Retranscription des premières minutes :
- « Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger. » Il est 7h13, c'est à la une. Près de 200 restaurants ont fermé cette année à Clermont-Ferrand et dans le Puy-de-Dôme.
- Pourquoi ? Nous sommes avec Grégory Faverdin qui est président de l'UMI 63, le syndicat local de l'hôtellerie et restauration.
- On entend les verres et les assiettes autour de vous, mon cher Grégory Faverdin. Bonjour.
- Bonjour à vous. Merci de votre accueil. Vous pouvez pas mieux dire. Déjà en boutique, les tiramisu en cours de fabrication, on y est. On y est.
- Ah bah déjà. À cette heure-ci. Bon. Dites-nous pourquoi il y a eu autant de restaurants qui ferment. Ça m'a choqué, frappé quand même dans le Puy-de-Dôme cette année.
- Absolument. Et je vous confirme que quand j'ai eu cette information, pareil, même état de choc et surprenant de voir que finalement toute une corporation se retrouve en difficulté. Et vous faites bien de le préciser. Il faut regarder clairement. Mais c'est aussi à l'échelle départementale avec différentes raisons.
- Vous avez des fins d'activité. On est une grosse métropole installée sur un territoire rural. Et vous avez quand même certains établissements qui, en ruralité, ne sont pas repris. Et ça, c'est vraiment aussi des sujets que nous portons à l'échelle nationale pour justement dynamiser et encourager des repreneurs sur les territoires ruraux.
- Oui. Mais avant, il y avait des reprises. Et puis il y a des endroits où il y a quand même des reprises de restaurants.
- Mais pourquoi, là, c'est plus difficile ? Il y en a qui baissent leur rideau. C'est quoi, les prix, les charges, moins de clients ? Alors en fait, c'est un ensemble. Et je crois qu'il faut regarder ça de manière très holistique. Et aussi à l'échelle de Clermont-Ferrand, qui, depuis 3 ans, subit entre guillemets, on va dire, et même si on en voit la fin des travaux considérables. Le visage de Clermont est en train de changer profondément dans une circulation qui a été complètement remaniée. Et quand vous avez des difficultés à accéder au centre-ville de Clermont, eh bien finalement, vous avez d'autres envies.
- Vous prenez le temps d'une fois. La deuxième, vous dites « Je fais autrement ». Donc il y a cet aspect-là. Et depuis le mois de juillet, on a pu voir sur Clermont-Ferrand une accélération de l'insécurité. Et les pouvoirs publics, ils se sont emparés de la chose aussi. Donc quand vous parlez régulièrement de meurtre ou en tout cas d'assassinat dans les rues de Clermont le soir ou la nuit, eh bien ça ne donne pas envie. Donc il y a cette crainte qui s'est installée. Et donc voilà, c'est plusieurs paramètres qui font que c'est devenu très difficile. Et gardons à l'esprit aussi que Clermont-Ferrand fait partie de ces villes, au même titre que Bordeaux, qui ont le plus d'établissements de restauration par rapport à leur nombre d'habitants. Donc il y a une grosse densité. Donc mécaniquement, eh bien une déperdition peut-être tout à fait malheureuse de restaurants qui ferment.
- Oui. Alors...
- Que faire face à ça ? Et notamment l'insécurité. Je crois que vous avez lancé un pacte avec la police et la ville pour essayer d'assurer la sécurité dans le cœur de ville, Grégory Faberbin.
- Exactement. Exactement. Tout à fait. L'objectif, il est de faire front commun. On constate une problématique. Et les enjeux, nous, ils sont commerciaux.
- Les enjeux au niveau de la préfecture et de la mairie, ils sont de sécurité publique. Faisons front commun. Apportons des vraies propositions.
- Oui. Et puis peut-être, évidemment, sur le recrutement, je sais que parfois, certains restaurateurs me disent « Je ne sais pas si je vais rester ouvert parce que j'ai du mal à recruter ». Est-ce que c'est le cas également ? C'est le cas également chez vous et dans le Puy-de-Dôme et du côté de Carmon.
- Ça, c'est une problématique qui est parfaitement nationale. Et en l'occurrence, on voit qu'il y a quand même des établissements qui font force de propositions pour leurs collaborateurs pour garder les talents dans leur structure.
- Et donc ça passe par différents leviers. Et on se rend compte que parfois, l'aspect...
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