Retranscription des premières minutes :
- « 14h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio. » Bonjour à tous, nous allons passer deux heures ensemble sur Sud Radio.
- Alors, on va parler des seniors et de leur sexualité.
- Pendant très longtemps, la société imaginait que les seniors n'avaient plus besoin de sexualité.
- C'était d'ailleurs assez mal vu, les hommes, on les appelait des vieux encore verts.
- Quant aux femmes, c'était des vieilles dames indignes, bien sûr.
- Alors, heureusement, le tabou est tombé.
- Néanmoins, ça ne signifie pas pour autant que la sexualité des gens reste identique au fur et à mesure qu'on vieillit.
- D'abord, très souvent, la libido va diminuer un peu, même si ça dépend beaucoup des personnes et des expériences.
- Et puis enfin, il faut savoir s'adapter.
- Alors, comment et pourquoi ? C'est ce que nous allons voir avec Bruno Martin qui est avec nous durant ces deux heures.
- On va surtout essayer de voir en quoi la ménopause change les relations sexuelles des femmes.
- Et on va voir aussi si...
- Si les hommes connaissent tous l'andropause et comment ça se manifeste chez eux.
- On verra aussi comment transformer sa sexualité sans en perdre toute sa saveur.
- Voilà quelques questions auxquelles nous allons répondre.
- Mais vous en avez certainement beaucoup d'autres à nous poser.
- Donc, composez le 0 826 300 300.
- Vous pouvez évidemment aussi envoyer un SMS.
- Vous envoyez Brigitte au 7 20 18.
- Bruno Martin, beaucoup de choses à dire.
- Ah oui, énormément.
- Merci.
- Non, excusez-moi.
- D'abord, bonjour.
- Merci d'être avec nous.
- Vous êtes psychosomaticien.
- Vous avez beaucoup travaillé aussi sur l'éjaculation précoce.
- On vous retrouve d'ailleurs sur éjaculation-précoce.net.
- Vous êtes l'auteur de ce magnifique livre.
- Pourquoi les femmes aiment et les hommes désirent.
- C'est aux éditions Alba Michel.
- Et ma première question, justement, est-ce qu'au fil des années, c'est toujours aussi caricatural ? C'est toujours les femmes qui aiment et les hommes qui désirent.
- C'est toujours les femmes qui aiment et les hommes qui désirent.
- Ou est-ce que ça se rejoint un petit peu mieux ? Et ce serait peut-être la seule bonne nouvelle de la sexualité des seniors.
- Ah, je crois que les grandes tendances ont la vie dure.
- Franchement, lors des consultations, je constate toujours ce stéréotype, voire cet archétype.
- Parce que c'est vraiment inscrit dans l'humanité où les hommes ont tendance à désirer et avoir un accès...
- Un petit peu avant le cœur, si on veut simplifier.
- Et des convoitises d'abord faites autour de quelque chose d'assez primaire.
- Et puis, les femmes ont toujours cette attente d'un avenir, d'un sentiment, d'un contexte.
- Et moi, j'ai beau voir les années passer, je trouve que les grandes tendances restent un petit peu très, très, très ancrées.
- Si c'est biologique, il y a peu de chances que ça change.
- C'est toujours la même question.
- Si c'est culturel, oui, ça va bouger.
- Puisqu'aujourd'hui, on voit bien à quel point les jeunes essayent de se retrouver avec les mêmes critères.
- Mais s'il y a une dimension biologique, et je sais que vous travaillez beaucoup sur tout ce qui est biologiste, scientifique, etc.
- Si vous pensez que c'est surtout biologique, il n'y a pas de raison que ça change, en fait.
- Alors, il y a une double influence, on ne peut pas le nier.
- Mais c'est la grande bagarre, d'ailleurs, entre les tenants du biologique et les tenants de tout...
- De tout culturel et de tout psychologique.
- Franchement, il y a un équilibre entre les deux.
- On a essayé de le calculer.
- Personne n'arrive à vraiment des conclusions.
- Mais moi, je suis persuadé qu'en tant que bon vieux mammifère, les humains ont encore des anciens réflexes qui nous donnent des comportements un peu typiques, qu'on soit homme ou qu'on soit femme.
- Oui, mais de toute façon, il y a nos hormones.
- On n'a pas les mêmes messagers, de toute façon, dans le corps.
- C'est certain.
- On sait très bien que...
- C'est certain.
- L'homme est bourré de testostérone.
- C'est d'ailleurs le problème.
- Quand elle baisse...
- Aussi, ça peut faire partie des problèmes.
- Et puis, on n'a pas du tout les mêmes attentes, les mêmes compétences et les mêmes capacités, qu'on soit homme ou femme, enfin, du genre, même si les tenants du tout culturel vous diront...
Transcription générée par IA