Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
- Il est 7h13, c'est à la une ce matin. Le commerce français, les principales fédérations du commerce de l'industrie ainsi qu'une centaine de marques ont décidé de mener une action judiciaire d'ampleur inédite.
- C'est du jamais vu contre Chine, notamment, et les plateformes, bien sûr.
- Nous sommes avec Yohann Pétiot, directeur général de l'Alliance du Commerce. Bonjour.
- Bonjour, Patrick Roger.
- Pourquoi avoir donc mené cette action en justice ? Expliquez-nous. C'est contre Chine, principalement, la plateforme chinoise ? Oui, c'est contre Chine. Et pourquoi ? C'est simple. C'est parce que ça fait 5 ans maintenant que nous, mais comme les 12 fédérations professionnelles, alertons les pouvoirs publics sur le manquement aux règles massives faits par la plateforme chine. Et donc, depuis 5 ans, malheureusement, on a été assez peu entendus.
- Et donc aujourd'hui, on passe du droit d'alerte à l'action. Et c'est l'action en justice pour demander quoi ? Demander au juge de reconnaître la concurrence déloyale faite par la plateforme chine depuis maintenant plusieurs années, sur ses 5 dernières années.
- Alors c'est quoi, cette concurrence déloyale ? Parce qu'il y a... Pardonnez-moi, mais il y a beaucoup de sites qui...
- Quand on va acheter, en fait, en ligne... Bien sûr, vous avez raison.
- Oui. Vous avez raison. Mais sur Chine, elle a été actée et condamnée par les autorités françaises et européennes.
- Comment ça se passe ? Je vais vous le résumer assez facilement. D'abord, Chine a acquis sa clientèle de manière totalement illégale en violant les règles de protection des données personnelles de ses clients. Ça a été sanctionné par la CNIL au mois de septembre.
- Ensuite, elle a envoyé à ses millions de clients des publicités mensongères. Ça, ça a été condamné par la DGCCRF au mois de juillet.
- Ça veut dire quoi, très concrètement ? 9 annonces de réduction de prix, 9 offres promotionnelles sur le site de Chine sur 10 étaient fausses.
- Ah ouais ? Voire même, lorsque le client pensait payer...
- En réalité, il payait plus cher. Donc il y a ces publicités mensongères, trompeuses. Et puis ensuite, il y a la distribution de produits dangereux et non conformes à nos règles qui a encore été prouvée par les récents contrôles menés par le gouvernement la semaine dernière. C'est 8 produits sur 10 qui ne respectent pas nos règles, voire qui sont dangereux pour le consommateur. Oui. Donc, bon, vous demandez des dommages d'intérêt. Vous demandez quoi ? Oui. On demande aux juges qu'ils reconnaissent qu'il y a eu concurrence déloyale sur ces 5 dernières années de la Chine.
- Oui. De la part de Chine et qu'ils l'indemnisent, les entreprises qui sont parties à l'action, du préjudice qu'elles ont subi sur ces 5 dernières années.
- Oui. Mais beaucoup de Français aiment Chine parce que c'est des millions de personnes qui achètent, évidemment, sur cette plateforme parce qu'ils disent qu'ils ne peuvent pas acheter autrement, notamment du neuf ou à des prix qui sont trop élevés pour eux. Qu'est-ce que vous leur répondez à ces Français ? Entendons bien. Nous, nous ne sommes pas là pour culpabiliser le consommateur. C'est pas notre message. Et d'ailleurs, le consommateur n'est pas le mieux à même de constater une concurrence déloyale de la part de ces plateformes qui sont très malignes parce qu'elles introduisent une forme d'addiction pour le consommateur à l'achat à travers une pression à l'achat des jeux, du gaming.
- Donc nous, ce qu'on dit aux consommateurs, c'est déjà d'essayer d'être mieux informés avant l'achat. Mais on ne cherche pas à les culpabiliser.
- Et surtout, on leur dit que nous avons en France des acteurs qui respectent les règles et qui ont à cœur de proposer des produits qui soient accessibles en termes de pouvoir d'achat.
- Oui. C'est ça.
- Je pourrais citer plusieurs, mais je pourrais citer Kiyabi, Gémeaux, La Halle. Il y en a plein. Il y en a des Français, il y en a des Européens, il y en a des internationaux qui s'efforcent de respecter les règles et qui ont des prix qui sont accessibles. Proposer des prix à tarifs cassés ne doit pas justifier le manquement à nos règles.
- Mais est-ce que,...
Transcription générée par IA