Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger. Il est 7h13. C'est à la une. Comment va le commerce en France et notamment dans le cœur des villes ? Exemple avec Lyon, où les commerçants se disent asphyxiés dans le centre, en fait, de Lyon, comme dans beaucoup de territoires en France.
- Nous sommes avec Fabrice Bonneau, qui est chef cuisinier, président de l'association du secteur Charité Bellecourse.
- C'est dans le deuxième à Lyon. Bonjour, Fabrice Bonneau. Bonjour.
- Bonjour. Nous avons remarqué hier votre appel sur la situation des commerçants à Lyon, et qui est symptomatique aussi parfois de ce qui se passe dans certaines villes. Quelle est la situation, justement ? Alors la situation actuelle, elle est dramatique, j'ai envie de vous dire. Bien sûr, on subit une conjoncture nationale.
- On le voit tous. Mais nous, à Lyon, nous avons une double peine. La politique qui a été appliquée depuis quelques années, maintenant, avec les transformations de la presqu'île, le cœur de Lyon, le poumon économique de la ville, aujourd'hui, asphyxiée complètement, parce que les gens ne peuvent plus accéder à nos commerces.
- Et ça, c'est un véritable problème. Nous vivons une situation inédite aujourd'hui.
- Oui. Alors c'est peut-être aussi parce que quand on engage des travaux... Ça se voit dans d'autres villes, Fabrice Bonneau.
- C'est vrai que je vois très bien ce qui se passe dans la presqu'île, effectivement, à Lyon. Dans d'autres villes, quand on engage en fait aussi des travaux, ben oui, il y a des moments où c'est plus difficile de circuler. Est-ce que c'est une mauvaise passe, seulement ? Alors je ne pense pas. Aujourd'hui, le problème est bien plus profond que ça. Bien sûr que les modifications des villes comme Lyon doivent se faire.
- On doit transformer nos centres-villes. Mais j'ai l'impression que le travail a été fait à l'envers. Il fallait plutôt prévenir, conseiller, accompagner le commerce, les riverains et surtout le consommateur, et leur expliquer les travaux qui allaient se mettre en place à Lyon.
- Aujourd'hui, on a appliqué des travaux sans se soucier du commerce et sans se soucier du consommateur.
- Oui. Bon. Alors les écologistes et les maires de Lyon vous diront ce que je vous ai dit. C'est-à-dire que oui, on est en train de travailler pour essayer d'améliorer les choses en fait à terme.
- Quel est le véritable problème, Fabrice Bonneau ? C'est l'accès des clients en voiture sur la presqu'île. Alors on va pas faire de la géographie, mais c'est le cœur de Lyon.
- Et Lyon est une ville magnifique avec ses deux fleuves. Et parfois, ce n'est pas si évident.
- Évidemment, de circuler, de se retrouver dans la presqu'île. C'est ça, exactement. Quand vous mettez aujourd'hui une heure et demie pour accéder au centre-ville, et surtout à l'heure du déjeuner... Moi, je suis restaurateur. Quand vous avez cette heure et demie que vous devez passer peut-être à table, vous la passez dans les transports, eh bien vous le faites une fois, deux fois, et vous vous dites « Ben non, on va favoriser les restaurants en extérieur de Lyon ». Eh bien c'est exactement pareil pour le commerce.
- Les gens baissent les bras. Ils ne veulent plus accéder au centre-ville. Alors qu'on ne me dise pas aujourd'hui qu'il n'y a pas de place de stationnement dans le centre-ville, il y a tellement peu de monde que vous avez des places à chaque coin de rue. Donc ça, c'est plutôt dramatique et c'est un signe.
- Oui, oui. Et donc vous, vous le sentez sur la fréquentation, vous en tant que cuisinier, donc restaurant, mais également les autres commerces traditionnels.
- Oui, c'est ça. Nous, la restauration, c'est une des premières fois où nous sommes touchés. Et ça, c'est au niveau national aussi. Je ne mets pas tout sur le dos de la municipalité.
- Oui. Mais aujourd'hui, c'est inédit ce que nous vivons dans la restauration. Et donc voilà.
- On comptait beaucoup aussi sur cette fin d'année pour permettre de pouvoir refaire nos caisses avec, je vais dire, la fête des Lumières à Lyon qui n'a pas été à l'auteur, Noël mitigé, des soldes timides. Donc voilà. On est vraiment aujourd'hui dans une grosse problématique parce...
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