Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
- Il est 7h13, c'est à la une. Que fait-on face à la neige ? Parce que ça devient vite, la pagaille, quand on n'est pas à la montagne.
- Que fait votre commune ? Et que devez-vous faire vous-même aussi ? Est-ce que vous pouvez rester chez vous ou aller au travail ? On a deux invités. On va aborder ces points. Le maire de Franconville, Xavier Melki, qui a pris un arrêté préfectoral interdisant la neige et le verclat dans la ville. C'est original. On va voir ça dans un instant avec lui.
- Et puis sur la question RH, Benoît Serre, qui est spécialiste des questions RH, co-président du cercle Humania également, pour savoir ce que l'on doit faire. Bonjour, Benoît Serre, tout d'abord. Bonjour.
- Bonjour. Est-ce que le salarié peut, par exemple, se mettre en télétravail de lui-même ? Oui, d'abord, parce que vous avez une déclaration du ministère des Transports, donc une déclaration du gouvernement, qui a engagé notamment en Ile-de-France...
- « Le maximum de salariés à télétravailler compte tenu des conditions de circulation. La seule obligation, d'une certaine manière, qui pèse sur le salarié, c'est d'informer ».
- Autrement dit, c'est pas d'auto-déclarer qu'il reste là et pas prévenir. C'est d'informer. Comme la déclaration du ministre et les prévisions météo sont connues depuis hier...
- D'ailleurs, il neige ce matin sur Paris. Il avait tout le temps de prévenir son employeur que, compte tenu des conditions météo prévues, il n'allait pas venir.
- Oui. Bon. Mais alors ça, c'est valable pour quelqu'un.
- C'est valable pour quelqu'un qui a des tâches de bureau ou par informatique. Mais par exemple, c'est le début des soldes aujourd'hui. Une vendeuse ne peut pas se mettre en télétravail.
- Non. Mais par contre, compte tenu des circonstances, elle a la possibilité d'appeler la veille, donc hier ou peut-être ce matin, j'en sais rien, son employeur pour le prévenir qu'elle est dans l'incapacité, dans l'impossibilité de venir. Les gens peuvent pas venir. Ils peuvent pas venir. Alors après, l'employeur, il traite comme il veut.
- C'est-à-dire que soit il accorde la journée, puis on n'en parle plus.
- Soit il considère que c'est un jour de congé qui doit être pris sur le collaborateur. Mais ça, c'est au choix de l'employeur.
- C'est au choix de l'employeur, quoi. Il n'y a pas une règle précise, quoi, en fait.
- Non, non, c'est assez flou, parce que le problème, c'est qu'il faut interpréter l'impossibilité de venir. Dans certains cas, on peut imaginer que des gens...
- Effectivement, si le gouvernement avait pris un véritable arrêté en interdisant les déplacements de Ville de France, le problème serait réglé. Mais c'est pas le cas.
- Donc du coup, c'est à l'employeur de gérer intelligemment les choses. Et vous savez, d'expérience...
- L'employeur gère plutôt généralement intelligemment ces choses-là. Alors l'important de prévenir, juste un dernier point, c'est notamment pour les lieux de production ou les lieux de vente, comme vous dites, pour pouvoir se réorganiser éventuellement avec des collaborateurs qui habitent plus près du lieu de travail.
- Oui. Non, mais complètement. Ça se comprend. C'est assez logique. C'est du bon sens. Mais ce n'est pas toujours évident dans ces conditions.
- Non, non, non. Je pense en fait à des petites entreprises où parfois, ça tient à une ou deux personnes pour ouvrir un commerce.
- C'est sûr que c'est une période compliquée. Ça, c'est évident.
- Oui.
- Aujourd'hui, en plus, on a un nouvel épisode de Crèves-Fort, apparemment.
- C'est vrai que pour une petite entreprise qui a peu de collaborateurs, ça peut gêner son volet de production pendant une journée.
- C'est pour ça que prévenir au-delà de la correction, au-delà du fait que ça vous protège juridiquement, c'est quand même important de manière à voir ce qu'on peut faire, pour une PME notamment, pour faire face à une situation inattendue et qui, heureusement, sera courte durée. Parce que demain, il fait 8 degrés.
- Oui, a priori. Merci, Benoît Serre. Restez en ligne avec nous, parce que, bon, vous allez voir, il y a des décisions parfois aussi assez originales.
- Xavier Melki, vous êtes...
- Vous êtes avec nous. Vous êtes le maire de Franconville, dans le Val-d'Oise. Vous avez pris...
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