Retranscription des premières minutes :
- Bonjour à tous, nous allons passer ces deux heures ensemble sur Sud Radio.
- Est-ce que les applis vont tuer l'amour ? En tout cas, je crois que rien ne peut tuer l'amour, mais il est vrai que les nouvelles technologies, ça change beaucoup nos relations humaines et il me semble qu'elles touchent surtout les jeunes générations.
- Pour mieux comprendre comment ces jeunes abordent la relation affective, je suis en compagnie de Maxence Karsana qui a écrit sur cette fameuse génération Z et sur l'amour.
- On donnera également après 15 heures la parole à Baptiste Decombe qui étudie notamment le numérique qui consume notre existence et forcément nos liens aux autres.
- Néanmoins, je n'ai pas envie d'être pessimiste parce que je crois que le couple a encore de l'avenir.
- J'aime à dire qu'il est le moins pire des systèmes parce qu'à deux, on est souvent plus fort.
- Vivre seul, ce n'est pas si simple.
- Notamment pour les personnes fragiles et en effet, celles-là vont peut-être plus encore se réfugier avec l'IA.
- Alors, qu'est-ce que vous en pensez ? Comment vous réagissez ? Comment réagissent vos enfants peut-être ? Parce que vous avez peut-être des enfants qui ont 18-20 ans.
- Eh bien, vous nous appelez au 0 826 300 300 ou vous envoyez un SMS en envoyant Brigitte au 720 18.
- Merci d'être avec nous Maxence Karsana.
- Vous avez écrit un livre justement sur la génération Z, homme-femme.
- Sortir des idées toxiques.
- C'était aux éditions Salvador.
- Et dans ce livre, vous faisiez un constat à la fois un peu pessimiste mais en même temps un peu optimiste quand même.
- C'est-à-dire que ce qui est en train d'évoluer, en fait, c'est le modèle du couple.
- Mais ce n'est pas tellement la disparition du couple en tant que tel.
- Donc de l'amour.
- Non, l'amour, effectivement, va perdurer.
- Il reste une demande forte.
- La question qu'il faut se poser, c'est quelle forme est-ce qu'il va prendre ? Et il y en a...
- Enfin, ma génération, en tout cas, a grandi peut-être avec l'idée qu'on allait peut-être pouvoir aisément transposer l'ancien modèle dans le nouveau monde.
- Et on s'est rendu compte sur le chemin que c'était un peu plus compliqué que ça.
- Et que lorsque l'on s'intéresse un petit peu aux données, globalement, ce qu'on voit, c'est que le couple ne disparaît pas.
- Mais il se stabilise à peu près dix ans plus tard que ce qui se faisait par le passé.
- Ce qui n'est peut-être pas plus mal.
- Parce que je pense qu'à 20 ans, on est moins à même de choisir le ou la partenaire qui nous convient bien qu'à 30 ans.
- Alors, si on retient les leçons...
- Au fond de nos expériences, oui.
- Ce qui n'est pas forcément le cas pour nous.
- C'est vrai, c'est vrai.
- Je suis une éternelle optimiste, vous savez.
- Ça se reflète effectivement dans le mariage qui, en fait, va de mieux en mieux.
- Parce qu'en fait, les personnes qui s'engagent jusqu'au chemin du mariage sont des personnes qui, aujourd'hui, ont beaucoup plus pensé le projet en amont.
- Ils sont aussi beaucoup moins nombreux.
- Donc, de fait, ça devient une institution un peu plus élitiste.
- Et en fait, quand vous regardez...
- Je pense que la culture va changer de regard d'ici cinq ans sur cette question.
- On le voit déjà un petit peu avec le boom de l'industrie.
- L'industrie des mariages.
- Et ça va devenir un symbole de réussite, en fait.
- C'est-à-dire que le mariage n'est plus un engagement de deux personnes qui doivent faire leur vie ensemble en partant de rien du tout.
- L'idée, c'est le couronnement d'une vie déjà compliquée.
- Quand notre vie professionnelle va bien, quand on va bien, enfin, on trouve l'élu.
- On se sent enfin prêt une fois qu'on a réussi tout le cas.
- Et du coup, on réussit un beau mariage.
- Mais en même temps, c'est peut-être plutôt une bonne nouvelle.
- Parce que finalement, se marier, parce qu'en tant que femme, on ne travaille pas.
- Et qu'il faut trouver quelqu'un qui va pouvoir entretenir la famille.
- Le cas d'il y a 50 ans, ce n'était pas forcément...
- Et puis, on avait toutes les chances de ne pas tomber sur le bon.
-...
Transcription générée par IA