Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
- C'est à la une. Il est 7h12 sur Sud Radio. Il est maintenant interdit de fumer sur les pistes de ski.
- C'est un décret qui est passé inaperçu cet été. Il s'est concrétisé du côté de la mer, des plages, bien sûr.
- Mais maintenant, c'était passé sous les radars pour les domaines scables.
- Et maintenant, cette interdiction de fumer concerne les remontées mécaniques, les files d'attente et les pistes de ski.
- Comment est-ce que l'on appréhende cela dans les stations de ski ? Nous sommes avec Jean-Luc Bocq, maire de la Plagne-Tarentaise dans les Alpes.
- Bonjour, Jean-Luc Bocq.
- Bonjour.
- Bon. Donc vous étiez au courant, comme beaucoup, mais finalement, on n'en parlait pas encore vraiment de cette décision.
- Et c'est hier que, bien évidemment, le directeur de France Montaigne...
- On a reparlé. Qu'en pensez-vous, alors, de cette décision ? Alors cette décision, si ça permet de protéger les gens, si ça permet d'allonger leur vie, si ça leur permet d'éviter de fumer n'importe où, c'est quand même quelque chose de bien.
- C'est la première chose qu'il faut se dire. La santé est d'abord l'aspect principal de la vie.
- On ne peut pas dire autrement. Mais en tout cas, il faut appliquer cela en montagne, tout en rappelant que sur les remontées mécaniques, c'était déjà interdit.
- Oui.
- C'est une nouveauté à ce niveau-là. Par contre, sur les pistes et dans les files d'attente, ça va être extrêmement compliqué à faire appliquer.
- Oui.
- Rappelez que la plagne, c'est 225 km de piste. Donc ça veut dire que vous avez des centaines de kilomètres de possibilité de fumer.
- Si vous gardez vos mégots, vous évitez de les jeter, c'est déjà un grand pas en avant pour la nature et l'environnement.
- Par contre, appliquer cela, ça va être très très compliqué.
- Oui, c'est ça.
- Vous avez participé aux discussions ou pas, non ? Est-ce que vous aviez été sollicité, vous, les maires des stations de ski ? Non, pas du tout sur ce sujet. C'est passé un petit peu, vous l'avez dit, sous les radars. On n'a pas été informés.
- On a appris cela, comme tout le monde, fin juin, que c'était applicable de partout maintenant dans les grands espaces.
- Je rappelle que la montagne est un espace de liberté avant toute chose. Donc ça risque d'être un petit peu compliqué de le faire appliquer.
- Oui, c'est ça.
- Alors maire, comment vous avez prévu de vous organiser ? Vous allez mettre des panneaux un petit peu sur les pistes, mettre quelques employés municipaux pour aller verbaliser ou pas ? Alors déjà, ça n'est pas verbalisable dans un premier temps. C'est-à-dire qu'il faut déjà éduquer et il faut apprendre aux gens que c'est devenu interdit.
- Parce que comme nous, ils ne le savent pas. Et comme nous, il va falloir un petit peu de temps pour qu'ils l'apprennent. C'est logique.
- Donc la première des choses, c'est du civisme vis-à-vis des endroits, des interdictions qui sont aujourd'hui dans la loi.
- Mais il va falloir du temps pour que ce soit réellement appliqué. Et surtout, je ne crois pas du tout à la répression. Il faut beaucoup plus d'informations.
- Et c'est dans ce cadre-là avec France Montagne qu'on a décidé d'une campagne entre guillemets dite « humoristique », parce que l'humour fait tout passer en règle générale.
- Ah bon ? Alors c'est quoi votre campagne humoristique, Jean-Luc Bocq ? Je vais vous en donner deux des slogans. C'est « la vue vous coupe assez le souffle comme ça », « la montagne, ça vous gagne », et « augmentez votre temps de ski ».
- Donc vous voyez, c'est fait avec un petit peu d'humour, c'est fait avec un petit peu de compréhension. Et c'est surtout à destination des uns et des autres.
- Parce que quand vous êtes fumeur, vous ne voyez pas la gêne que vous pouvez occasionner aux non-fumeurs. Mais dans un espace de liberté, dans un espace aussi immense que la montagne française, et principalement les stations, ça va être compliqué d'expliquer aux gens que cette liberté, ils ne l'ont plus.
- Oui, bien sûr. Ils jettent les fumeurs leur mégot un peu partout. Est-ce que...
Transcription générée par IA