Retranscription des premières minutes :
- 14h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
- Sous-titrage ST' 501 C'est Christian Jamin, bien sûr, notre gynécologue préféré qui me tient compagnie et qui pourra donc nous donner toutes les informations.
- Alors, si vous avez envie de témoigner, si vous avez des questions à lui poser, vous nous appelez au 0 826 300 300.
- Vous pouvez bien sûr aussi réagir en envoyant un SMS.
- Vous envoyez Brigitte au 7 20 18.
- Merci d'être avec nous, Christian Jamin.
- Oui, le cancer du sein, je suppose que vous, sans cesse, vous donnez une ordonnance pour que la femme aille faire sa mammographie.
- C'est très important parce que ça permet de déceler un cancer très tôt, en quelque sorte.
- Oui, bien sûr, la mammographie systématique, normalement, est rentrée dans les mœurs en France.
- Je rappelle qu'elle est gratuite de 50 à 74 ans, si mes souvenirs sont exacts.
- Mais alors, la grande erreur, monstrueuse erreur, c'est que tout le monde est persuadé qu'après 74 ans...
- Si on ne vous offre plus la mammographie, c'est que vous ne risquez plus rien.
- Ce qui est archi faux, c'est-à-dire qu'il y a une grosse partie de la mortalité par cancer du sein qui est chez des femmes très âgées, qui, justement, ont arrêté le dépistage.
- Donc, il faut absolument mettre dans la tête de chaque personne qui nous écoute que ce n'est pas parce que ça redevient un examen banal au plan financier, 74 ans, qu'il faut arrêter.
- Car il est quand même absurde, c'est toujours absurde de mourir, mais de mourir d'un cancer du sein sous prétexte qu'on croyait que ça ne pouvait plus arriver.
- Que ça ne pouvait plus nous arriver, bien sûr.
- Donc, la mammographie, évidemment, aujourd'hui, vous l'avez dit, ça rentre un peu dans les mœurs.
- Et pourtant, il y a encore beaucoup de femmes qui passent outre, comme si, par négligence, en quelque sorte, le plus souvent.
- Alors, oui, il y a énormément de femmes qui ne font pas ces examens-là.
- Ou alors qui attendent et puis qui le font trois ans après.
- Parce que c'est tous les deux ans, c'est bien ça.
- Alors, oui, le rythme en France, c'est tous les deux ans.
- Ce qui vous paraît bien ? Ce n'est pas moi, c'est les statistiques.
- Moi, je crois à ce qu'on me dit.
- Donc, ni trop, ni trop peu.
- Pourquoi ni trop, ni trop peu ? Parce que trop, c'est trop tôt et trop souvent.
- Et que...
- Une radio, ça irradie les seins, un petit peu.
- Et donc, le meilleur rapport de bénéfice-risque, c'est tous les deux ans, et de 50 à 74 ans.
- Ou même, probablement, au-delà.
- Mais ça, c'est plus d'un problème de rayon, c'est un problème d'argent.
- Et donc, oui, pas trop, mais pas trop tôt non plus.
- Parce que, de voir des radios...
- Alors, sauf dans des cas très particuliers, quand on a des cancers dans la famille, quand on a...
- C'est des cancers jeunes, etc.
- Là, oui, on peut faire abstraction de ces dates.
- Mais, alors, ça dépend des pays.
- Alors, il y a ce qui est remboursé, 50-74, et les recommandations qui varient d'un pays à l'autre.
- Et donc, dans la majorité...
- Dans un grand nombre de pays, dans un grand nombre de pays, on commence à 40 ans.
- Et, en France, on commence un peu plus tard.
- Les Américains, qui étaient à 45 ans, je crois, il y a encore deux ans, maintenant, viennent de passer à 40 ans.
- Et ça vous paraît mieux ? Oui.
- Oui.
- Les femmes sont plus jeunes, sont plus touchées qu'avant.
- Ça vient de quoi ? Plus touchées qu'avant, peut-être pas, mais peut-être que les statistiques évoluent.
- Alors, d'où vient le cancer du sein ? Ça, c'est une vaste question.
- Non, mais, de toute façon, la question du cancer, elle est très vaste.
- Mais, je sais que vous avez avancé, Christian Jamin.
- Donc, si vous pouvez nous donner quelques petites infos.
- Alors, bon, c'est des informations personnelles, parce que c'est mon travail.
- C'est que le cancer du sein, bien sûr, il y a ce qui est familial.
- Bien sûr, il y a tous les facteurs de risque qui sont liés à la natalité.
- C'est-à-dire que plus on...
Transcription générée par IA