Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
- Il est 7h13, c'est à la une. Les surveillants de prison qui appellent à se mobiliser toute la journée.
- Une action qui intervient après les graves agressions ces derniers jours à Aix-en-Provence et Salon de Provence notamment, et puis dans beaucoup d'autres prisons. C'est extrêmement tendu.
- Gérald Darmanin a accédé à l'une de leurs demandes en leur donnant des bombes incapacitantes.
- Est-ce que ça suffit à calmer la colère ? Et de quoi s'agit-il ? Nous sommes avec Gécy Zagary, qui est délégué FO pénitentiaire en PACA. Bonjour.
- Bonjour. Merci d'être avec nous, bien sûr.
- Alors, je le disais, des bombes incapacitantes vous ont été délivrées par Gérald Darmanin.
- En tout cas, il donne le feu vert. C'est quoi déjà ces bombes incapacitantes, alors ? Alors déjà, ce ne sont pas des mouvements...
- Ce ne sont pas des mouvements de colère, mais des mouvements de solidarité qu'il y a actuellement et qui ne durent pas toute la journée, mais vraiment sur un retard de prise de service dans l'ensemble des établissements de France, donc il faut le préciser.
- Les bombes incapacitantes, c'est tout simplement pour apporter vraiment une intervention immédiate pour protéger, que l'agent puisse se protéger sans que le détenu puisse être gravement blessé, mais vraiment le retarder et mettre en sécurité l'établissement et le personnel.
- Oui. Pourquoi ? Parce qu'il y a de plus en plus de tensions dans les prisons ? Alors hier, par exemple, sur Salon de Provence, nous étions sur un blocage qui a duré toute la journée.
- Les détenus, même les familles de détenus, étaient compréhensibles par rapport au mouvement.
- Car le détenu qui a agressé, comme celui qui a tenté de tuer l'agent sur Exluine, ce sont des détenus qui souffraient de graves troubles psychiatriques et dont leur place n'est pas en prison, mais dans des structures adaptées comme les UHSA qui existent déjà.
- Oui. Oui, c'est ce que vous demandez aussi, que certains détenus soient transférés dans des établissements adaptés, parce qu'ils souffrent de troubles psychiatriques lourds, quoi, évidemment.
- Tout à fait, exactement. Beaucoup d'agressions sont du fait de détenus souffrant de troubles psychiatriques.
- Et leur place, vraiment, sont vraiment dans des unités hospitalières, sont aménagées, que l'administration pénitentiaire a créées. Il faut les développer, tout simplement.
- Oui. Est-ce que vous avez l'impression, aujourd'hui, que le danger s'est aggravé pour les surveillants pénitentiaires face aux détenus ? Dans l'ensemble, en fait, des prisons ? Et peut-être en dehors de ces troubles, de ces cas de troubles psychiatriques lourds ? Oui. Ces dernières années, on a vu vraiment une recrudescence de la violence, et de plus en plus avec des armes blanches contre les agents.
- Là, depuis qu'on nous a dotés du gilet par lame en 2018, les détenus s'attaquent de plus en plus au cou, au visage, donc à des zones qui sont beaucoup plus vitales pour l'agent.
- Oui, c'est ça. Mais alors, ça circule comment, en fait, ces armes blanches ? L'arme qui a agressé l'élève surveillant, c'est un couteau de cantine qui a été aiguisé et qui a servi de couteau.
- Oui. Est-ce que... Donc, il y a eu une rencontre avec l'État, avec le ministre, avec Gérald Darmanin.
- Est-ce que ça va vous calmer un petit peu la possibilité d'utiliser ces bombes incapacitantes ? Alors, il n'y a pas que les bombes incapacitantes. On demande aussi le déploiement des pistolets à impulsion électrique, qui ont été actés par le ministère. Attention.
- Ce sont juste des démarches administratives qui retardent leur mise en place sur les établissements.
- Donc, on demande tout simplement d'avoir l'équipement pour pouvoir lutter contre cette agressivité de détenus, tout simplement.
- Oui. Est-ce qu'il n'y a pas la peur aussi qu'évidemment, des détenus vous agressent pour essayer de prendre vos « armes », même si ce ne sont pas des pistolets à balles réelles ? Ce ne sont pas des armes létales, comme vous venez de le dire.
- Donc, nous prendre la bombe incapacitante ou nous prendre les clés, ce serait un risque.
- Mais ça n'a jamais été effectué. Le but étant que cette bombe puisse, au contraire, se dégager d'une situation ou de mettre en protection...
Transcription générée par IA