Retranscription des premières minutes :
- 14h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
- Bonjour à tous, nous allons passer ces deux heures ensemble sur Sud Radio et nous allons aborder un sujet assez tabou, dont on parle très peu.
- C'est la fameuse différence de taille des sexes, qui est rarement abordée.
- Je dirais même que c'est un sujet qui ne se parle même pas entre partenaires.
- Et j'ai remarqué que bien des sexothérapeutes prétendent que de toute façon, le vagin s'adapte à tout.
- Alors oui, certes, un nourrisson passe par là, mais ce n'est peut-être pas une partie de plaisir.
- Le sexe, l'amour, la sexualité, c'est quand même a priori là pour faire du bien.
- Alors oui, il y a des très gros pénis qui font mal, comme il y a des vagins trop larges qui ne permettent pas des sensations formidables pour certains hommes.
- Et d'ailleurs, mais ça, je ne le dirai pas.
- Pour certains hommes, c'est pour ça qu'ils ont envie de sodomie, pour sentir quelque chose.
- Mais ça, je n'ai rien dit.
- En tout cas, c'est un sujet très délicat que nous allons aborder en compagnie de Philippe Renaud, qui est d'abord sexologue, mais qui est également psychiatre et anthropologue.
- Et compte tenu de ce sujet, ça a peut-être son importance.
- En tout cas, il y a un endroit où on en parle, c'est dans le Kamasutra.
- Le sujet est abordé d'une manière très claire.
- Il considère qu'il faut trouver la taille qui correspond à sa taille.
- Et le Kamasutra définit qu'il y a trois tailles.
- Très gros, les moyens et les petits, aussi bien pour les pénis que les vagins.
- Donc, ça s'emboîte bien ou ça ne s'emboîte pas bien.
- Heureusement, il y a quand même des solutions pour pallier ces différences de taille.
- Et c'est ce dont on va parler.
- Et puis, parfois, il y a des impossibilités.
- Et je crois qu'il faut aussi en parler.
- Et donc, on compte sur vous pour oser aborder ce sujet.
- Vous nous appelez au 0826 300 300.
- Ou si vous n'osez vraiment pas en parler, vous envoyez un SMS.
- Vous envoyez Brigitte au 72018.
- Philippe Renaud, merci d'être avec nous. Bonjour.
- Bonjour Brigitte et bonjour tout le monde.
- C'est vrai que c'est un sujet dont on ne parle pas.
- Dont on ne parle pas.
- Donc, il n'y a pratiquement pas d'article scientifique dessus.
- Il y a eu des écrits un petit peu anciens.
- Et qui est même... Il y a même un tabou.
- Parce qu'on va en parler.
- Ça viendrait... Alors, on ne dit plus le terme de race.
- C'est un terme qu'en anthropologie, qu'on a abandonné dans l'après-seconde guerre mondiale.
- Après, quand même, des choses terribles.
- Des faits, des conceptions raciales.
- On va parler de population.
- Et c'est vrai qu'on va voir qu'il y a des différences.
- Mais alors, les études sur la comparaison des populations.
- Donc auparavant, on disait de race.
- Elles sont totalement interdites dans le domaine de la biologie, de l'anatomie, et ainsi de suite.
- Je dirais que par extension, c'est presque comme les études des différences hommes-femmes.
- Qui ne sont...
- Qui ont été...
- Elles ne sont pas quasiment interdites.
- Mais vous ne voyez aucune publication.
- Parce que ça serait à aller contre l'idée que les hommes et les femmes seraient assez égaux.
- Eh bien non.
- Et c'est fou parce que sous prétexte de ne pas faire de discrimination, on oublie finalement de dire des choses importantes qui peuvent aider les gens à accepter leur différence.
- Parce que finalement, le problème, il est juste soit ça colle quand même, soit ça ne va pas.
- Et à ce moment-là, reconnaissons que ça ne va pas plutôt que de souffrir.
- Moi, je vais raconter une anecdote.
- Personnelle, j'ai tourné un film en Thaïlande et aux Philippines.
- Et aux Philippines, il y avait une grande séquence où on était dans un grand bain.
- Et il y avait énormément de femmes et d'hommes à poil, des Philippines et des Philippines.
- Et sincèrement, je n'ai jamais vu autant...
- Alors certes, c'était auto-repos, mais enfin quand même.
- Jamais vu autant de micro-pénis que ce jour-là.
- Alors bon, c'est peut-être une coïncidence.
- Je n'en déduis rien.
- Pas du tout, c'est une réalité dont on parlera, je vous...
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