétention administrative des étrangers sous OQTF (Obligation de quitter le territoire français) condamnés pour des faits graves et représentant une menace sérieuse pour l'ordre public.
La loi passe la durée en CRA (Centre de rétention administrative) de 90 à 210 jours et a été adoptée par la droite, le bloc central et le Rassemblement national, mais rejetée par la gauche et l'extrême-gauche.
La loi a été critiquée pour ne pas aborder les racines des problèmes migratoires et pour risquer de stigmatiser certaines populations.
Certains pensent que cette loi n'est qu'une étape vers une solution globale aux problèmes liés à la migration, mais d'autres estiment qu'elle ne résout rien.
La question se pose de savoir si cette loi met fin aux crimes commis par des étrangers sous OQTF ou s'il s'agit seulement d'un point d'arrêt temporaire.
Le prolongement en détention de Philippine, la victime du meurtre qui a donné son nom à la loi, aurait probablement sauvé sa vie.
La question des récidives et l'efficacité de cette loi au-delà des 210 jours de rétention en centre administratif reste ouverte.
Il est nécessaire d'être intraitable avec les pays qui refusent de reprendre leurs délinquants, même s'il faut supprimer les visas pour leurs ressortissants ou suspendre l'aide au développement.
La France et ses dirigeants doivent montrer une grande fermeté face à ces questions..
Résumé généré par IA