Par Patrick Roger avec Leila Zeglil
"Je perds 40 000 euros" : menacée, cette association se retire de la Nuit du Bien commun et pointe l'extrême gauche
Menacée en raison des liens entre les organisateurs de la Nuit du Bien commun et l’extrême droite, une association a dû annuler sa participation
Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
- Il est 7h13. C'est à la une. Une vive polémique autour de la nuit du bien commun qui est prévue ce soir à Bordeaux, comme à Paris la semaine dernière, après Rennes et Nantes. Eh bien il y a cette nuit du bien commun.
- C'est une soirée caritative, caritative pour évidemment recueillir des dons pour des associations.
- Alors ça a été monté par le milliardaire Pierre-Edouard Sterrin, considéré comme extrême droite.
- Les manifestations et les perturbations la semaine dernière, c'était de l'extrême gauche, devant cette salle où ça avait lieu à Paris.
- C'est un peu la même chose qui est prévue ce soir du côté de Bordeaux.
- Du coup, il y a des représentants d'associations qui cèdent un peu à la pression et qui se retirent.
- Par exemple, nous sommes avec Leïla Zeglil, qui est vice-présidente de l'association bordelaise d'épanage, d'extraction...
- qui vient en aide aux enfants malades.
- Bonjour, merci d'être avec nous.
- Bonjour.
- Vous avez décidé de vous retirer de la nuit du bien commun, de cette soirée caritative, où vous vouliez recueillir des dons. Expliquez-nous pourquoi.
- Oui, je devais y aller donc ce soir. J'en suis encore navrée de ne pas pouvoir assister pour récolter 40 000 euros.
- Alors j'aimerais bien que l'extrême gauche me les donne, ces 40 000 euros.
- Alors, il y a eu des menaces par mail, nous disons, de nous retirer d'ici le 21 novembre, sinon il y aurait des menaces au niveau du grand public.
- Alors, est-ce que, comme je dis souvent, c'est associer notre association avec M. Sterrin, voilà, ou nuire à nos donateurs ? Et d'autre part, je n'ai toujours pas compris cette polémique. C'est vrai que M. Sterrin a été le cofondateur du bien commun, mais il n'y est plus, voilà.
- Et les organisateurs de cette nuit du bien commun de ce soir n'est pas du tout, je veux dire, liés à lui et il n'y a aucune connotation politique.
- Oui, mais vous avez quand même, malgré tout, décidé de vous retirer à cause de ces mails de menaces, Leïla Zegui ? Oui, voilà. Le membre du bureau a eu peur et donc j'ai été obligée de me retirer.
- Oui. Bon, donc vous en voulez aux militants qui sèment cette polémique, alors ? Ah ben oui. Et ce soir, on sait bien que ce soir, ils vont manifester. Ça, il ne faut pas rêver.
- Donc ce soir, ça va être une super soirée du bien commun parce qu'il y aura autant de succès que pour Paris, Aix-en-Provence, Rennes et compagnie.
- Et malheureusement, des panagistractions ne pourront pas bénéficier de ces dons des personnes qui viendront ce soir.
- Pour donner. Alors après, moi, je ne comprends pas que nous puissions dire que les donateurs étaient, donc, sont de l'extrême droite. Voilà.
- C'est ça que je n'arrive pas à comprendre.
- C'est plutôt un milieu conservateur et catholique, les gens qui participent à la nuit du bien commun.
- Non, pas nécessairement. Parce que moi, j'ai invité des personnes qui n'étaient pas des personnes...
- Déjà, on ne parle pas de politique quand on récolte des dons.
- Voilà.
- Et moi, je fais des...
- Je fais des entreprises toute l'année. Il y a des tendances politiques. Et ça, ça ne regarde que la personne.
- Donc moi, ce soir, il n'y a pas une salle de personnes qui vont voter Rennes. Voilà. C'est ça qui est triste.
- Est-ce que, Leïla Zeglil, vous avez envoyé un mail aux militants d'extrême gauche qui vous ont menacé pour leur demander, justement, d'organiser quelque chose pour récolter les 40 000 euros en échange ? J'ai eu une personne. J'ai eu une personne de syndicat Solidarité 33.
- Je l'ai eue au téléphone.
- Et je lui ai expliqué que, du fait que je n'y allais pas ce soir, quelle était la solution de leur part de me donner les 40 000 euros.
- Donc j'attends. J'attends.
- Parce que ça met votre association en péril. Ou du moins, ça ne permet pas de mener certains projets.
- C'est ça.
- Voilà. C'est ça. Voilà. En péril, non. Parce que je vais tout faire pour la maintenir hors de l'eau.
- Mais ça permettait d'augmenter les animations dans les...
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