Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
- Il est 7h14. C'est à la une. Pas de vache au Salon de l'agriculture cette année.
- Nous sommes avec Arnaud Lemoyne, qui est le directeur du Sénéca. C'est ça, c'est l'organisateur du Salon de l'agriculture.
- Bonjour, Arnaud Lemoyne. Bonjour, Patrick Roger.
- Bon, merci d'être avec nous. C'est une première. Ça a été confirmé en 60 ans.
- Qu'est-ce qui fait qu'il n'y aura pas de vaches et de bœufs de bovins, donc, à ce Salon ? Écoutez, comme vous le savez, cette fameuse DNC, cette maladie qui touche les bovins en France, est un véritable fléau.
- Le Salon de l'agriculture a tout fait depuis des semaines pour augmenter son niveau sanitaire et vétérinaire pour accueillir les bovins.
- Et de guerre lasse, avant-hier soir, les organismes bovins nous ont dit, explicités, qu'ils ne souhaitaient pas, venir au Salon de l'agriculture cette année, avec, évidemment, un sentiment de peur, de volonté de protéger leurs cheptels, et puis peut-être un peu une grande lassitude dans le monde agricole en ce moment.
- Oui, c'est ça, oui. Il y a cette lassitude qui arrive. Et puis probablement aussi ne pas prendre de risques devant c'est cela, bien sûr.
- Bien sûr, ne pas prendre de risques. Et puis quelque part aussi, je pense que les éleveurs qui adorent le Salon de l'agriculture, c'est notre ADN, l'élevage au Salon de l'agriculture. Alors évidemment, il y a d'autres halls, d'autres productions, il n'y a aucun doute.
- Et chacun apporte, j'allais dire, son écho à la réputation du Salon. Mais l'élevage, c'est quand même l'ADN.
- Imaginez quand même que le nombre d'enfants qui ont entre 10 et 18 ans, qui viennent au Salon de l'agriculture pour la première fois, voient un animal en vrai pour la première fois. Vous imaginez, on a changé de monde. Ils ne voient les animaux qu'à la télé.
- Oui. Et les gens qui sont d'origine ou de racines agricoles, eh bien ils existent de moins en moins.
- 2001, 1 million d'agriculteurs. Aujourd'hui, moins de 350 000. Donc le rôle du Salon de l'agriculture, c'est de permettre ces rencontres, ces connexions entre des mondes qui ne se connaissent plus. Oui. Non mais c'est vrai. Et de voir effectivement une vache, un bœuf, effectivement, et puis de voir combien c'est impressionnant. Et le travail qui doit être fait, et l'amour des agriculteurs, des éleveurs pour leurs bêtes, parce qu'ils sont là à les nettoyer, à les brosser, à les câliner en quelque sorte aussi avant le concours.
- Général, Arnaud Lemoyne. Les éleveurs qui viennent au Salon préparent leurs bêtes parfois depuis des années.
- Oui, oui. Vous avez raison. Depuis des années. C'est le travail d'un homme, d'une femme, mais c'est souvent un travail familial.
- Tout le monde est investi. La famille vient à Paris, comme on dit. Vient montrer son travail, ses savoir-faire.
- 62 ans qu'on a des bovins en Salon de l'agriculture et 132 ans de concours général agricole où il y a toujours eu des bovins.
- Oui. Donc c'est un peu historique. Oui. Donc c'est un peu historique.
- Historique cette année est un peu triste. Oui. Non, c'est vrai. Est-ce que les autres filières seront là tout de même ? Moutons, chèvres, cochons, poules, coqs ? Ou alors... Parce que j'ai vu qu'il y avait une petite menace à un moment donné sur d'autres filières.
- Il y a une race de moutons qui, par solidarité, souhaite ne pas venir cette année. Mais l'ensemble des autres races, espèces seront là.
- Oui. Et on est déjà en train d'imaginer des scénarios.
- Pour ce fameux hall... Ah bah oui. Alors comment vous allez l'animer, ce hall 1, où il y avait toujours...
- Quand on arrivait... En plus, on était pris et embarqués par l'odeur, évidemment, quoi. Bien sûr. Bien sûr.
- Qu'est-ce que... Alors je vous rassure, il y aura toujours des odeurs. Il y aura toujours les chèvres, les moutons, les cochons et bien d'autres espèces.
- Non. Évidemment, c'est un coup dur. Donc on est déjà dans la réorganisation pour continuer à doper l'attractivité du salon.
- Oui. Parce qu'il s'agit pas de faire du chiffre et de dire...
- On veut tant de visiteurs. Le salon, c'est autre chose....
Transcription générée par IA