Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
- Il est 7h12, c'est à la une, le congrès des maires. Et les maires qui sont porte de Versailles, et certains nous y seront d'ailleurs avec Jean-François Aquili qui recevra tout à l'heure David Lissnard, le maire de Montpellier également, et puis beaucoup d'autres sur le salon des buralistes.
- Et moi ce matin, je reçois le maire de Coudes, c'est dans le Puy-de-Dôme, c'est au sud du Puy-de-Dôme, à côté d'Issouard.
- Donc Loris Lemarec, bonjour. Bonjour à vous.
- Merci d'être avec nous, parce que vous êtes là pour illustrer finalement parfois le quotidien d'un maire qui doit répondre pour un oui, pour un non, et parfois qui doit faire face au mécontentement des habitants, comme là par exemple où vous avez été agressé, vous allez nous raconter bien sûr.
- Pour la fermeture d'un pont, d'un pont de l'Allier, on vous a agressé. Oui.
- Tout à fait. Enfin même si je ne suis pas là pour décrire totalement cette...
- Non, mais quand même, dites-nous en fait en deux mots.
- Voilà. Tout simplement, on a été obligé de fermer un pont, le pont suspendu sur l'Allier, qui est une image de notre patrimoine tout simplement parce qu'il présentait des dangers pour la circulation piétonne et que ça nous a été imposé par la préfecture.
- Et effectivement, un citoyen mécontent, fortement alcoolisé, s'en est servi pour agresser...
- Il a agressé verbalement le maire, mais aussi les employés municipaux, ça je tiens vraiment à le dire, parce qu'ils sont partie prenante de ces faits. Voilà.
- Bon, il a été condamné en comparution immédiate.
- Tout à fait. Tout à fait. Donc il a été condamné lundi. Et pour moi...
- 18 mois de prison dont 6 fermes, quoi. En fait, ouais.
- Tout à fait.
- Parce que c'est aussi... C'était une volonté probablement de la justice de montrer en fait qu'on ne doit pas s'attaquer en fait à des élus, des représentants en fait de la République, non ? C'est vrai que je pense qu'en plus...
- Avec le congrès des maires qui s'annonçait, on est un peu la tête de gondole des médias ces derniers jours.
- Et il y a une envie peut-être d'aller vite et effectivement de sanctionner ce genre d'outrage fait aux élus.
- Mais derrière ces élus, il y a d'autres personnes qui sont les fonctionnaires territoriaux, qui eux aussi ont été blessés et dont on ne parle pas.
- Et c'est bien dommage, parce que dans toutes les interviews que j'ai pu donner depuis, à chaque fois, je parle d'eux, et ils ne ressortent jamais.
- Donc c'est pour ça que je profite aussi de ce direct pour les évoquer.
- Vous avez raison. Mais ce qui est difficile en fait aujourd'hui, c'est de convaincre les uns et les autres, les habitants, pourquoi on fait telle chose, etc. Non, c'est... C'est ce qui est complexe, quoi.
- On réagit de plus en plus avec parfois de la violence, quoi.
- Ça arrive. Ça arrive. Alors déjà, nous, il nous faut faire preuve de pédagogie.
- Des fois, face à des individus qui ne souhaitent pas faire preuve de pédagogie eux-mêmes.
- Et donc, ça peut être compliqué. Or, sur Côte, ça se passe relativement bien.
- Là, c'est un cas totalement isolé. On ne peut pas en faire une généralité dans mon village, qui est plutôt un village sympathique, où la concorde règne. Voilà.
- Mais c'est vrai qu'à discuter... Parce que je suis aussi un peu là en tant que porte-parole de tous les élus.
- Bien sûr. Des élus, des petites communes, en fait, comme ça, qui sont en contact direct avec la population.
- En 2024, il y a eu 2 501 procédures pour des atteintes comme ça aux élus. Dans le Puy-de-Dôme, il y en a eu 37.
- Déjà grand. Et donc, c'est vrai que quand on discute entre nous, on est souvent confrontés à la mauvaise volonté de comprendre nos citoyens sur des sujets qui peuvent être divers et variés, urbanisme.
- Et on a des fois des comportements à la limite de l'insulte. Mais c'est pas notre quotidien quand même.
- Oui, oui. Généralement, 95% des personnes, ça se passe très très bien.
- Oui, ça se passe très bien. Mais est-ce...
Transcription générée par IA