Par Jacques Cardoze avec Dr Renaud Laballe
Déserts médicaux : les ophtalmologues veulent plus de considération à l’aube de la Présidentielle 2027
Dans une tribune publiée dans Marianne, des médecins ophtalmologues défendent l'idée que l'amélioration de l’accès aux soins ne passe pas uniquement par l’installation de nouveaux médecins dans les zones sous-dotées, mais aussi par le besoin de repenser leur exercice.
Résumé :
L'accès aux soins de santé est difficile dans deux tiers du territoire français, qui sont des déserts médicaux.
Les médecins ophtalmologues défendent l'idée que l'amélioration de l’accès aux soins ne passe pas uniquement par l’installation de nouveaux médecins dans les zones sous-dotées, mais aussi par le besoin de repenser leur exercice.
Le système proposé consiste à créer des postes avancés d'ophtalmologie avec des orthoptistes salariés qui réalisent les mesures et les examens de vue via un protocole en fait de coopération.
Les patients n'ont pas besoin d'être revus par l'ophtalmologue s'il y a seulement un souci mineur, en fait les orthoptistes déplacent les patients.
Le modèle repose sur un cabinet principal situé à l'heure actuelle au Mans et une constellation de cabinets secondaires optimisés qu'on appelle en fait des postes avancés d'ophtalmologie.
Les causes multiples de ce problème sont multiples, principalement c'est que les territoires ruraux et donc les déserts médicaux sont pas forcément très attractifs pour installer des médecins ou des spécialistes, quels qu'ils soient d'autres paramédicaux.
C'est un problème financier aussi, ainsi que le manque dans les déserts médicaux, dans les territoires ruraux.
Le but de l'ophtalmologue Renaud Laballe est d'apporter une solution et ne pas attendre que les pouvoirs publics la reconnaissent.
La régulation actuelle encadre les organisations, mais il faut de la régulation et du contrôle.
Les orthoptistes qui travaillent en délégation de tâches doivent normalement travailler au sein d'un cabinet où l'ophtalmologue est présent en permanence, et ne doivent pas voir des patients inconnus du cabinet.
Les orthoptistes voient des patients qui sont primo-consultants en fait, qui ne sont pas suivis, qui n'ont pas d'ophtalmologue traitant, et c'est un frein qu'ils aiment faire..
Résumé généré par IA