Retranscription des premières minutes :
- Evolis, la solution de gestion et de facturation pour les TPE PME présente Sud Radio, c'est bon à savoir.
- À 6h48, des solutions, des astuces, et celle-ci est plutôt originale.
- Clément Baldellou est avec nous, il est confondateur de Capilhom, l'entreprise française qui transforme vos cheveux en doudoune, paillage et outils de dépollution.
- Bonjour Clément Baldellou.
- Bonjour, bonjour, bonjour.
- Depuis 2019, vous faites ça, vous récupérez les cheveux coupés chez les coiffeurs.
- Donc il y a plein de réalisations, trois essentiellement, paillage végétal, dépollution marine ou textile, ça fait partie des activités.
- Comment vous est venue cette idée en 2019 ? Justement avec mon associé James Taylor, on s'est rencontrés à l'école.
- Donc c'était un projet d'étude qui est devenu aujourd'hui un projet de vie.
- Et à l'époque, on s'est lancé ce pari fou avec une thématique en tête qui était et qui est toujours d'ailleurs, les déchets d'aujourd'hui sont les ressources de demain.
- Alors on a commencé à collecter les cheveux dans les salons de coiffure parce qu'on s'est rendu compte que c'était un déchet qui avait des propriétés.
- Au début, on récupérait 10-15 kilos par mois.
- Aujourd'hui, on est entre 15 et 20 tonnes de cheveux tous les mois pour justement créer une économie circulaire aujourd'hui.
- Et grâce à nos 6000 salons de coiffure partenaires, eh bien on arrive à avoir une matière première qui sert effectivement sur plusieurs secteurs d'activité aujourd'hui qui ont du sens.
- Alors Clément et vous les auditeurs de Sud Radio, je vous fais un petit aveu, je suis fils de coiffeuse et j'ai assisté à ces heures terribles de passage de balai pour enlever tous les cheveux.
- Vous avez dû leur faire tellement de bien aux coiffeurs.
- Comment ça s'est mis en place l'organisation de la récupération de ces cheveux qui les embêtent tant finalement ? Vous avez raison, c'est comme une évidence finalement.
- Ça représente plus de 60% de leur déchet.
- Donc juste en retirant le cheveu du circuit des déchets, juste avec ce petit geste, on supprime de plus de moitié la totalité de leurs déchets dans un salon.
- Et en plus, comme c'est un déchet qui provient de leurs clients, qui provient des citoyens, de nos auditeurs, finalement ça crée aussi du lien social.
- Parce que quand une personne va se faire couper les cheveux dans un salon de coiffure qui est engagé, la personne qui va essayer de faire couper les cheveux participe finalement à cette filière et à ce modèle.
- Alors les coiffeurs, on leur met à disposition une kit de recyclage et une fois que le sac est plein, les sacs sont pleins, nous on vient les collecter directement.
- Ils ont juste à balayer et à les mettre dans notre kit au lieu de les mettre à la poubelle comme initialement.
- Et c'est pas payant pour eux ? Il n'y a pas un système de participation ? Les coiffeurs, ils payent une adhésion annuelle qui s'élève à 149 euros par an mais nous on arrive à avoir des effets de levier avec eux.
- Comme on est labellisé par le ministère de la Transition écologique, on arrive à leur faire supprimer leur taxe d'ordures ménagères, on arrive à leur faire avoir des effets de levier qui font que les coiffeurs sont gagnants dans cette démarche.
- Oui, il faut que ce soit une économie qui fasse tourner tout le monde.
- Alors les doudounes, comment vous faites finalement ? Alors le cheveu, nous on l'a pris comme une fibre et donc effectivement on va travailler dans plusieurs secteurs d'activité.
- Dans le domaine du végétal, on a planté plus de 300 000 arbres grâce aux cheveux parce qu'on remplace les bâches en plastique noir, vous savez, pas très jolies, qu'on peut voir dans nos cultures, qui sont du paillage.
- On fait également de la dépollution des eaux et des sols mais on s'est rendu compte que le cheveu a des propriétés isolantes et en fait la doudoune elle est arrivée très simplement parce que nous on est dans l'industrie textile...
Transcription générée par IA